Entreprises à forte croissance en Europe : la France à la peine

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En France, 9,5% des salariés du secteur marchand travaille ,dans les entreprises à forte croissance.
En France, 9,5% des salariés du secteur marchand travaille ,dans les entreprises à forte croissance. (Crédits : Reuters)
[Graphiques] D'après Eurostat, le poids des entreprises à forte croissance dans le secteur marchand en France est relativement faible comparé aux autres pays européens.

En 2015, près de 158.000 entreprises du secteur privé employant au moins dix salariés dans l'Union européenne étaient reconnues comme des sociétés à forte croissance selon un communiqué de la Commission européenne publié ce jeudi. Et ce chiffre est en augmentation d'après Eurostat. En 2014, les fonctionnaires européens avaient recensé environ 145.000 entreprises de ce type. Malgré ce dynamisme général, la France ne semble pas être le pays le plus favorable à ce type de société.

Les entreprises à forte croissance se démarquent par une croissance moyenne annualisée du nombre de salariés supérieure à 10% par an sur une période de trois ans et un effectif d'au moins dix salariés en début de croissance. Ces entreprises jouent un rôle moteur dans la croissance économique et la création d'emplois. Toutes ces firmes emploient environ 13,5 millions de personnes dans l'UE.

> Lire aussi : Entrepreneuriat : les créations d'entreprises traditionnelles au plus haut

La France en bas du classement

Bien que la démographie d'entreprises en France connaît une tendance encourageante ces derniers trimestres, cette évolution ne semble pas profiter à tous les types de sociétés.

En valeur absolue, la France apparaît en position favorable avec 13.597 entreprises à forte croissance recensées. Ce qui la classe à la quatrième place du classement européen en 2015, mais encore loin de l'Allemagne (37.662) ou du Royaume-Uni (22.750).

Mais en réalité le poids de ces entreprises dans le secteur marchand est relativement faible comme l'indiquent les dernières statistiques européennes. Avec une proportion de 8,5%, la France se classe 19e sur 24 pays où les données sont disponibles. Et ce chiffre est stable par rapport à 2014.

 Données manquantes pour Chypre, le Danemark et Malte.

Dans une approche à l'échelle européenne, des différences considérables ont été observées parmi les États membres s'agissant de la proportion d'entreprises à forte croissance, avec des pourcentages supérieurs à 12% comme l'Irlande (14,8%), la Hongrie (12,52%) ou la Slovaquie (12,23%). En revanche, le pourcentage le plus faible a été enregistré en Roumanie (2,25%), suivie à distance par l'Autriche (6,45%) et l'Italie (7,5%). En moyenne dans l'Union européenne, cette proportion atteint 9,9%.

L'information-communication domine largement les autres secteurs

Si les entreprises à forte croissance de l'UE exercent leurs activités dans tous les secteurs de l'économie, "leur proportion dans les secteurs des services est plus élevée dans la majorité des États membres" rappelle l'institution européenne. En 2015, les entreprises à forte croissance étaient surtout concentrées dans le secteur de l'information-communication. Dans ce champ, elles représentaient 15% du total des firmes spécialisées dans ce domaine. Les firmes dédiées aux activités de services administratifs et de soutien arrivent en seconde position (12,7%), suivies des sociétés du secteur des transports et de l'entreposage 11%. À l'inverse, les industries extractives (7%), la production & distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné (7,1%)  et les activités immobilières (7,6%) figurent en bas du tableau.

> Lire aussi : France : ces 50 entreprises dont la croissance fait pâlir d'envie les grands groupes

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Commentaires
a écrit le 21/10/2017 à 14:45 :
10 employés en France, c'est une mauvaise base de calcul car tout est prévu que passer ce cap soit quasiment impossible, puis 50.
Après on se dit pourquoi tant de chômeurs!
a écrit le 20/10/2017 à 9:22 :
Il est plus sain d'avoir une croissance constante et solide, mais ce n'est pas propice à la spéculation. Ce n'est donc pas pour plaire à la finance...
a écrit le 20/10/2017 à 9:15 :
taxe a 75%, exit tax, loi florange loi dailymotion, compte penibilite, droit d'entraves, impossibilite de vendre son entreprise sans avoir l'accord des syndicats..........
la liste est longue!
evidemment que la france n'a plus assez d'imbeciles pour creer des boites, vu que desormais c'est aux patriotes planques dans la fonction publique de faire le travail eux memes, ca reduira les inegalites dans le travail et la prise de risque ( mais comme ces rentiers ne veulent pas prendre leurs responsabilites, ca donnera ce que ca donnera....)
a écrit le 20/10/2017 à 9:01 :
LE fait que les banques ne prêtent qu'aux riches fait que l'investissement ne profite qu'aux fils de, élevés une cuillère en or dans la bouche et donc totalement déconnecté de la réalité et du dynamisme économique.

Zéro prgressisme économique et social, 100% avidité.

Forcément c'est pas avec des benêts immatures qu'on forme une économie qui gagne.
a écrit le 19/10/2017 à 19:06 :
cela contraste avec le classement Deloitte Tech Fast 500 EMEA, que la France domine depuis 6 ans.

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