Loi Travail : Martinez et El Khomri constatent leurs désaccords

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A l'issue de la rencontre avec la ministre, une première depuis début mars, le leader de la CGT a dénoncé l'absence de réaction de François Hollande qui, malgré les différentes mobilisations, n'a pas donné suite à la demande de rencontre formulée par l'intersyndicale opposée à la loi travail.
A l'issue de la rencontre avec la ministre, une première depuis début mars, le leader de la CGT a dénoncé l'absence de réaction de François Hollande qui, malgré les différentes mobilisations, n'a pas donné suite à la demande de rencontre formulée par l'intersyndicale opposée à la loi travail. (Crédits : REUTERS/Jacky Naegelen)
Le gouvernement et la CGT n'ont "pas trouvé de consensus" vendredi sur la loi travail, a indiqué la ministre du Travail, Myriam El Khomri, après une rencontre avec le numéro un du syndicat, Philippe Martinez.

Chacun reste sur sa ligne. Après sa rencontre avec la ministre du Travail Myriam El Khomri, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a indiqué que les "désaccords sont confirmés" avec le gouvernement sur la loi travail.

"Il y a des points de désaccords entre la CGT et le gouvernement sur des choses de fond, ces désaccords se sont confirmés aujourd'hui", a-t-il dit.

Le représentant du premier syndicat, à la pointe de la contestation contre la loi travail, a listé comme divergences "la question du respect de la hiérarchie des normes, des licenciements économiques, de la médecine du travail, du référendum".

"Il faut retirer ou réécrire ces articles", a-t-il affirmé en jugeant qu'il n'y a "aucune raison" de renoncer aux journées de mobilisation des 23 et 28 juin.

A l'issue de la rencontre avec la ministre, une première depuis début mars, le leader de la CGT a dénoncé l'absence de réaction de François Hollande qui, malgré les différentes mobilisations, n'a pas donné suite à la demande de rencontre formulée par l'intersyndicale opposée à la loi travail.

"Dommage que le président n'ait pas répondu oui ou non" à la lettre envoyée par les organisations de salariés (CGT, FO, FSU, Solidaires) et de jeunesse (Unef, Fidl, UNL).

Important de renouer le dialogue avec la CGT, mais...

De son côté, la ministre du Travail a reconnu que les deux parties n'avaient pas réussi à trouver de "consensus". Pour autant, "cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas en capacité de mieux travailler ensemble", a-t-elle ajouté, à l'issue de cette rencontre.

Estimant qu'il était "important" d'avoir "renoué le dialogue avec la CGT", la ministre a dit qu'elle allait désormais "regarder attentivement" les propositions remises par le premier syndicat vendredi matin.

Toutefois, le gouvernement ne retirera pas les articles qui fâchent la CGT, a répété une nouvelle fois Mme El Khomri.

"Enrichir le texte oui, mais sans en dénaturer la philosophie, c'est très clair de ce point de vue là, et notamment la primauté de l'accord d'entreprise en matière de temps de travail", a-t-elle déclaré.

(avec AFP)

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a écrit le 18/06/2016 à 7:37 :
un sueel contrat de travail à durée illimitée mais avec une simplification des procédures de licenciement et un refonte des indemnités
le code du travail est devenu comme le code de la sécurité sociale et du code général des impôts trop complexes.
La superposition des lois, des différents contrats existant ne donne plus de lecture simple et surtout compréhensible
Tout le monde sait qu'il faut faire le ménage, mais il faut que l'ensemble des partis y trouve leur compte. Ce n'est pas en précarisant le monde des ouvriers et employés que l'état et les entreprises y gagneront mais bien en organisant la vie en dehors de l'entreprise (formation professionnelle, revenu d'activité avec un plancher, et surtout avec un plafond à 2.5 fois le smic)
Maintenant tout ce tapage médiatique pour nous dire que cgt et gouvernement était en désaccord, alors on nous prend pour des "billes", ça on le savait déjà et on n'a pas besoin d'énarque et de conseillers ministériels et encore moins de ce type de réunion pour finir de nous convaincre.
a écrit le 17/06/2016 à 18:27 :
La loi travail n'est qu'un prétexte nous sommes dans une lutte de pouvoir qui oppose Hollande à Martinez chacun voulant prouver qu'il est le plus fort sans rien céder face aux électeurs ou aux adhérents de la cgt .Gattaz qui pense lui aussi à sa réélection ne fait rien d'autre de son côté ..........je pense que malheureusement dans tout cela les intérêts des salariés ou des chefs d'entreprises est secondaire : Hollande est l'homme à abattre CGT MEDEF même combat !!!....Que les candidats à la présidentielle retiennent la leçon car l'heureux élu de 2017 subira le même sort !!!
a écrit le 17/06/2016 à 16:32 :
Pour sortir de ce mépris du gouvernement Valls,

il serait raisonnable que les 7 syndicats se décident à engager une grève générale très dure, durable,

le plus vite possible, dès Lundi prochain 20 juin 2016,

cela évitera les manipulations de Valls et Cazeneuve qui laissent les casseurs agir, peut être même manipule voir organise les casseurs bien ressemblants à des opérations professionnels, pour décrédibiliser les défilés syndicaux ;

