Législatives : Macron « a tué la majorité présidentielle » estime Edouard Philippe
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L'ex-Premier ministre Edouard Philippe a affirmé jeudi qu'Emmanuel Macron avait « tué la majorité présidentielle ».
Sarah Meyssonnier
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L'ex-Premier ministre Edouard Philippe a affirmé jeudi qu'Emmanuel Macron avait « tué la majorité présidentielle ».
Sarah Meyssonnier
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe a affirmé jeudi qu'Emmanuel Macron avait « tué la majorité présidentielle » en décidant de dissoudre l'Assemblée nationale, et qu'il faudrait donc « créer une nouvelle majorité ». Pressé de questions par TF1 Info sur la dissolution surprise au soir de la défaite du camp macroniste aux élections européennes face à l'extrême droite, le patron du parti Horizons, allié du chef de l'Etat, a laissé entendre son désaccord. « J'aurais l'occasion de le dire », « c'est un fait politique » et« il faut pour l'instant faire avec », a-t-il répondu.
« Je préfère me concentrer pour dire aux Français qu'ils ne sont pas prisonniers d'un choix entre les extrêmes. Et qu'il y a une alternative qui n'est pas la reproduction de ce qui a existé », a-t-il ajouté. Selon Edouard Philippe, « c'est le président de la République qui a tué la majorité présidentielle ». « Il l'a dissoute. C'est pas moi qui suis parti, c'est pas des frondeurs qui l'auraient énervé », a poursuivi le premier chef du gouvernement des quinquennats Macron. « Il a décidé de la dissoudre. Très bien, on passe à autre chose, mais autre chose ça peut pas être exactement la même chose qu'avant, donc c'est créer une nouvelle majorité parlementaire qui fonctionnera sur des bases différentes », a-t-il dit. « J'y suis prêt et c'est ce que j'essaie de construire ».
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Le RN et ses alliés de l'aile LR-Eric Ciotti reculent un peu, à 34% des intentions de vote, devant l'alliance de gauche qui grignote un point à 29%, tandis que le camp macroniste refait un peu de son retard à 22%, selon un sondage quotidien Ifop-Fiducial paru jeudi pour LCI, Le Figaro et Sud Radio. Un autre baromètre Toluna-Harris Interactive pour Challenges, M6 et RTL a présenté jeudi des chiffres assez proches, avec un RN et ses alliés à 35% d'intentions de vote, un Nouveau Front populaire à 26% et une majorité présidentielle créditée de 21%.
Le sondage Ifop a été réalisé par internet du 18 au 20 juin sur un échantillon représentatif de 1.861 personnes inscrites sur les listes électorales. Les marges d'erreur sont comprises entre 1,1 et 2,5 points. L'enquête Toluna-Harris Interactive a été réalisée via la même méthode, du 19 au 20 juin sur un échantillon représentatif de 2.004 personnes inscrites sur les listes électorales (marges d'erreur entre 1 et 2,3 points).
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Après les footballeurs Marcus Thuram et Kylian Mbappé, le capitaine et demi de mêlée de Toulouse et du XV de France Antoine Dupont a appelé ce jeudi les Français « à aller voter » aux élections législatives. « Si j'ai un message, c'est surtout d'aller voter. On a la chance de pouvoir s'exprimer en allant aux urnes. C'est la première chose à faire », a assuré Dupont en conférence de presse à la veille de la demi-finale du Top 14, face à La Rochelle.
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Le maire LR de Cannes ambitionne de peser lors des élections législatives, avec son parti Nouvelle Energie (NE) qui soutient 71 candidats. Le président de l'influente Association des maires de France (AMF), qui nourrit des ambitions élyséennes pour 2027, entend donner lors des législatives une dimension nationale à sa formation, créée pour conquérir la mairie de Cannes il y a dix ans.
Parmi les 71 candidats qui arborent son logo, la plupart sont rattachés aux Républicains, d'autres au Nouveau Centre d'Hervé Morin et quatre ont été investis uniquement avec l'étiquette NE. David Lisnard a choisi de lancer son parti aux législatives « pour ajouter des compétences et essayer d'avoir des nouveaux talents », afin d'apporter « une première pierre de reconstruction d'une droite libérale, nationale et humaniste », a-t-il expliqué à l'AFP.
Ce jeudi matin, les représentants des partis ont esquissé les grandes lignes de leur programme économique devant un parterre de chefs d'entreprises et de représentants du patronat, à l'initiative du Medef. La fiscalité s'est révélée comme étant un sujet incontournable, a fortiori, au lendemain de la procédure pour déficit excessif ouverte par la Commission européenne. La Tribune vous propose un décryptage des mesures avancées auprès des patrons.
