Entrepreneuriat : les créations d'entreprises traditionnelles au plus haut

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Le nombre cumulé de créations au cours du troisième trimestre est en nette hausse par rapport à la même période un an plus tôt (+7,4 % en données brutes).
Le nombre cumulé de créations au cours du troisième trimestre est en nette hausse par rapport à la même période un an plus tôt (+7,4 % en données brutes). (Crédits : REUTERS/Gonzalo Fuentes)
[Graphique] D'après l'Insee, le nombre de créations d'entreprises a encore dépassé la barre symbolique des 50.000 en septembre dernier. Cette dynamique est principalement portée par le soutien aux entreprises et les services aux ménages.

L'entrepreneuriat traditionnelle retrouve des couleurs. Selon les derniers chiffres de l'Insee publiés vendredi dernier, la hausse du nombre total de créations d'entreprises s'élève à 0,2%. Les immatriculations de "microentrepreneurs", terme employé par l'Insee pour désigner les "autoentrepreneurs", ont baissé de 0,2%. De leur côté, les créations d'entreprises classiques ont augmenté de 0,5%. Au regard des données de l'Insee, les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs ont retrouvé leur niveau d'avant crise.

50.000 entreprises créées

Au total, 50.023 entreprises ont été créées en septembre contre 49.920 en août et 50.546 en août, selon les données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, précise l'institut national de statistiques dans un communiqué. Sur ce total, 29.603 sont des créations hors micro-entrepreneurs et 20.420 sont des micro-entreprises.

Par ailleurs, le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois est en nette hausse par rapport à la même période un an plus tôt (+7,2 % en données brutes). Les immatriculations de micro-entrepreneurs accélèrent de nouveau (+14,1 % après +12,1 %) et les créations de sociétés continuent de croître à un rythme soutenu malgré un léger ralentissement (+4,6 % après +6,1 %).

Sur les douze derniers mois, le nombre cumulé d'entreprises créées poursuit sa hausse (+3,5%). Toutes les formes de créations sont concernées par cette hausse "en particulier les créations de sociétés (+5,4 %), celles d'entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+3,7 %) et, dans une moindre mesure, les immatriculations de micro-entrepreneurs (+1,7 %)."

La forte hausse observée à partir de 2009 correspond à l'entrée en vigueur du régime des auto-entrepreneurs. Ce statut permet au salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour accroître leurs revenus avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux. Depuis le 19 décembre 2014, "de nouvelles dispositions définies par la loi Pinel de juin 2014 s'appliquent au régime de l'auto-entrepreneur. En particulier le terme de micro-entrepreneur se substitue à celui d'auto-entrepreneur" rappelle l'Insee.

Le gouvernement a annoncé récemment que les plafonds de revenus maximum pour en bénéficier allaient être doublés en 2018. En revanche, les seuils pour collecter la TVA resteront inchangés, signifiant que les autoentrepreneurs devront pour ceux qui ont les revenus les plus élevés facturer la TVA à leurs clients, ce qui pourrait rendre le statut moins attractif que prévu.

> Lire aussi : Régime des auto-entrepreneurs : un bilan mitigé

Dynamisme du soutien aux entreprises

"Le soutien aux entreprises et les services aux ménages sont les secteurs qui contribuent le plus à la hausse globale", explique l'Insee. Le secteur des activités financières et d'assurance (+5,8%) et celui de l'hébergement-restauration (+3%) représentent également deux moteurs de la création d'entreprises au mois de septembre par rapport au mois d'août.

Sur 12 mois (*), les principales hausses de créations d'entreprises concernent le secteur du transport (+25%) et celui des activités immobilières (11,2%) dans la nomenclature présentée par l'organisme public.

Pour le secteur des transports, les experts de l'Insee notaient déjà en janvier dernier que :

"Les créations d'entreprises dans les transports et l'entreposage progressent très fortement depuis quelques années : + 56 % en 2016, après + 46 % en 2015 et + 35 % en 2014. En 2016, c'est dans ce secteur que la croissance des créations d'entreprises est la plus importante. Cet envol est dû au succès grandissant des "autres activités de poste et de courrier", incluant la livraison à domicile (13.500 créations en 2016 après 3.900 en 2015 et 1.900 en moyenne chaque année depuis 2009)."

Le développement du transport de voyageurs par taxi est le second facteur expliquant l'essor de ce secteur. Il représente 13.400 créations en 2016, après 10.200 en 2015 et 6.900 en 2014. Ce fort dynamisme peut s'expliquer en partie par "le développement des entreprises de voitures de transport avec chauffeur (VTC) depuis l'application de la loi Thévenoud sur les taxis et VTC. Dans cette activité, les sociétés constituent 53 % des créations et contribuent à la totalité de la hausse."

(*) Créations d'entreprises durant 12 derniers mois comparées aux mêmes mois un an auparavant.

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Commentaires
a écrit le 17/10/2017 à 13:18 :
Travailler pour soi-même ne signifie pas moins de travail ou forcément plus d'argent, mais c'est acquérir ou conserver son indépendance. Bon, certains se plaignent du lien de subordination, mais ne font rien pour s'en débarrasser :-)
a écrit le 17/10/2017 à 10:48 :
Bonne nouvelle pour le budget des mandataires judiciaires car vu la conjoncture beaucoup finiront dans leurs griffes. 2500 euros d'office +% sur dernier chiffre d'affaire pour rémunération.
a écrit le 17/10/2017 à 8:42 :
C’est normal vu le changement « choc » des métiers à cause du mouvement de numération et suppression de poste et la réforme du chômage , les personnes n’ont pas le choix : c’est l’etat Qui gagne sur tous les tableaux.
Juste une information : aujourd’hui pour permettre l’ouverture il faut justifier d’un diplôme ou de 3 ans d’activité dans le domaine.

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