LA TRIBUNE DIMANCHE- Après les annonces de Gabriel Attal, vous avez décidé de poursuivre la mobilisation. Les barrages levés provisoirement ce week-end pourraient donc reprendre dès demain. Pourquoi ?
ARNAUD ROUSSEAU- Le Premier ministre n'a pris en compte qu'une partie des 122 revendications que nous lui avons adressées. Ses propositions ne sont pas complètes. Beaucoup de sujets n'ont pas été abordés. C'est pour cela que, jusqu'à présent, il n'a obtenu la levée définitive que d'un seul barrage.
Concrètement, qu'attendez-vous de lui maintenant ?
Il nous a reçus lundi pour poser un diagnostic. Mais depuis mardi, on n'a pas eu de séance de travail à Matignon pour regarder, mesure par mesure, ce qu'on lui a proposé après avoir travaillé avec notre réseau. C'est pour cela que, avec les Jeunes Agriculteurs, nous voulons nous mettre autour de la table et discuter avec lui, revendication par revendication. Certaines ne coûteraient d'ailleurs pas un seul centime d'argent public.
Obtenir un accord sur l'intégralité de vos demandes, est-ce réaliste ? Quel compromis pourrait convaincre les agriculteurs de rentrer chez eux ?
Je voudrais justement qu'on en parle avec le Premier ministre, car nous n'avons pas encore eu cette discussion. Nous avons présenté nos revendications comme un tout, puisque ce sont des remontées du terrain que je ne peux pas trier. Mais si le gouvernement ne peut pas accepter certains points, je voudrais qu'on me dise lesquels et pour quelles raisons. Le Premier ministre a dit qu'il était un homme de dialogue. Nous aussi. Je suis à sa disposition pour mener ce travail.