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Le président du MoDem François Bayrou a mis en garde jeudi à Lille contre les « deux dangers mortels pour la société » que représentent selon lui le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire lors des élections législatives.
Il a estimé que les électeurs allaient se retrouver lors de ce scrutin face à « trois propositions politiques », dont deux sont synonymes de « déstabilisation complète du pays et de l'Europe ». « L'extrémisme des deux côtés constitue un danger aussi grave », a-t-il insisté.
« Je ne comprends pas sa réaction », a réagi auprès de France info Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz-Birkenau, après que Serge Klarsfeld, historien, avocat et défenseur de la cause des déportés juifs en France a annoncé qu'en cas de duel avec la gauche lors des législatives, il voterait pour le Rassemblement national.
« Quand je vois Klarsfeld qui se met d'accord avec eux, là tu te dis qu'il y a quelque chose qui ne va plus. Si même les juifs se mettent du côté de l'extrême droite, on n'en finira jamais », a déploré Ginette Kolinka. Alors que Serge Klarsfeld affirme que le RN a « fait sa mue » et « soutient les Juifs », elle répond que « peut-être qu'ils le font en parole, mais une fois qu'il aura les voix, qu'est-ce qu'il fera ? » « On arrive pas à croire que l'extrême droite arrive nous défendre », a-t-elle encore déclaré.
Le Conseil constitutionnel a rejeté jeudi dix recours qui contestaient le décret de convocation des électeurs aux législatives anticipées du 30 juin et du 7 juillet, jugeant les délais conformes à la loi fondamentale. Après la dissolution de l'Assemblée nationale, plusieurs recours avaient été déposés pour protester contre les dates des législatives dans des délais considérés comme trop courts et de nature à « porter gravement atteinte à la sincérité du scrutin ».
Selon l'article 12 de la Constitution, « les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution ». Pour le Conseil constitutionnel, ce délai est respecté, y compris pour des élections anticipées de 24 heures dans les outre-mer.
Le Conseil constitutionnel écarte aussi les arguments sur les risques d'atteinte à la sincérité du scrutin ou sur le fait que l'élection a lieu à partir des listes électorales arrêtées à la date du décret du 9 juin.
« Une cohabitation, c'est une autre politique. Moi je veux une autre politique », a déclaré Xavier Bertrand sur France Bleu Nord ce jeudi matin. « Monsieur Macron avait la voiture, il avait le volant, il nous a mis dans le fossé. Il faut lui enlever les mains du volant, autrement il va nous mettre dans le ravin. Je me bats pour qu'on impose une autre conduite et une autre trajectoire pour notre pays », a ajouté le président LR de la région Hauts-de-France.
La Conférence des évêques de France (CEF) appelle les catholiques à « surmonter peurs, colères, angoisses » pour être « des acteurs de l'amitié sociale », jeudi dans un texte publié à l'approche des élections législatives.
« Le résultat des élections européennes est un symptôme de plus d'une société inquiète, douloureuse, divisée » et la dissolution de l'Assemblée nationale « a placé notre pays dans un trouble inattendu », affirme le Conseil permanent de la CEF en préambule d'une « prière des évêques » à l'attention des fidèles.
S'il se garde de donner une consigne de vote, le texte souligne le « malaise social » lié selon les évêques à « l'individualisme et l'égoïsme » des sociétés, « la dissolution des liens sociaux », « la fragilisation des familles », « la pression de la consommation », et enfin « l'affaiblissement de notre sens du respect de la vie humaine » et « l'effacement de Dieu dans la conscience commune ».
L'Institut Montaigne a chiffré trois des propositions annoncées par Gabriel Attal ce jeudi matin. Selon le think tank libéral, baisser les factures d'électricité de 15% dès février 2025 coûterait 2,4 milliards d'euros par an ; élargir la prime de partage de la valeur de 3.000 à 10.000 € par an couterait 6,5 milliards d'euros chaque année ; et supprimer les frais de notaires pour les primo-accédants lors de l'achat d'un logement jusqu'à 250 000 € représenterait un coût de 3,3 milliards d'euros par an.
Edouard Philippe a qualifié jeudi Eric Ciotti de « champion du monde des alliances secrètes » pour son rapprochement avec le RN, rejetant ses accusations d'un accord tacite entre la macronie et LR notamment dans les Hauts-de-Seine.
