Les négociations tarifaires entre médecins et Assurance maladie bloquent

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Cela devait être la dernière ligne droite des négociations sur la nouvelle convention médicale entre l'Assurance maladie et les syndicats. Mais face à l'incapacité des deux parties à se mettre d'accord, une nouvelle séance aura lieu mercredi 27 juillet. Et ce en dépit du coup de pression aux allures d'ultimatum de Nicolas Revel, directeur général de l'Assurance Maladie : "Même s'il n'y a pas tout, il faut quand même signer", a-t-il lancé aux syndicats, jeudi, au terme de trois jours de négociations.
Au début du mois, ces derniers s'insurgeaient du faible nombre de mesures dédiées aux médecins spécialistes. Jeudi, ils se sont plaints du calendrier de la mise en application de la mesure phare de l'Assurance maladie, dont le coût est estimé à 445 millions d'euros.Elle propose une hausse du prix de la consultation chez les médecins généralistes, de 23 à 25 euros, avec première revalorisation, d'un euro, le 1er avril et une seconde le 1er décembre, au lieu d'avril 2018.
Le CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, revenu à la table des négociation, évoque dans un communiqué publié vendredi un "projet loin des aspirations des médecins libéraux". Il réclame le passage immédiat à 25 euros, et "aucune baisse tarifaire quelle que soit la spécialité", notamment.
MG France, syndicat représentant les médecins généralistes libéraux, réclame également les "25 euros d'emblée". "En l'état, on ne signe pas", a déclaré Claude Leicher, du syndicat MG France. Les négociations entre l'Assurance maladie et les médecins sont censées aboutir avant la date butoir fixée au 26 août, sans quoi un règlement arbitral sera confié à une personnalité indépendante.
En année pleine, les mesures du projet de convention quinquennale coûteraient entre "910 et 920 millions d'euros", a estimé Nicolas Revel. L'investissement grimpe à 1,250 milliard d'euros en 2019 avec la participation des mutuelles.
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Outre la revalorisation à 25 euros de la consultation chez les médecins généralistes, plusieurs autres mesures ont été mises sur la table, jeudi :
Le contrat d'accès aux soins, qui incite les médecins signataires à limiter leurs dépassements d'honoraires en échange d'une prise en charge de leurs cotisations sociales, serait rebaptisé option tarifaire maîtrisée (Optam). Une option spécifique serait réservée aux chirurgien et aux gynécologues - obstétriciens, pour la rendre plus attractive.
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