Expatriés : le retour, une « expatriation à l’envers » (1/5)

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A entendre les témoignages des expatriés ayant franchi l'étape du retour en France, mieux vaut avoir le cœur bien accroché avant de refranchir les frontières du pays.
A entendre les témoignages des expatriés ayant franchi l'étape du retour en France, mieux vaut avoir le cœur bien accroché avant de refranchir les frontières du pays. (Crédits : Reuters)
SÉRIE EXPATRIÉS 1/5 - D'après les chiffres de l'OCDE, près de 2,5 millions de Français vivaient à l'étranger en 2015. Pour des raisons professionnelles, les études, ou pour suivre leur conjoint, les motifs du départ sont variés. Mais si le nombre de départs est important, le nombre des retours l’est également. Environ 70.000 Français de l’étranger rentrent au pays. Réinscription à l’assurance-maladie, logement, situation fiscale… Se réinsérer dans le système français est loin d’être un exercice facile.

« Si vous pensez que le retour en France est une fin en soi, c'est totalement faux. Ce n'est pas parce que l'on revient dans son pays que c'est plus facile. Il faut le prendre comme une nouvelle expatriation. »

A entendre les témoignages des expatriés ayant franchi l'étape du retour en France, mieux vaut avoir le cœur bien accroché avant de refranchir les frontières du pays. « Il faut s'y préparer à l'avance et essayer de sécuriser au maximum son retour », résume Sylvaine Emery, directrice des activités internationales et outre-mer chez Humanis.

Pour la première fois, en juillet 2015, un rapport est remis au Premier ministre concernant le retour des Français de l'étranger. A travers des entretiens et des recherches, Hélène Conway-Mouret, sénatrice (PS) représentant les Français établis hors de France y recense les difficultés auxquelles les expatriés de retour en France ont pu être confrontés.

« Le problème c'est qu'à partir du moment où vous rentrez en France, vous devenez un Français comme les autres. Or, vous ne rentrez dans aucune case. Il n'y a pas de statut particulier. Beaucoup de situations (trouver un logement, inscrire ses enfants à l'école, obtenir une carte vitale), peuvent paraître banales mais sont compliquées pour des Français de l'étranger », relève une représentante de l'Union des Français de l'Etranger (UFE), plus ancienne association pour les expatriés.

« C'est, en quelque sorte, une expatriation à l'envers. »

Un retour plus complexe que prévu

Du rapport de Hélène Conway-Mouret, de grandes tendances se dessinent concernant les problématiques liées au retour en France. Pour 55% des personnes interrogées, l'inscription ou la réinscription à l'Assurance Maladie occupe la première préoccupation. Les prestations sociales font également l'objet de craintes. « Avec la sécurité sociale et la caisse d'allocations familiales, on atteint des records de difficulté », note Agnès Brouhard, ancienne expatriée à Bruxelles et à Washington, de retour en France. Celle-ci a reçu sa carte vitale après cinq mois d'attente. Et son cas est loin d'être isolé. Dans le rapport de Hélène Conway-Mouret, les problématiques liées aux délais de carence avant la réouverture des droits et aux délais de réalisation des démarches s'ajoutent à la difficulté de trouver le bon interlocuteur. « On a l'habitude de toute la paperasserie, mais en rentrant, on n'est loin de s'imaginer que ça va être aussi compliqué », assure Sabine de Villemarqué, ancienne expatriée, partie avec sa famille pour le travail de son époux en Chine puis aux Etats-Unis.

« Bien que l'on soit français, c'est comme si on ne l'était plus »

Pour 42% des Français de l'étranger interrogés, trouver un logement relève du champ de bataille. C'est le point le plus urgent lorsque l'on revient au pays et pourtant, il est loin d'être simple. Au cœur du problème, les critères demandés par les agences immobilières pour louer un bien immobilier. Quittances de loyer, avis d'imposition ou encore fiches de paie en français, les conditions sont difficiles à remplir pour les expatriés. « Trouver un logement est LA grosse difficulté », raconte Elodie Durez qui est partie en Suisse avant de revenir difficilement en France et de s'expatrier à nouveau à Dublin avec son conjoint.

