Grand Paris Express : le Medef redoute une hausse des taxes

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Et si les entreprises étaient à nouveau taxées pour financer le super-métro du Grand Paris Express ? Alors que le député (LR) du Val-de-Marne Gilles Carrez, qui avait commandé un audit de la Cour des Comptes sur la Société du Grand Paris (SGP) du temps où il était président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, remet ce 6 septembre son rapport sur le financement du Grand Paris Express au Premier ministre Édouard Philippe, le Medef Paris a anticipé en publiant un communiqué redoutant cette perspective.
Le parlementaire comme le gouvernement se refusent pour l'instant de communiquer sur ce sujet brûlant, mais compte tenu des dépassements budgétaires déjà annoncé, l'hypothèse d'une nouvelle mise à contribution des entreprises est de fait assez crédible.
Aujourd'hui, le super-métro francilien, qui arrivera en 2024, 2027 et 2030, est majoritairement financé par 500 millions d'euros de taxes payées chaque année par les entreprises d'Ile-de-France : 320 millions d'euros sur les bureaux et les locaux commerciaux, près de 120 via la taxe spéciale d'équipement et environ 70 à travers l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau.
Problème : même si la SGP a annoncé cet été son souhait de recourir à un grand emprunt vert, par l'émission de green bonds, en plus des sommes déjà prêtées par la Banque européenne d'investissement et la Caisse des dépôts, le coût initial estimé de 25 milliards d'euros va déraper à plus de 35 milliards. Aussi, Jean-Louis Schilansky, président du Medef Grand Paris, s'alarme d'une révision à la hausse de ces taxes, à hauteur, selon lui, de 250 millions d'euros supplémentaires par an :
Le Medef Paris avait avant l'été évoqué trois pistes pour sortir la SGP de l'impasse budgétaire : doter un fonds pour les infrastructures de 8 milliards d'euros par la privatisation du groupe ADP, faire appel aux investissements étrangers et à un partenariat-public-privé sous la forme d'une société d'économie mixte.
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À l'époque, Gilles Carrez voulait proposer à Matignon une taxe sur les bureaux en zone dense ainsi qu'une taxe de séjour sur les touristes, piste aussi défendue depuis un an par la présidente de région et présidente d'Île-de-France Mobilités Valérie Pécresse. Le député du Val-de-Marne aurait même dit aux acteurs et actrices consulté-e-s : « C'est aux Franciliens de payer de payer des infrastructures franciliennes. »
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