Le rebond de l'économie française encore mis en danger
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Le prolongement de la fermeture des restaurants met en péril un grand nombre d'établissements.
Reuters
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Les effets dévastateurs de la crise se prolongent dans le temps. L'arrivée du variant anglais sur le territoire, le durcissement du couvre-feu dans certains départements à haut risque et la possible annonce de nouvelles mesures de restriction ce jeudi 14 janvier assombrissent de nouveau les perspectives de rebond de l'économie française. Dans leur dernière note de conjoncture rendue publique ce mercredi, les économistes de la Banque de France expliquent qu'au mois de janvier la perte de produit intérieur brut (PIB) par rapport au niveau antérieur à la crise serait d'environ de 7%. Les conjoncturistes ont maintenu leur chiffre de récession à -9% pour 2020 et -4% pour le dernier trimestre.
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Si la croissance a retrouvé des couleurs au mois de décembre au moment de la réouverture de l'économie et des fêtes de fin d'année, les chefs d'entreprise interrogés par la banque centrale ne sont guère optimistes pour les semaines à venir. Ils tablent sur une stabilisation de l'activité aussi bien dans l'industrie que dans le bâtiment ou les services. Dans ses voeux à la presse mardi 12 janvier, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a déclaré que "le pire était devant nous [...] Les prochaines semaines vont être difficiles et il faudra faire face." Si le gouvernement table toujours sur une accélération du PIB de 6% cette année, cette prévision s'avère de plus en plus optimiste au regard des incertitudes qui pèsent. "Ce chiffre reste un défi. Je veux que nous soyons lucides là-dessus, lucides sur les incertitudes économiques qui nous entourent et dont dépendra directement ce chiffre de 6% de croissance" a-t-il ajouté. Interrogé par la commission des affaires économiques du Sénat ce mercredi 13 janvier, l'économiste en chef de Natixis, Patrick Artus est apparu pessimiste. "Si au second semestre 2021, la France est dans une économie post-Covid, la croissance sera d'environ 5%. Si nous avons encore des problèmes liés à la vaccination, la France sera plutôt à 2% avec un chômage à 13% ou 14% [...] Lorsque les crises sont longues, il y a un impact sur la croissance de long terme."
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