« A notre retour, il nous fallait des avis d'imposition, sauf qu'on ne payait plus d'impôts en France. J'ai dû appeler au moins dix propriétaires d'appartements qui ont dit non. Heureusement, nous avons trouvé un particulier qui a accepté de nous faire confiance. Sa femme est anglaise, peut-être que cela a joué... Bien que l'on soit français, c'est comme si, tout à coup, on ne l'était plus... »

Objectif : trouver le bon interlocuteur

A égalité avec le logement, l'emploi est également l'une des difficultés à laquelle se heurtent les Français de l'étranger (42% des sondes du rapport de Hélène Conway-Mouret). D'un côté, les conditions d'indemnisation du chômage posent problème pour les Français ayant vécu ou travaillé à l'étranger, de l'autre, la reconnaissance des compétences acquises à l'étranger. Là encore, dans le témoignage des expatriés, la difficulté de trouver un interlocuteur à Pôle emploi, notamment, reste difficile. « Il y a plein de choses auxquelles on ne pense pas. Par exemple, pour préparer son retour, lorsque l'on veut appeler depuis l'étranger des numéros verts, ce n'est pas toujours possible », témoigne une ancienne expatriée.

« Ayant été contrainte de quitter mon emploi pour suivre mon conjoint, et m'étant expatriée en Union européenne, j'avais le droit aux indemnités chômage. Or, j'ai dû appeler plusieurs fois Pôle emploi à ce sujet. Leurs réponses différaient sur mon cas. Heureusement, j'ai gardé une preuve écrite par mail d'un conseiller qui m'assurait de mes droits », explique Elodie Durez.

« Les gens s'en fichent que l'on soit parti »

Pour 41% des Français de retour au pays interrogés, retrouver une vie sociale à l'installation pose problème.

« C'est le plus dur, selon moi, quand on revient en France. Même si l'on retrouve le lieu où on vivait avant, qu'on retrouve des amis que l'on a connus avant le départ. Les gens oublient que l'on est revenu au début, et puis, quand ils s'en souviennent, ils oublient que l'on est parti. Ils ne nous posent pas de questions sur notre expérience. Ils parlent de leur quotidien, qui nous semble parfois fade. On se rend compte que l'on n'a plus grand-chose à se dire, que l'on n'a plus les mêmes points communs », témoigne une ancienne expatriée revenue.

Ayant été expatriée pendant huit ans, Françoise Chauvet, vice-présidente de l'association pour l'accueil des expatriés France Retour Accueil, qui organise des rencontres entre anciens expatriés, ajoute : « Les gens, souvent, se fichent que l'on soit parti. Ils ne se rendent pas compte de la différence que faire un voyage en Birmanie et y vivre, ce n'est pas la même chose. Finalement, on peut se retrouver plus proche d'une personne ayant vécu une expérience similaire, même dans un autre pays que nous, que de ses propres amis. »

« On nous demande des documents que l'on ne peut pas fournir »

Sans être exhaustif, d'autres points posent problème aux Français rentrant au pays : mettre à jour sa situation fiscale (pour 36% des interrogés), faire valoir ses droits dans le calcul de sa retraite (21%), obtenir les justificatifs de départ (15%), pour les parents c'est aussi la scolarisation des enfants (10%). Ce dernier point est souvent une épreuve étant donné les justificatifs demandés aux familles pour l'inscription auprès d'un établissement scolaire. « C'est le chaos. On nous demande des documents que l'on ne peut pas fournir », témoigne Agnès Brouhard. Et le calendrier à respecter pour la démarche est également contraignant : « Souvent, lorsque l'on est expatrié au sein d'une entreprise, c'est difficile de prévoir suffisamment à l'avance. Dans mon cas, nous connaissions les lieux de mutation 15  jours à un mois avant d'y être envoyés. »

Vers le numérique

Si toutes ces difficultés, Hélène Conway-Mouret les a recensées dans son rapport, elle y a ajouté 49 propositions encourageant un nécessaire « choc des simplifications ». Ses suggestions recouvrent les thématiques liées aux préoccupations des expatriés de retour en France : éducation, fiscalité, logement, Assurance-maladie, prestations familiales, emploi, retraite, véhicules, conjoints...

Depuis, un simulateur "Retour en France" a été mis en ligne par le gouvernement. Après un questionnaire que remplissent les expatriés, des informations individualisées en fonction de leur situation leur sont fournies sous la forme d'un rétro-planning. L'idée est de leur donner les démarches à suivre et de les orienter vers les interlocuteurs.

