Le budget vertigineux de l'Etat à l'épreuve de la pandémie

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Le solde budgétaire de l'Etat, qui exclut les comptes des administrations de sécurité sociale et ceux des collectivités locales, s'est creusé d'environ 85 milliards d'euros en 2020 par rapport au déficit anticipé.
Le solde budgétaire de l'Etat, qui exclut les comptes des administrations de sécurité sociale et ceux des collectivités locales, s'est creusé d'environ 85 milliards d'euros en 2020 par rapport au déficit anticipé. (Crédits : Benoit Tessier)
Le déficit de l'Etat, qui ne comprend ni les dépenses de protection sociale ni celles des collectivités locales, s'est creusé de 85 milliards d'euros l'année dernière à 178 milliards contre 93 milliards initialement prévus.

Les chiffres de la crise donnent le tournis. Après une discussion en conseil des ministres, Bruno Le Maire et Olivier Dussopt ont présenté ce mercredi après-midi en commission des finances de l'Assemblée nationale l'exécution du budget de l'Etat pour 2020. « L'année 2020 a été particulièrement chahutée par rapport aux lois de finances initiales. Le contexte sanitaire et économique a mis à bas l'édifice de nos prévisions. Tout est chamboulé du côté des recettes et des dépenses. C'est une année extrêmement atypique » explique l'entourage des deux ministres. Dans les couloirs de Bercy, les modèles de prévision ont été complètement bouleversés par la nature, l'ampleur et la durée de cette crise.

Solde budgétaire inédit depuis la Seconde guerre mondiale

Le solde budgétaire de l'Etat, qui exclut les comptes des administrations de sécurité sociale et ceux des collectivités locales, s'est creusé d'environ 85 milliards d'euros en 2020 par rapport au déficit anticipé. « Le solde initialement prévu était de -93 milliards d'euros à la fin de l'année 2019. Il est finalement de -178 milliards à fin 2020, c'est un solde inédit depuis la Seconde guerre mondiale » ajoute Bercy. Face à la montée de la maladie au printemps, le gouvernement avait...

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Commentaires
a écrit le 21/01/2021 à 9:01 :
Lorsque je regarde les autres pays ils ne sont pas beaucoup mieux mais ce n'est pas une raison, ce système est devenu complètement fou et je le crains incontrôlable.. Nous avons créé une mondialisation des échanges sans nous préoccuper des effets pervers engendrés par cette évolution... Au boulot les Élus..
a écrit le 21/01/2021 à 8:32 :
j'aurais plutot titré ' les gabegies a l'epreuve du bon vouloir de la BCE'
quand faudra rembourser, les impots vont pleuvoir
a partir de 2022, car Lemaire a dit ' avec Lemaire les impots ne vont pas augmenter'
a écrit le 21/01/2021 à 8:28 :
Il serait temps de faire penser à faire rentrer de l'argent frais dans les caisses, le consrtium européen financier empêche toute initiative publique il est là le principale problème.

Vite un frexit.
a écrit le 20/01/2021 à 19:42 :
Nous pouvons continuer à blâmer le gouvernement ou le président mais en fin de compte nous devrions nous blâmer nous même. Car nous refusons de voir que nul y compris l'état ne peut vivre indéfiniment au dessus de ses moyens. Il n'y a aucune chance qu'un prochain candidat qui promet de serrer la vis et d'équilibrer le budget soit élu. Or il n'y a que 2 moyens pour équilibrer le budget , soit augmenter les taxes et impôts , soit diminuer les dépenses. Hors Covid ( qui est exceptionnel et qui requiert des moyens exceptionnels), nous avons un déficit annuel de 100 Milliards d'Euros qui va s'empiler sur le stock de dettes de 2400 Milliards accumulées depuis 40 ans. On voit bien que l'enjeu n'est pas les 4 milliards de l'ISF comme veulent faire croire certains, car même avec l'ISF, il faudrait trouver encore 96 Milliards. Rappelons que les dépenses publiques sont de 1340 Milliards d'Euros et qu'à l'intérieur de cette somme, 800 Milliards sont des dépenses sociales. Les dettes covid seront peut être monétisés par la BCE, mais pas les 2400 milliards qui nous coûtent 45 milliards d'intérêts tous les ans.
Réponse de le 20/01/2021 à 23:03 :
@Tototiti: Il existe une autre solution qu'appliquent les pays vertueux: l'encouragement à la hausse de l'activité des entreprises, qui aurait plusieurs résultats bénéfiques pour tout le monde; pour cela, il faudrait baisser la taxation des entreprises, ce qui favoriserait l'investissement et l'emploi: le budget de l'Etat ne s'en porterait que mieux, car ce qu'il perdrait d'une main, il le retrouverait de l'autre... avec un décalage , bien sûr, mais cela n'est-il pas dans la nature d'un investissement?
a écrit le 20/01/2021 à 19:34 :
Ce qui nous fait la modique somme de 4 325 000 € le mort.
Je sais bien qu'une vie n'a en principe pas de prix... mais là, ça commence à piquer un peu.
A moins que "quoi qu'il en coûte" ne coûte rien. M'étonnerait !
Réponse de le 21/01/2021 à 14:50 :
Le chiffre que vous annoncez fait sensation et c'est pour cela qu'il m'a interpellé. On m'a toujours appris qu'il faut regarder le résultat d'un calcul en le jaugeant avec l'ordre de grandeur d'un résultat vraisemblable. Dans le cas discordant, il peut y avoir une erreur de calcul ou pire une erreur de raisonnement. Je crains que votre chiffre pêche par le raisonnement. Comme nous sommes dans le cas d'une épidémie qui par nature croit de façon exponentielle, ce qu'il faut se poser comme question,c'est ce qui se passerait si rien n'était fait. Les dépenses d'aujourd'hui représente le prix à payer pour éviter cet hécatombe certain car tout le système de santé serait dépassé. Un épidémiologiste (que je ne suis pas) pourrait aisément vous donner une hypothèse du nombre de décès et c'est ce nombre qu'il faut mettre en regard de la dépense.
a écrit le 20/01/2021 à 18:17 :
A une certaine époque passée, un homme politique avait déclaré " la France est en faillite". Nous aurez t'il menti? Mais, par la suite le gouvernement en place, voulant sûrement faire des économies à déremboursé les médicaments pour l'arthrose, pour la circulation du sang, et surtout tous ce qui concernait les traitement médicamenteux pour les personnes âgées. Puis, ensuite cela a été le tour de homéopathie. Gonflés nos politiques de tout bord. Ensuite vous voulez demander au citoyens d'être honnête!
a écrit le 20/01/2021 à 17:12 :
En réalité, c'est l'argent des épargnants français, qui est dilapidé. Tant que ces derniers ne décident pas de retirer leur argent, le système tient bon.
Réponse de le 20/01/2021 à 21:38 :
Pas vraiment.
L’état emprunt aux banques par exemple. Ces banques sont elle-même protéger par l’Union Européenne qui dépendent des états... la boucle est bouclée.
S’il manque des sous, on fait marcher la planche à billet ... et en plus cela ne crée pas d’inflation bizarrement.
Réponse de le 21/01/2021 à 5:35 :
Vos enfants paieront, tout simplement et le pays va se pauperiser vitesse GV.

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