Dans un entretien au journal Le Figaro, Eric Ciotti, à l'origine d'une « coalition » entre la droite et le RN aux législatives, a dénoncé jeudi une "alliance secrète" entre la macronie et les LR qui s'efforcent de l'exclure de leur présidence et la macronie.
Engagé de longue date à gauche, le patron de presse a affiché ce jeudi son soutien au Nouveau Front populaire (NFP) en vue des législatives. L'ancien directeur général délégué de la banque Lazard, actuellement associé chez Centerview Partners, a fustigé le bilan du gouvernement actuel, citant en vrac une « dérive des finances publiques », un « déficit budgétaire hors de contrôle » et des « mesures antisociales ».
Il a également averti contre « le retour de la "bête immonde" du siècle précédent mais avec des nouveaux masques ». Le Rassemblement national (RN) porte selon Matthieu Pigasse la « même haine, le même rejet de l'autre, le même repli sur soi, la même société de la peur et de la défiance ». Matthieu Pigasse est une voix rare, sinon isolée, dans le milieu de la finance française.
La perspective d'un gouvernement estampillé Rassemblement national au terme des législatives inquiète, y compris en dehors de la sphère politique. Le champion olympique par équipe d'épée à Rio Yannick Borel a déclaré ce mercredi avoir « peur d'imaginer le RN au pouvoir » à l'occasion d'un point presse aux championnats d'Europe à Bâle où il a déclaré forfait.
« Il y a eu une pétition de sportifs appelant à voter contre le RN. Plusieurs sportifs se sont prononcés contre, je les rejoins dans ce sens-là », a ajouté Yannick Borel. Une référence à un texte signé par plusieurs dizaines de personnalités du sport français et publié dimanche sur le site de L'Equipe. Les signataires, dont une autre escrimeuse, Ysaora Thibus, exhortent à voter contre l'extrême droite lors des élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet.
L'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault a dénoncé ce jeudi sur France Bleu Loire Océan « l'irresponsabilité » des macronistes, qui renvoient dos à dos RN et Nouveau Front populaire. « C'est surtout un affront à ceux qui en 2017 mais aussi en 2022 au deuxième tour de l'élection présidentielle n'ont pas hésité un instant à voter pour Emmanuel Macron et qui n'ont pas eu en retour une reconnaissance », a-t-il déclaré. « Ça n'a pas empêché Emmanuel Macron de ne rien écouter, comme par exemple de faire la réforme des retraites, la loi immigration et encore très récemment les nouvelles règles d'indemnisation du chômage ».
« Protéger les personnes, ça coûte », déclare Sandrine Rousseau (Les Écologistes) sur franceinfo. « Il y a un chiffrage qui est en train d'être réalisé, et en face des dépenses il y a des recettes. Non seulement nous n'allons pas creuser le déficit mais, en Espagne il y a eu l'arrivée au pouvoir de la gauche qui a fait des mesures qui sont très proches de celles que nous mettons dans le programme du Front populaire, et ça a augmenté le PIB de 2,2% », a affirmé la députée sortante. « De sorte que ces programmes ne sont pas des programmes qui affaiblissent l'économie française, mais qui permettent au contraire de protéger les plus vulnérables et de prendre un virage », défend Sandrine Rousseau.
Gabriel Attal a enjoint mercredi aux responsables politiques de « mettre des digues » face à la montée de l'antisémitisme et de « refuser de (le) banaliser », visant Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise.
« Les responsables politiques et partis politiques ont une responsabilité pour mettre des digues, pour empêcher qu'un certain nombre de discours se banalisent », a affirmé le Premier ministre, qui mène la campagne du camp présidentiel aux élections législatives. « Parce qu'un discours qui se banalise, une haine qui se banalise, ça peut conduire certains, y compris des jeunes, au pire », a-t-il ajouté.
Gabriel Attal a appelé ce mercredi les Français à le « choisir » comme Premier ministre dès le premier tour des élections législatives, alors qu'il était interrogé sur la nécessité ou pas de faire campagne avec Emmanuel Macron compte tenu de l'animosité que le président suscite parmi les électeurs.
« J'aimerais pouvoir prendre cet engagement devant les Français et leur dire que par miracle on pourra augmenter le Smic à 1600 euros par mois », a déclaré le Premier ministre Gabriel Attal lors de sa conférence de presse. « Pourquoi on ne le fait pas ? Parce qu'on sait que ça détruit de l'emploi et que cela plongerait des Français au chômage alors même que nous sommes en train de sortir notre pays du chômage de masse », a-t-il expliqué depuis le QG de Renaissance ce jeudi matin.