Contacté par La Tribune, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a estimé qu'environ 50.000 personnes avaient utilisé ce simulateur depuis sa création. En ce qui concerne les autres propositions de Hélène Conway-Mouret, pour l'heure, la dématérialisation de la radiation du registre des Français établis hors de France et de la liste électorale consulaire a été mise en place et ce, depuis juin 2016.

L'avancée vers la numérisation tend encore plus à se développer puisque le ministère vise à parvenir à un « consulat numérique » à horizon 2020. « Les Français n'auraient alors à se déplacer au consulat qu'une fois tous les 10 ans pour le renouvellement de leur passeport ou pour une assistance particulière », ambitionne-t-on au ministère de l'Europe et des affaires étrangères.

Enfin, nouvellement élu, Emmanuel Macron n'a pas annoncé de nouvelles mesures concernant le retour en France si ce n'est la réforme de la représentation parlementaire, qui pourrait avoir un impact sur la représentation des Français de l'étranger. Ceux-ci comptent, pour l'heure 11 députés et 12 sénateurs.

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Commentaires
a écrit le 13/09/2017 à 19:24 :
Il ne faut pas éxagerer. C'est très facile de rentrer. Il est plus facile de trouver une place en milieu d'année dans n'importe quelle école publique française qu'une place a Charles de Gaulle à Londres en s'inscrivant 1 an à l'avance (pareil pour les écoles publiques anglaises, on ne peut pas en trouver en milieu d'année) ! Pareil pur la sécu. Franchement j'ai pas mal voyagé. Rentrer en France est ultra facile ! C'est n'importe quoi cet article. En plus les hôpitaux français sont de meilleure qualité que beaucoup d'hôpitaux publics à l'étranger donc même sans mutuelle vous vous en sortez très bien. Mais bon, les français sont des râleurs nés.
a écrit le 02/09/2017 à 19:33 :
Ceux qui reviennent ont raté leur insertion ailleurs.....Souvent ils veulent vire à la française ailleurs et n'ont pas pu s'adapter. La cause principale est que le français parle français et rien d'autre a une philosophie française, qui va nulle part. INTEGRATION MAL FAITE....
a écrit le 02/09/2017 à 14:24 :
Incroyable ! Ils partent en crachant sur leur pays et ça continue au retour .Mais puisque tout est merveilleux ailleurs , restez y . Et ne venez pas nous en mettre une seconde couche au retour . Nous on reste en France et on trouve que c'est pas si mal , alors arrêtez d'essayer de nous casser le moral ! C'est votre petit esprit concentré sur vous même qui est insupportable. Ii vous faut le tapis rouge ? Bande d'égoïstes
a écrit le 24/08/2017 à 11:04 :
le plus simple ,garder une adresse en france ,et si on a un ami restaurateur se faire delarer en extra une fois tous les 6 mois ,ce n est pas cher et on garde la secu
a écrit le 22/08/2017 à 16:06 :
Certes il est difficile de rentrer au pays et de se plier aux mêmes règles que ceux qui y sont restés... Mais avoir fait fructifier son éducation à l'étranger en grande partie payée par les contribuables, sans en retour avoir soi même contribué au système qui vous a fait, revenir des années plus tard et de nouveau vouloir bénéficier de cette protection sociale alors qu'on a largement moins voire pas du tout contribué mérite quand même qu'on soit reconnaissant envers ceux qui bossent ici, construisent par leur labeur notre système social, et acceptent de bonne grâce le retour de ces expatriés. Et les quelques soucis de paperasses sont à relativiser. D'ailleurs beaucoup n'ont pas à l'étranger de couverture sociale ni d'assurance rapatriement car cela a un coût. Ils vantent ainsi un système financièrement moins contraignant, plus libéral.. mais leur premier réflexe quand ils rentrent est de s'inscrire à la sécurité sociale alors qu'ils n'y ont pas cotisé et ont même préféré son coût pour chercher une herbe plus verte ailleurs.
Réponse de le 22/08/2017 à 21:45 :
On ne cotise pas à la sécu: c'est un systeme de repartition, pas de cotisation. Vous pouvez payer votre part à la sécu pendant 30 ans, si vous quittez la France quelques temps, vous perdez tout.
Réponse de le 23/08/2017 à 7:43 :
Voila un point de vue bien mesquin et étriqué. L'expatriation vous ouvrirait l'esprit.
Réponse de le 23/08/2017 à 16:06 :
@Roch
Et bien pas de chance. Je suis expatrié. Amitiés lointaines
Réponse de le 23/08/2017 à 19:46 :
@Hum: l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, mais le carcan politique y est probablement plus souple et les occasions de développement professionnel et financier plus larges. L’éducation primaire de la majorité des gens a certes été payée par les contribuables qu’étaient leurs parents, mais pas par les autres. En ce qui concerne les écoles prestigieuses, il est vrai que les étudiants reçoivent l’équivalent d’un salaire confortable pendant leurs études. Pour ceux-là, il faudrait que l’État leur demande soit de rembourser avec intérêts s’ils s’expatrient, soit de servir en France pendant une durée minimale. Quant à l’enregistrement à la sécu, il est sans contrainte pour les étrangers qui n’ont jamais cotisé. Alors, je ne vois pas pourquoi il y aurait des contraintes pour des descendants de Français qui ont donné leur vie au pays pour 863 francs/130 euros (somme allouée aux familles de poilus « morts pour la France »). Je te signale en outre que « les allocataires d’une pension de retraite fiscalement domiciliés à l'étranger sont obligatoirement assujettis au prélèvement de 4,6 % au profit de la Sécurité Sociale, conformément à la loi 79-1129 du 28 décembre 1979, en sachant que cette cotisation ne peut être génératrice d'aucun droit auprès de cet organisme » :-)
a écrit le 21/08/2017 à 18:54 :
Transiter par la Lybie ou la Syrie et rentrer en zodiac !!!

Peut être la solution .... 😂😂😂😂
a écrit le 21/08/2017 à 15:24 :
Je crois qu'il y a confusion entre le travailleur détaché par une entreprise et l'expatrié. Le travailleur détaché reste administrativement sous le régime français, alors que l'expatrié n'a plus rien à voir avec la France. J'ai moi-même été détaché et bien des années plus tard, je me suis expatrié. Cela dit, en dehors des difficultés administratives au retour (probablement majoritairement dues à la jalousie des fonctionnaires), je pense que la fiscalité vous tombe sans tarder sur le dos :-)
a écrit le 21/08/2017 à 15:09 :
"une expatriation à l'envers"....

Parler d'impatriation me semblerait plus juste
a écrit le 21/08/2017 à 15:08 :
Encore une fois, un article qui noircit le tableau. Expatrié plusieurs fois, mon retour s'est effectué sans problème. J'ai récupéré ma carte de sécu, mis mes enfants a l'école et retrouvé un logement avec mon contrat de travail. A paris, le logement est bien sur le problème n°1 , que l'on soit expatrié ou pas. L'auteur devrait faire un tour a l'étranger pour découvrir les plaisirs de l'administration hors de nos frontières. De nombreux pays exigent un historique bancaire du pays hôte pour ouvrir un compte, même quand on vient d'arriver ! Le point a améliorer est l’accueil du public, en revanche la digitalisation des dossiers est en avance par rapport aux anglo saxons ( secu, impots, retraite , .. )
Réponse de le 13/09/2017 à 19:26 :
Je suis bien d'accord. Les auteurs de cet articles ne semblent pas avoir beaucoup voyagé pour noircir le tableau de la sorte.
a écrit le 21/08/2017 à 13:00 :
Cela à un nom : le syndrôme du rapatrié.
a écrit le 21/08/2017 à 9:30 :
Bonjour,

merci pour cet article. Effectivement, les migrations contemporaines augmentent mais sont circulaires, au sens où elles s'accompagnent très souvent d'un retour au bercail.

De plus, les expatriés appartiennent souvent à des couches sociales très aisées et diplômées, et je ne nie pas les problèmes décrits ci-dessus mais il faut garder à l'esprit que ce sont des problèmes de riche. Si l'on prend des mesures en leur faveur, ce sera, une fois de plus, des mesures qui avantagent les milieux aisés qui sont pourtant les premiers à se plaindre.

Bien cordialement,

Vincent
Réponse de le 21/08/2017 à 10:18 :
Desole de vous contredire Vincent. Quand j'ai decide d'emigrer en Coree pour y rejoindre celle qui allait devenir ma compagne de vie, je suis parti de France avec un sac et l'equivalent de 3000 euros. Sans aucune idee de ce que j'allais trouver sur cette nouvelle planete.
Réponse de le 21/08/2017 à 10:19 :
Je pense qu'il faut éviter ce genre de raccourci facile et extrêmement généralisant. Etre diplômé ne rend pas les problèmes décrits dans cet article moins pressant et moins galères et j’en parle de ma propre expérience.

