Le Medef part en campagne pour l'Europe

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Le patronat français a lancé cette semaine sa campagne pour les élections européennes avec pour idée-force de renforcer la souveraineté de l'UE afin de faire face à la montée du populisme et de contrer la puissance de la Chine et des Etats-Unis.

Le Medef et la CPME réclament aussi la mise en place d'une politique européenne du numérique avec un financement plus poussé, une politique industrielle permettant la transition vers les énergies propres, des règles sur le détachement des travailleurs pour éviter les distorsions, ou encore un rapprochement des politiques fiscales nationales.

"Tous nos chefs d'entreprises (...) voient avec inquiétude la montée des populismes, et ce qui va de pair avec une menace sur le multilatéralisme et la capacité à échanger", a expliqué le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, lors du lancement de la campagne "Merci l'Europe".

"Ils sont tous convaincus que plus on échange, plus on commerce, plus on fait croître au fond les richesses. Ils sentent un besoin de finalement retrouver une forme de souveraineté, défense économique mais au niveau de l'Europe."

Cette position est également celle préconisée par Emmanuel Macron qui s'inquiète de la montée du populisme.

L'Union devrait, selon l'organisation patronale, travailler à l'émergence de "champions européens" pour concurrencer les Etats-Unis qui n'hésitent pas à protéger leur marché, ou la Chine qui impose des barrières administratives.

"On ne souhaite pas être ceux qui stimulent cette guerre commerciale, mais il faut qu'on soit dans un système de réciprocité équilibrée", dit Geoffroy Roux de Bézieux.

Le Medef a fortement regretté la décision de la Commission européenne de rejeter la fusion Alstom-Siemens sous motif que la nouvelle entité aurait bénéficié d'un monopole sur plusieurs segments du marché ferroviaire en Europe.

Le virage du patronat européen

La Commission ne doit plus seulement s'intéresser à la part de marché des géants européens dans l'Union, explique le président de l'organisation patronale, mais au marché mondial. Cette idée qu'il faut protéger davantage ses frontières fait d'ailleurs son chemin au sein du patronat européen, explique Markus Beyer, le directeur général de Business Europe, l'organisation patronale européenne.

La Fédération allemande de l'industrie (BDI) a publié le 10 janvier un rapport sommant Berlin et Bruxelles de renforcer la politique européenne face à la Chine.

"Contrairement à ce qu'on attendait, la Chine ne tend pas vers une économie de marché ou n'encourage pas le libéralisme à court terme", écrit le président de la BDI, Dieter Kempf dans un communiqué de presse.

"Le pays est entré dans une compétition intense avec des économies libérales comme l'Allemagne. Cette stratégie doit être évaluée de façon réaliste pour permettre une réponse adéquate".

Ce genre de réaction de la part du patronat allemand n'était pas envisageable il y a quelques mois, dit Markus Beyer, qui souligne le changement de ton au sein du patronat européen. "On voit clairement parmi nos membres que les opinions changent aussi".

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Commentaires
a écrit le 09/02/2019 à 14:23 :
Ils y a une europe La quelle europe des banques Europe des Bruxelles ils nia pas d europe des citoyens n'existe pas l europe une passoire je suis européen je ni crois plus europe de Merkel de junker a réfère l europe Avec une identité européenne un predident élu parts leS européen' dès identité européenne des valeurs européennes
a écrit le 09/02/2019 à 8:22 :
Si le Medef est pour , FO , CGT, CFDT devraient être contre en toute logique , en ont ils encore les moyens ?
On me dit qu ils recoivent de l argent de Bruxelles est ce vrai ?
Réponse de le 09/02/2019 à 9:31 :
Les syndicats principaux: CGT-FO-CFDT-CFCT-UNSA font partie d'un consortium appelé CES: Confédération Européenne des Syndicats. Cette confédération soutient l'Euro et a refusé de prendre position contre la loi travail.Cette confédération est financée par la commission européenne qui fixe elle-même les réformes types loi travail. Pour toucher des subventions il faut que cette confédération soutienne la construction européenne.Donc, nous avons des syndicats qui sont subventionnés par la commission européenne pour se mobiliser et mobiliser leurs syndiqués contre des réformes ordonnés par les grandes Orientations de Politiques Économiques fixées par la Commission Européenne. Cela expliquerait pas mal de contradictions, le fait qu'ils échouent, qu'ils incitent leurs syndiqués ainsi que les autres salariés à manifester contre le président et son monde mais pas contre Bruxelles et la commission européenne. La CES a apporté son soutien au OUI du Référendum sur le 3ème mémorandum d'austérité imposé par l'Union Européenne à la Grèce, au côté de la troïka. Elle a également milité pour le Oui au traité constitutionnel Européen et au traité de Lisbonne.La Commission Européenne finance la CES et deux autres organisations patronales (la CEEP et l'UNICE).C'est donc un financement de structures intervenants dans le cadre de politiques décidées par l'UE ce qui n'est pas vraiment un financement de syndicats indépendants de travailleurs.La CES a été créée en 1973 afin de défendre les intérêts des travailleurs au niveau européen et de les représenter devant les organes de l’Union européenne (UE). La CGT s’y est affiliée en 1999. À l’heure actuelle, la CES regroupe 82 organisations membres de 36 pays européens, ainsi que 12 fédérations syndicales européennes, soit plus de 60 millions de membres,
Réponse de le 09/02/2019 à 10:44 :
Merci lachose de votre éclairage .Les syndicats auraient pu être subventionnés sans qu ils soient parti prenante de l UE je constate donc qu apparemment cette Europe financière leur convient .
Et pour le plaisir de la polémique..... le fascisme entrevu par la CGT avec l apparition des gilets jaunes nous éloigne de la défense des intérêts des travailleurs .
.Cordialement.

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