Le gouvernement dévoile ses plans pour faire "grandir les entreprises"

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Ce projet vise à donner aux entreprises les moyens de se développer, d'exporter, de se numériser, a déclaré Bruno Le Maire lundi.
Ce projet vise à donner aux entreprises "les moyens de se développer, d'exporter, de se numériser", a déclaré Bruno Le Maire lundi. (Crédits : Tony Gentile)
L'objectif est de "mettre un terme à cette fatalité qui fait que la France crée beaucoup d'entreprises mais (qu'elles) ne grandissent pas assez", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire. Des groupes de travail vont être mis en place pour proposer des pistes, qui seront remises le 10 décembre.

Le gouvernement a lancé lundi matin la première phase des consultations du "plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises" dans la perspective d'un projet de loi qui sera discuté au printemps au Parlement.

L'objectif est de "mettre un terme à cette fatalité qui fait que la France crée beaucoup d'entreprises mais (qu'elles) ne grandissent pas assez", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, qui porte ce projet avec son secrétaire d'Etat Benjamin Griveaux, ainsi que Mounir Mahjoubi (Numérique) et Jean-Baptiste Lemoyne (Affaires étrangères).

Création de groupes de travail

Ce projet vise à donner aux entreprises "les moyens de se développer, d'exporter, de se numériser" pour "avoir des entreprises de taille intermédiaire qui aient les reins suffisamment solides", tout en s'assurant "que les salariés puissent davantage bénéficier des résultats de l'entreprise et qu'ils soient davantage associés à la marche de l'entreprise", a poursuivi Bruno Le Maire.

Pour mener la "bataille culturelle" visant à "réconcilier les Français avec l'entreprise", il faut "partir du réel", a souligné Benjamin Griveaux.

Dans cette optique, six groupes de travail ont donc été mis en place, associant un parlementaire de la majorité présidentielle et un ou deux chef d'entreprises - comme par exemple Eric Kayser, le fondateur de la chaîne de boulangeries Maison Kayser, ou encore Sylvain Orebi, qui dirige Orientis, la maison mère de Kusmi Tea.

De nombreux thèmes abordés

Ces binômes ou trinômes, accueillis dans un espace de coworking mis à leur disposition à Bercy, creuseront chacun un thème : création, croissance et transmission ; partage de la valeur et engagement sociétal ; financement ; numérisation et innovation ; simplification et conquête de l'international.

Ils devront remettre leurs conclusions le 10 décembre, date à laquelle les partenaires sociaux, les organisations professionnelles, les régions, les groupes parlementaires et le Conseil économique, social et environnemental (Cese) devront également remettre leurs propositions.

Une consultation publique en ligne sera ensuite organisée pendant trois semaine à compter de mi-janvier, avant la rédaction du "plan d'action" qui commencera en février et concernera non seulement le projet de loi mais devrait également comporter un volet réglementaire.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 24/10/2017 à 13:37 :
C'est maintenant que l'on se préoccupe du problème.....!

La balance commerciale de la France est déficitaire depuis près de 10 ans.
La raison fondamentale est avant tout une perte de compétitivité de la France.
L’appareil exportateur français n’est pas homogène et présente de grandes disparités. En effet, il se compose d’une part d’un grand nombre de petites entreprises qui ont du mal à s’intégrer sur les marchés internationaux, et d’autre part, de grandes entreprises peu nombreuses, très ouvertes sur le monde, et qui réalisent l’essentiel des performances nationales.

Le nombre d’entreprises françaises exportatrices est très faible par rapport au nombre total d’entreprises. En effet, seulement 3% à 4% exportent. De plus, depuis le début des années 2000, ce chiffre diminue et plus de 15.000 entreprises ont disparu, soit environ 1.300 par an. En soi, ce n’est pas anormal que des entreprises disparaissent car le processus dit de « destruction créatrice » est à la base du capitalisme et il participe à la compétitivité économique. En revanche, la faible durée de vie des entreprises ne permet pas de pérenniser les gains de parts de marché à l’exportation.....
a écrit le 24/10/2017 à 13:33 :
Il faut un avantage fiscal pour pousser les entreprises a se développer.Par exemple taxons les entreprises dont le chiffre d'affaire augmente de moins d'un pour cent par an.Baissons la fiscalité de celles dont le chiffre d'affaire progresse de plus de 5% par an
a écrit le 24/10/2017 à 10:10 :
encore une usine à gaz concoctée par des énarques qui finira en jus de boudin .
a écrit le 24/10/2017 à 9:16 :
Faire grandir des entreprises artificiellement c'est les rendre inadaptable dans le monde réel mais adaptable à la finance!
a écrit le 23/10/2017 à 21:11 :
Comme je ne sais pas quoi faire, créons un...des...groupes de travail qui rendront, 1, 2 ou 3 rapports qui iront dormir sur une étagère car d'ici là le feu sera ailleurs😂😂
a écrit le 23/10/2017 à 20:29 :
l'enfer est plein de bonnes intentions!
personne ne veut faire grandir sa boite!
demandez aux socialistes rentiers de la republique ( qui gagnent 10% de plus que dans le prive) de creer des boites eux memes!
avec leur temps et leur argent, en sacrifiant eux memes leur vie de famille!
apres s'etre fait plumer par le fisc et l'urssaf en france , ils decouvriront joyeusement les incoterms, les pbs de tresorerie, la gestion fi a l'international, change, credoc, couverture, etc
REDUISONS LES INEGALITES, camarades, et laissons les gens qui savent faire le travail en republique socialiste francaise!
a écrit le 23/10/2017 à 18:48 :
Ils acclament tous le numérique comme une source inépuisable de croissance pour notre pays. Hors les petites entreprises doivent payer des prix exorbitants pour avoir une connexion à la qualité de service aléatoire. Même si notre pays possédait un bon réseau, les petites entreprises, et surtout les startups, n'ont pas les moyens d'y accéder, et cela freine considérablement leur développement. A l'époque du minitel, ce n'était pas grave car le marché était uniquement national. Mais avec internet, nos concurrents sont internationaux et les conséquences de la dérégulation des télécoms sont un danger majeur pour notre économie nationale.
a écrit le 23/10/2017 à 17:44 :
Bref on va faire bosser les fameux Think Thank remplis de gens qui pensent tous pareils mais également et surtout de gens qui ont des gros réseaux.

Bref on va encore une fois gaver le privé avec l'argent public et tout cela pour nous dire la même chose que lors du dernier colloque de l'année dernière sur le même thème.

Ils haïssent les fonctionnaires mais sont tous rémunérés par notre argent, ils sont logiques ils éliminent les concurrents.
a écrit le 23/10/2017 à 17:08 :
72 Charges et Contraintes, comme SANCTION de passer de 49 à 50 salariés.
a écrit le 23/10/2017 à 16:30 :
Elles grandissent en Roumanie, en Pologne, en délocalisations non ...?
François ASSELINEAU explique comment l'article 63 du TFUE permet les délocalisations.

https://www.youtube.com/watch?v=IqwO9k4pyyE

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