Les plans de relance, incontournables mais au succès incertain

 |  | 826 mots
Lecture 5 min.
« Il ne faut pas oublier les mesures de court terme, car les six prochains mois sont très dangereux », notamment pour l'emploi, prévient Philippe Martin, président du Conseil d'analyse économique (CAE), organisme chargé de conseiller le gouvernement.
« Il ne faut pas oublier les mesures de court terme, car les six prochains mois sont très dangereux », notamment pour l'emploi, prévient Philippe Martin, président du Conseil d'analyse économique (CAE), organisme chargé de conseiller le gouvernement. (Crédits : Charles Platiau)
Incontournables des politiques économiques en temps de crise, les plans de relance n'ont pas toujours eu le succès escompté, notamment après 2008. Les institutions financières et les gouvernements assurent toutefois aujourd'hui avoir tiré les leçons de ces échecs pour combattre la crise actuelle générée par la pandémie de Covid-19.

« Ce qu'on a appris des plans de relance de 2008-2009 c'est que c'est important qu'ils soient coordonnés, qu'ils soient massifs et il ne faut pas les arrêter trop vite », résume Philippe Martin, président du Conseil d'analyse économique (CAE), organisme chargé de conseiller le gouvernement. Lorsqu'explose la crise financière et bancaire de 2008, les États se concentrent d'abord sur le sauvetage des banques, puis mettent en place des plans de relance. Mais en Europe, où la crise financière fait naître une crise de la dette grecque qui vire en lutte pour la survie de la zone euro, les États vont, dès 2011, stopper la relance et mener des politiques d'austérité.

Cette « énorme erreur », qui se traduit par exemple en France par des hausses d'impôts massives, fait que « l'Europe a mis dix ans à se remettre de la crise », constate Philippe Martin, pour qui les leçons ont été tirées aujourd'hui. « Après la crise de 2008, il y a eu un débat très fort autour de la notion d'austérité et sur le...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/08/2020 à 12:01 :
Quand on vous dit que c'est la vitesse de circulation de la monnaie et non sa quantité qui réglera le problème...., tout le monde va vers le plus facile et reste campé sur ses positions et intérêts immédiats! Grosses erreurs pour un retour de la confiance!
a écrit le 23/08/2020 à 21:26 :
Plan de relance, commission, comité , haute autorité ,experts ... que de titres ronflants pour de la communication sans intérêt ... Oui , ce pays est géré par l'ENA et c'est pourquoi le PIB/tête nous montre tous les jours que ce pays comme leTitanic, coule ..
a écrit le 23/08/2020 à 11:57 :
effets d'aubaine multiples avec le plan français : embauches primées de CDD très courts dans les entreprises du BTP , agricoles et du secteur des services ; recours massif aux travailleurs étrangers détachés ; forte augmentation des profits des fournisseurs alternatifs d'énergie dont le développement de productions subventionnées est soutenu par l'Etat ;hausse des importations de biens courants et exportation de capitaux ( vers pays africains dont Maghreb alimentées par l'aide de 20 milliards d'euro accordée aux familles dites défavorisées ; restructurations massives d'opportunité dans les grandes entreprises dont bénéficiaires d'aides publiques importantes .
ce plan est-il le plus approprié pour relancer durablement l'activité des entreprises et l'emploi ?
a écrit le 21/08/2020 à 12:14 :
Les retraités doivent poursuivre leurs efforts de moins consommer et dépenser. De réduire les étrennes aux petits enfants en leurs expliquant la politique de la Macronerie concernant le personnes âgées. Et surtout leur expliquer ce qu'est le socialisme politique de faire avec l'argent et les bras des autres, politique de luxure et en votant des Lois immorales.
Réponse de le 21/08/2020 à 16:58 :
En parlant de retraite :


Il y a comme un petit air de révolution au royaume du Danemark. Un peu plus d'un an après qu'elle est devenue Première ministre, la leader de la Social-démocratie, Mette Frederiksen, prépare une réforme de très grande ampleur, raconte Bloomberg. Elle veut en effet lever de nouveaux impôts, à hauteur de 400 millions d'euros, pour financer une réforme des retraites destinée à permettre le départ des salariés ayant des conditions de travail particulièrement difficiles.

Cette réforme était un axe majeur de campagne pour son camp qui s'est imposé aux élections législatives 2019. Le parti Social-démocratie avait en effet annoncé sa volonté de permettre à certains citoyens de prendre une retraite anticipée pour pénibilité du travail. Alors que son action contre le coronavirus a été saluée, Mette Frederiksen souhaiterait désormais capitaliser sur son très haut niveau d'approbation au Danemark afin de faire passer cette réforme.

Pour la financer, elle propose donc de nouvelles taxes à hauteur de 3 milliards de couronnes danoises, soit 400 millions d'euros. Ces taxes concerneront avant tout les banques, les fonds de pension et les investisseurs les plus aisés du pays. L'ambition de la femme politique de 42 ans est de voir cette réforme entrer en vigueur à l'horizon 2023. Il faudra encore convaincre le Folketing, le Parlement national du Danemark.
Réponse de le 23/08/2020 à 16:30 :
Le système de retraite français est bâti comme une pyramide de Ponzi qui, rappelons le, est une arnaque condamnable d'après la législation française. Et aujourd'hui, personne n'a d'explication valable pour justifier que des retraités à taux "plein" puissent avoir des indemnités différentes et que celles-ci ne sont pas indexées par rapport au SMIC.
a écrit le 21/08/2020 à 12:09 :
Tandis que les BTS n'arrivent même plus à trouver de stages.
a écrit le 21/08/2020 à 11:07 :
Les plans de relance se succèdent et se ressemble dans les résultats, seul une augmentation de circulation de la monnaie, et non sa quantité, peut résoudre le problème!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :