Loi Travail : cette fois, l'exécutif menace d'interdire les manifestations

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Pour François Hollande, si la préservation des biens et des personnes ne pouvait plus être garantie, l'exécutif pourrait décider de ne pas autoriser les prochains rassemblements.
Pour François Hollande, si la préservation "des biens et des personnes" ne pouvait plus être garantie, l'exécutif pourrait décider de ne pas autoriser les prochains rassemblements. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Après avoir appelé à l'arrêt des grèves à plusieurs reprises, le Premier ministre demande à ce que les manifestations cessent à Paris. Il a par ailleurs réaffirmé au micro de France Inter, ce mercredi 15 juin, que le projet de loi Travail ne changerait pas. Par la suite, François Hollande a clairement menacé de faire interdire les manifestations, au lendemain de nouvelles violences à Paris.

Le ton monte entre le gouvernement et les syndicats. François Hollande a annoncé mercredi en conseil des ministres que les manifestations futures contre la loi Travail pourraient désormais être interdites.

La manifestation de mardi, qui a réuni 1 million de personnes à Paris selon les syndicats (80.000 selon les autorités) et 300.000 de plus à travers la France, a été le théâtre d'affrontements entre casseurs et policiers. Au total, au moins 29 policiers et 11 manifestants ont été blessés, tandis que 58 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de de police. Fait rare, les forces de l'ordre ont eu recours a un canon à eau pour disperser la foule près du carrefour Duroc, non loin des Invalides

Pour François Hollande, si la préservation "des biens et des personnes" ne pouvait plus être garantie, l'exécutif pourrait décider de ne pas autoriser les prochains rassemblements. La CGT a immédiatement réagi en évoquant "un gouvernement aux abois" et en établissant un parallèle avec l'Euro :

"Comme il n'est pas de la responsabilité des supporters d'assurer la sécurité dans et autour des stades de l'euro de football, de la même façon il n'est pas de la responsabilité des manifestants d'assurer la sécurité dans et autour d'une manifestation autorisée par la préfecture de police" écrit le syndicat dans un communiqué.

Pas d'évolution sur la loi Travail

Le gouvernement refuse en tout cas de lâcher du lest sur la loi Travail. Le texte ne bougera pas d'une virgule. Invité de France Inter mercredi matin 15 juin, le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé qu'il ne "changera(it) pas" le projet de loi travail avant de dénoncer l'attitude "ambigüe" de la CGT à l'égard des casseurs et appelé le syndicat à ne plus organiser de grandes manifestations à Paris.

"Le gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat d'un compromis avec les syndicats réformistes il y a plusieurs mois", a assuré le Premier ministre. "Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris et au cas par cas, car vous savez qu'on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons, nous, nos responsabilités", a-t-il dit, fustigeant des casseurs "qui voulaient sans doute tuer" des policiers.

Rendez-vous entre la CGT et Myriam El Khomri vendredi

Prochaine étape pour les syndicats contestataires, qui ont salué la forte mobilisation de mardi, le rendez-vous, vendredi, entre le numéro un de la CGT Philippe Martinez et la ministre du Travail Myriam El Khomri - le premier depuis mars - pour "clarifier les choses et mettre sur la table les propositions de la CGT". Signe que les lignes (re)recommencent à bouger? Sans doute, même si l'intersyndicale a déjà appelé à de nouvelles journées d'actions fin juin. Mais l'attitude de la CGT-cheminots, qui a décidé de ne pas faire jouer son droit d'opposition contre les nouveaux accords d'entreprise, montre que l'heure est plutôt à la détente.

(Avec AFP)

