Industrie : les problèmes d'approvisionnement persistent
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Dans l'industrie automobile, le taux d'utilisation des machines est en chute libre.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Dans l'industrie automobile, le taux d'utilisation des machines est en chute libre.
Reuters
Les effets de la pandémie sur l'économie française jouent les prolongations. Plus de deux ans après l'arrivée du virus sur le territoire européen, l'industrie française reste empêtrée dans une crise à rallonge. Selon le dernier point de conjoncture de la Banque de France portant sur le mois de septembre, le niveau d'activité de l'industrie hexagonale demeure cinq points inférieur à son niveau d'avant crise (95%). La part des chefs d'entreprise connaissant des obstacles d'approvisionnement continue de grimper passant de 44% en mai à 56% en septembre.
A l'opposé, l'activité dans les services et la construction continuent de progresser après un été favorable. A ces freins sur l'approvisionnement, s'ajoutent également les problèmes de recrutement. Au final, le produit intérieur brut (PIB) de l'économie française devrait progresser de 2,3% au troisième trimestre, selon la dernière prévision des économistes, conformément aux dernières projections. Sur l'ensemble de l'année 2021, la Banque de France prévoit une croissance de la valeur ajoutée de 6,3%, très proche de celle de l'Insee (6,25%). "L'économie française est quasiment revenue au niveau d'activité d'avant crise. L'activité a progressé au mois de septembre et en octobre", a déclaré l'économiste de la Banque centrale Olivier Garnier lors d'un point presse.
À lire également
Le coup de frein dans l'industrie est en grande partie provoqué par la situation critique dans l'industrie automobile. La pénurie persistante des composants électroniques comme les semi-conducteurs affecte particulièrement cette branche déjà fragilisée par la déflagration de la crise sanitaire et les délocalisations des sites de production depuis des années. Le taux d'utilisation des capacités de production a considérablement chuté entre août et septembre, passant de 69% à 56%, malgré des carnets de commande relativement élevés. C'est le chiffre le plus bas dans l'industrie en général (77%).
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?