Les Français restent attachés à la diversité et l'inclusion en entreprise

Jean-Victor Semeraro

Photo d'illustration
iStock

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Plus de sept Français sur dix soutiennent les politiques de diversité, équité et inclusion (DEI) menées au sein des entreprises tricolores. C'est ce que souligne l'étude Ipsos dévoilée ce mercredi 9 avril dans un contexte international où ces programmes sont remis en question aux États-Unis par l'administration Trump.
Selon les personnes interrogées, les efforts accomplis par les entreprises ont permis d'améliorer la situation des femmes et des personnes handicapées ces dernières années. Et, dans une moindre mesure, celle des personnes LGBT.
Ce jugement positif n'est pas sans lien avec une des statistiques mise en exergue par l'étude.
Des salariés qui soulignent ressentir concrètement les bienfaits de tels programmes dans leur quotidien professionnel.
Ainsi, pour 65 % d'entre eux, ces politiques apportent du bien-être au travail, mais aussi contribuent à de meilleures relations entre collègues (67 %). À l'extérieur, plus de 7 sur 10 considèrent que l'image de leur société s'en trouve améliorée auprès de leurs clients.
Pas question donc d'abandonner ces politiques... D'autant moins qu'elles influencent les comportements des consommateurs.
C'est donc, sans surprise que l'abandon par de nombreuses entreprises américaines des programmes de diversité et inclusion (Ford, Disney, Meta, etc.) est jugé sévèrement, depuis l'Hexagone.
Pour rappel, le président américain a signé, dès le début de son mandat en janvier, un décret visant à rendre « illégaux » les programmes DEI (diversité, équité, inclusion) au sein de l'État fédéral. Fin mars, l'ambassade des États-Unis a même fait parvenir une lettre aux entreprises tricolores leur demandant de renoncer à toute politique DEI, sous peine de perdre l'accès aux appels d'offres de l'État fédéral américain.
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« Cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain. Ce ne sont pas les nôtres », avait vivement réagi le ministre de l'Économie, Éric Lombard. Une missive qui vient compliquer la vie des entreprises tricolores au moment où la guerre commerciale fait rage et que les droits de douane annoncés par Donald Trump entrent en vigueur.
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Jean-Victor Semeraro