Mais ce qui me dérange le plus dans votre commentaire c’est l’interprétation que ces mesures équivalent à « une fois de plus des mesures qui avantagent les milieux aisés ». On ne parle pas d’avantager les milieux aisés mais prendre des mesures qui permettent aux gens d’avoir le même accès au logement, à la sécu etc… sans galérer pendant des mois (et du coup payer beaucoup de sa poche en logement temporaire ou avancement de frais de santé). Je ne vois vraiment pas d’où peut venir votre raisonnement à moins que sous prétexte qu’on ait vécu à l’étranger on doive accepter qu’il est normal de se faire traiter comme des extraterrestres par l’administration et les bailleurs avec les couts et le stresse que cela engendre pour nous et nos enfants ?
Réponse de le 21/08/2017 à 10:27 :
Vu la situation economique en France, la plupart n ont aucun interet a revenir (si vous etes jeune, vous faire soigner gratuit est secondaire et l ecole francaise etant en declin, c est pas non plu un argument majeur (surtout si vos enfant ne vont pas dans une ecole francophone). Donc a part les retraités, il va y avoir assez peu de monde.
Réponse de le 21/08/2017 à 10:29 :
Outre le fait que certaines mesure couteraient pas grand chose (par ex un numero vert est inutilsable hors de france, mettre un numero "normal" coute rien), il faut pas oublier qu il vaut mieux faire venir des bac+5 qui veulent travailler que des bac -5 qui ne pourront que vivre des prestations sociales (vu qu il y a peu de travail pour eux)
Réponse de le 21/08/2017 à 19:08 :
Ah ce sacré Vincent !
Les expatriés sont des riches !! Lol

Pour quand le one man show ?

Le nombre d'expatriés qui vivent à la limite de la misère que j'ai vu et sur je vois encore !!!

On bosse 50 à 70 h par semaines , on paye nos cotisations de notre poche , la vie est deux fois plus chère qu'en métropole .

Et aucune couverture sociale comme vous la bas !

Alors chuuuuuut , 😷
Réponse de le 22/08/2017 à 10:12 :
Quel gap entre les commentaires parlant de la France comme d'un pays sans perspectives et ceux évoquant les semaines à 50-70 h sous payées à l'étranger... Moralité : tout n'est pas forcément si noir dans l'hexagone...
Réponse de le 22/08/2017 à 16:08 :
Assez d'accord avec Vincent. Certes, il est difficile de rentrer au pays et de se plier aux mêmes règles que ceux qui y sont restés... Mais avoir fait fructifier son éducation à l'étranger en grande partie payée par les contribuables, sans en retour avoir soi même contribué au système qui vous a fait, revenir des années plus tard et de nouveau vouloir bénéficier de cette protection sociale alors qu'on a largement moins voire pas du tout contribué mérite quand même qu'on soit reconnaissant envers ceux qui bossent ici, construisent par leur labeur notre système social, et acceptent de bonne grâce le retour de ces expatriés. Et les quelques soucis de paperasses sont à relativiser. D'ailleurs beaucoup n'ont pas à l'étranger de couverture sociale ni d'assurance rapatriement car cela a un coût. Ils vantent ainsi un système financièrement moins contraignant, plus libéral.. mais leur premier réflexe quand ils rentrent est de s'inscrire à la sécurité sociale alors qu'ils n'y ont pas cotisé et ont même préféré son coût pour chercher une herbe plus verte ailleurs.
Réponse de le 22/08/2017 à 22:29 :
Vous ne pensez pas
que beaucoup partent par manque d'opportunités en France ou parce qu'ils ne rentrent pas dans les cases des employeurs? Vous confondez classes aisées et classes "courages" je pense...il n'y a pas que des bac+5 qui bossent à Londres. Sortez de vos clichés!
a écrit le 21/08/2017 à 8:17 :
il faut esperer que les migrants actuels et passés vers ce pays feront la mème chose ............ rapidement !
Réponse de le 21/08/2017 à 13:03 :
Il n'est pas sûr que leur réinsertion soit également facile, mais pour d'autres raisons...

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