L'eurofoot2016, plus personne n'en parlera dans 10 jours, on s'en moque totalement, seuls quelques voyous de la finance en profitent un maximum avec leurs amis politiques Députés et sénateurs,

la misère et la précarité, elle va tuer l'avenir des enfants de la France pour plusieurs générations.
Réponse de le 17/06/2016 à 19:08 :
fait grève autant que vous voulez du moment que vous ne m'empêchez pas d'exercer mon droit d'aller bosser !
Réponse de le 18/06/2016 à 20:52 :
La CGT aussi laisse agir en toute impunité les casseurs.
Réponse de le 19/06/2016 à 19:18 :
@joeblack: personne ne t'empêche ton droit d'aller bosser, car tu peux acheter un vélo ou y aller à pied, comme les anciens. Et surtout, ne refuse aucun avantage que ceux qui se battent pourraient obtenir pour toi. Allez, tous pour un et tous pour toi :-)
a écrit le 17/06/2016 à 14:03 :
@douche froide . Le taux de CSG à 3.8% est le taux réduit. Les retraités sont à 6.6% et les salariés à 7.5%. Le nouveau dispositif de calcul ? vise à réformer les "inégalités" du type où des hauts revenus en utilisant les niches fiscales ne paient que sur 3.8% au lieu des 6.6% et 7.5%. Attendons de voir de quoi les éléphants vont accoucher ?
a écrit le 17/06/2016 à 13:50 :
La CGT s'accroche toujours aux branches
a écrit le 17/06/2016 à 13:41 :
Sur le fond une loi remettant en cause le code du travail pas dans le programme du candidat Moi président, passé avec le 49,3 outil constitutionnel mais peu démocratique, quatre mois de manifestation, un seul syndicat favorable à cette loi, tous les autres opposés, CFE CGC idem, une opinion publique majoritairement contre cette loi,aux manettes un premier ministre fermé,une ministre du travail souriante, un président sourd préférant commémorer les morts liés au terrorisme bref la rencontre avec Mr Martinez ne pouvait pas servir à grand chose...
a écrit le 17/06/2016 à 13:27 :
C'est normal qu'il y ait primauté de l'accord d'entreprise sur le temps de travail. Par contre le salaire horaire doit être toujours maintenu sinon il n'y aurait plus de limite dans les petites entreprises où les syndicats sont inexistants. Bizarre qu'on ne fasse jamais de distinction entre temps et salaire horaire...
a écrit le 17/06/2016 à 12:53 :
A vrai dire c'est surtout parce que la "mobilisation" est à bout de souffle (à un point tel que la CGT a cru utile de multiplier par plus de 10, un facteur jamais atteint, la participation réelle aux manifs de mardi) qu'on en est là.
a écrit le 17/06/2016 à 12:45 :
Question bete - Combien perdrait la CGT en cas d'inversion des normes?
a écrit le 17/06/2016 à 12:24 :
En fait le problème est plus général, nivellement des retraites, assurance-chômage et paritarisme en danger, loi travail, taxes et impôts, remboursements SS, prise en charge médicaments, répartition des richesses, redistribution en absence ......La France vit au-dessus de ses moyens, alors la question n'est pas de savoir si ça va péter, mais quand ?
Réponse de le 17/06/2016 à 12:52 :
les premiers courriers de la carsat adressés aux retraités les informants de l'augmentation de la csg de 3,8% sont dans les cartons prêts pour expedition
Réponse de le 18/06/2016 à 12:47 :
CE N AI PAS FAUX? VIVRE A GREDIT CELA NE VAS PAS DURES ? ALORS LA QUESTION ET BIEN COMMENT VONT ILS FAIRE POUR QUE CELA N EXPLOSE PAS??? CETTE CONNERIE DE LOIE NE CHANGERAS RIEN AUX VRAIS PROBLEME QUI EST LA DETTE FRANCAISE QUI VAS BIENTOT ATTEINDRE 100% DE P I B ???
a écrit le 17/06/2016 à 12:08 :
Quelle mascarade pour donner le sentiment que le petiot à moustache négocie avec un ministre du gouvernement. On rigole, surtout du coté de ce qui ne sont pas dupes.
Réponse de le 17/06/2016 à 12:58 :
En fait c'est la confrontation de deux impuissances, celles d'un syndicalisme archaïque qui se délite (la CFDT est probablement devant la CGT maintenant), et celle d'un exécutif parvenu au pouvoir par, sinon le mensonge, du moins l'ambiguïté, sur une ligne à gauche toute et incapable de justifier et d'assumer son changement de pied, et qui maintenant est condamné à la gestion du courant en attendant l'alternance.
a écrit le 17/06/2016 à 12:05 :
Ce matin à Saint Nazaire des lycéens n'ont pas pu passer la bac français à cause du blocage du pont par des grévistes.
Scandaleux. Ecoeurant.
Les staliniens de la CGT sont des égoïstes.
Ils ne sont pas élus par les français mais par une minorité de salariés. Ils n'ont pas à décider de nos lois.
Réponse de le 17/06/2016 à 13:05 :
Les lycéens floués doivent évidemment déposer plainte contre les organisateurs de ce blocage. Par ailleurs, le pont de Saint-Nazaire se bloque suffisamment souvent spontanément spontanément (le moindre accrochage ou simplement l'intensité du trafic peuvent y provoquer d'interminables bouchons) pour ne pas se poser enfin la question de l'indispensable doublement de cette infrastructure névralgique au coeur d'une région économique de première importance, soit à côté (un pont par sens de circulation) soit à quelques kilomètres en amont, par exemple entre Donges et Paimboeuf).

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