La députée écologiste Sandrine Rousseau a réfuté jeudi tout « antisémitisme stucturel » à LFI et dans le Nouveau Front populaire, alors qu'elle a été critiquée la veille dans la manifestation de soutien à la victime d'un viol en réunion antisémite à Courbevoie.
« J'ai failli être virée de cette manifestation (à Paris, ndlr). On m'a accusée d'être responsable du viol de cette enfant, vous imaginez, vu mes combats, ce que c'est », s'est exclamée sur franceinfo l'élue écologiste et féministe.La députée de Paris a voulu s'« opposer en faux » aux reproches faits à La France insoumise (LFI), à laquelle son parti s'est allié en vue des législatives anticipées, d'entretenir un antisémitisme latent pour gagner le vote musulman. Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon est particulièrement visé après avoir évoqué un antisémitisme « résiduel » en France.
Autres propositions annoncées par Gabriel Attal ce jeudi : le doublement du budget de l'armée d'ici 2030, la généralisation du service national universel d'ici 2026, la révision de l'excuse de la minorité pour les récidivistes et la poursuite des expulsions pour tout étranger délinquant ou radicalisé.
« Le jour d'après, ce serait les violences qu'ils attisent qui s'afficheraient à visage découvert », en cas de victoire du RN, met en garde Gabriel Attal. « Combien sont-ils à attendre une victoire de l'extrême-droite pour libérer cette haine ? », s'interroge-t-il.
Sur l'environnement, le Premier ministre propose la mise en chantier de 14 nouveaux réacteurs nucléaires, 100.000 véhicules propres en location à 100 euros par mois maximum, la baisse de 20% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2027 et de supprimer le plastique jetable.
Gabriel Attal propose de mensualiser la prime Macron et de remonter son plafond à 10.000 euros, d'expérimenter la semaine de quatre jours et de supprimer l'impôt pour les donations jusqu'à 150.000 euros par enfant.
Gabriel Attal attaque tour à tour les propositions du Nouveau Front populaire et du Rassemblement national. « Leurs programmes, ce serait le retour au chômage de masse », lance-t-il depuis le QG de Renaissance.
Gabriel Attal promet de « gagner plus et dépenser moins pour les classes moyennes et les Français qui travaillent dur » et propose en cas de victoire aux législatives la baisse de la facture d'électricité de 15% dès cet hiver, la suppression des frais de notaires pour les achats de moins de 250.000 euros, les achats groupés de fournitures scolaires et une règle d'or dans la loi : « pas de hausse d'impôt ».
Gabriel Attal doit tenir dans quelques instants une conférence de presse pour défendre le programme du parti présidentiel et les « conséquences concrètes » des projets menés par ses adversaires aux élections.
« Notre programme n'est absolument pas dangereux », déclare le député RN sortant de la Somme Jean-Philippe Tanguy sur BFMTV, en réponse au Medef qui trouve « dangereuses » pour l'économie les propositions du RN et du Nouveau Front populaire. « La dangerosité, c'est l'extrême-centre », réplique le candidat à sa réélection.
« Nous sommes là pour confronter leurs programmes à nos priorités », rappelle Patrick Martin, le patron du Medef, alors que va débuter l'audition des partis et coalitions en vue des élections législatives. Ce sera Édouard Philippe, patron d'Horizons, le premier à se prêter à l'exercice.
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Les LR sont-ils morts ? « Ça fait longtemps qu'ils le sont », répond Bruno Le Maire sur Europe 1. « Depuis 2017, je leur dis que la vie politique française s'est reconstituée entre trois blocs. Je leur dis : "Si vous ne voulez pas être broyés entre trois blocs, il faut que vous nous rejoigniez" », affirme le ministre de l'Economie.
« Le programme du Rassemblement national est une page blanche », lance Bruno Le Maire sur Europe 1. « On ne confie pas le pouvoir de la France à un parti qui n'a plus de projet », déclare le ministre de l'Économie.
Invité de la matinale d'Europe 1, le ministre de l'Economie affirme ce jeudi que le Smic à 1600 euros net proposé par le Nouveau Front populaire « conduira à une augmentation du chomage de masse » et à un « appauvrissement du pays ».
Pour le ministre de l'Economie, les programmes du NFP et du RN sont « à contre-temps ». « Au moment où il faudrait rétablir les comptes, reconstituer des réserves financières pour protéger nos compatriotes notamment dans la sécurité et la transition écologique, les deux forces d'opposition, extrême-droite et extrême gauche, ouvrent grand les vannes de la dépense publique », a déploré Bruno Le Maire.
Interrogé sur la proposition du Nouveau Front populaire d'augmenter le Smic à 1600 euros net, l'économiste Mathieu Plane estime que « tout est possible ». « Après, quel impact ça peut avoir ?, s'interroge-t-il. Effectivement ça permettrait de relever le pouvoir d'achat des salariés les plus modestes, ça pose quand même deux questions : qu'est-ce qui se passe pour le salaires juste au-dessus du Smic ? Est-ce qu'on aura la même diffusion sur les grilles de salaires ? Et puis le problème il est aussi sur la capacité des entreprises à absorber une telle augmentation ». « Je pense que ça sera compliqué », ajoute l'économiste à l'OFCE, qui anticipe « des effets négatifs pour l'emploi », ainsi que les risques « d'une spirale inflationniste » et « sur la compétitivité ».
Le Medef, première organisation patronale française, a jugé mercredi « inappropriées » et « dangereuses » pour l'économie française des mesures proposées par le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire en vue des législatives des 30 juin et 7 juillet.
« Plusieurs mesures proposées par le Nouveau Front Populaire et le Rassemblement national apparaissent inappropriées et même dangereuses pour l'économie française, la croissance et l'emploi », a prévenu le Medef à la veille de l'audition de responsables des principaux partis en lice.
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Marion Maréchal, ex-Reconquête, élue le 9 juin au Parlement européen, a rejoint le groupe ECR, a annoncé mercredi ce groupe politique, qui rassemble une partie de l'extrême droite à Strasbourg.
Le groupe ECR, où siège notamment le parti Fratelli d'Italia de la cheffe du gouvernement italien Georgia Meloni, a annoncé ce ralliement et celui de plusieurs autres députés, ce qui lui permet, affirme-t-il, de dépasser désormais, avec un total de 83 députés, le groupe centriste Renew Europe, où se retrouvent les députés français de Renaissance.
Un débat opposera Gabriel Attal, Jordan Bardella et Manuel Bompard le 25 juin en soirée sur TF1, à cinq jours du premier tour des élections législatives, a annoncé mercredi la première chaîne française, confirmant une information du Figaro.
Ce débat entre le Premier ministre issu de Renaissance, le président du Rassemblement national et l'ancien député de La France insoumise sera animé par Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray, selon le journal.
Ce jeudi matin, les principaux chefs de partis et coalitions seront auditionnés par le Medef. Le syndicat patronal les interrogera aux côtés de la CPME et l'U2P. L'occasion de revenir sur les nombreuses mesures annoncées tant par le Nouveau Front populaire, que le Rassemblement national et le gouvernement. Un événement que suivra La Tribune en direct dans ce live à partir de 8H30.
Mercredi déjà, le principal syndicat patronal a publié ses dix conditions pour la réussite économique de la France arguant qu'« il y a urgence à remettre de la rationalité et de la transparence dans le débat public ». Dans ce document, le Medef alerte sur « plusieurs mesures proposées par le Nouveau Front populaire et le Rassemblement National (qui apparaissent inappropriées et même dangereuses pour l'économie française, la croissance et l'emploi » et appelle à une « cohérence et stabilité économiques ».
Bienvenue dans ce direct consacré aux élections législatives, suite à la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par le chef de l'Etat.
Emmanuel Macron a annoncé dimanche 9 juin la dissolution de l'Assemblée nationale après la victoire écrasante de l'extrême droite aux élections européennes et convoqué des élections législatives anticipées le 30 juin et le 7 juillet.
« Après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale », a ainsi déclaré le chef de l'Etat dans une allocution télévisée après l'annonce des résultats.
Cette décision surprise du président de la République a donné le coup d'envoi d'une campagne électorale express qui ne durera que deux semaines. Trois blocs politiques se distinguent désormais dans cette nouvelle course : à l'extrême droite, le Rassemblement national, haut dans les sondages et porté par son bon score aux élections européennes. Renaissance, le parti de la majorité présidentielle, en perte de vitesse. A gauche, une alliance baptisée « Nouveau Front populaire » est née, avec dedans les principales forces politiques de ce bord (PS, La France insoumise, EELV, etc).
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Les différentes forces politiques du pays ont bouclé dimanche dernier la liste de leurs candidats aux prochaines législatives. La majorité présidentielle a annoncé avoir laissé 67 circonscriptions délibérément sans candidat afin de les confier à « l'arc républicain » pour « lutter dès le premier tour contre les extrêmes ».
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