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a écrit le 16/06/2016 à 12:12 :
C'est idiot de menacer !!! Faites le !!! après un mois de casse, ça suffit !!! Demandez aux riverains des manifs qu'est-ce qu'ils en pensent !!!
a écrit le 16/06/2016 à 7:58 :
Faire des menaces, pour retranscrire dans la loi française une directive de Bruxelles sous peine de sanction, ne semble pas être très démocratique!
a écrit le 16/06/2016 à 7:34 :
Les CRS ont lancé les lacrymogènes dès 14 h 15 alors que la manifestation ne s'était ébranlée que depuis environ 40 minutes. Source: Libération.
C'était donc bien avant les affrontements qui ont eu lieu en début de cortège.
Pourquoi ont-ils utilisé aussi rapidement les lacrymogènes ?
Consignes de leur hiérarchie, le plus probablement.
a écrit le 16/06/2016 à 2:12 :
La CGT craint que l'article 2 ne compromette son avenir même. Car, si les négociations se déroulent désormais au niveau de l'entreprise, il est fort probable que le personnel souhaitera se doter de représentants syndicaux qui prônent la culture du compromis. Ce qui n'est pas le cas de l'organisation de Philippe Martinez qui privilégie le conflit. La menace se fait de plus en plus pesante à mesure que l'organisation perd du terrain dans de nombreuses entreprises. Elle pourrait se voir ravir sous peu la place de premier syndicat de France par la CFDT. Cet article 2 donne par ailleurs un droit de regard aux branches professionnelles sur les accords d'entreprises a posteriori.
Réponse de le 16/06/2016 à 10:13 :
L’article 2 du projet de loi réécrit la partie du Code du travail relative à l’organisation temps de travail en renforçant le poids des accords d’entreprise. Auparavant, les accords conclus dans une entreprise ne pouvaient pas être moins favorables aux salariés que ceux conclus au sein de la branche qui regroupe les entreprises du même secteur d’activité. Désormais, une entreprise pourra négocier des dispositions moins favorables. C’est le cas notamment sur le sujet très sensible des heures supplémentaires : aujourd’hui, les branches professionnelles peuvent empêcher les entreprises de leur secteur de faire sauter les 25 % de majoration fixées par la loi. Avec cette nouvelle loi, un accord d’entreprise pourra prévoir un taux moindre, qui ne pourra toutefois être inférieur à +10 %. Au terme du débat à l’Assemblée, les députés ont intégré un « droit de regard » des branches, mais le « droit de veto » un temps envisagé est abandonné. Il est clair que cette mesure va attiser la concurrence entre les entreprises et défavoriser les salariés de petites entreprises peu syndiquées.
a écrit le 16/06/2016 à 1:28 :
Hollande est une blatte dans un opéra de Verdi :Marchons, marchons... pendant trois actes.
Fortes déclarations, mais qu'on le retienne, sinon, ...Rien.
Réponse de le 16/06/2016 à 9:39 :
La gauche fait du bon sentiment comme toujours ,mais c est une nullité encore onze mois à les suppoter et dehors
a écrit le 15/06/2016 à 22:27 :
Je suis perplexe en visionnant arte journal de voir le premier ministre au sénat dire que les violences à la manif sont intolérables et qu'il faut cesser. Y a t il des casseurs dans l'arène du sénat? Bon je ne suis pas très au fait des règles politiques et démocratiques, mais cela laisse songeur(1). Il y a mieux à réflechir QUE les sujets du bac philo.

Le travail est bien, c'est formateur, structurant...(lorsqu'une personne y accède, il faut etre un ministre pour se demander pourquoi le peuple meurt de faim quand il suffit d'acheter des brioches au lieu du pain qui manque) mais travailler moins est aussi bien. Cela fait partie de l'évolution et du progres. Ne devons nous pas progresser. Travailler moins ne génere pas, ne nous laisse pas dans l'étourdissement de sombrer dans des aléas dégénerant( la preuve les retraités se portent bien), n'est on pas libre(Qui a peur de la Liberté). La peur vous poursuit, prenez un maitre. Sinon revenez au point(1) et creuser c'est votre liberté.
a écrit le 15/06/2016 à 21:59 :
Le comble est que l'article 2 de la loi Travail qui fait polémique s'avère favorable aux salariés des multiples PME qui leur permettent notamment d'avoir des décisions par vote à la majorité. C'est une avancée notoire alors qu'elle n'avaient pas cette obligation. Quant aux grandes rien ne change dans l'organisation des décisions puisque les syndicats y sont présents. La CGT a été conviée aux négociations mais à joué au chat et à la souris refusant de négocier véritablement. Dès lors le 49.3 s'est imposé. Il faut bien détailler le déroulement des comportements pour comprendre que la CGT est dans la manipulation totale et elle continue.
Réponse de le 15/06/2016 à 23:18 :
C’est bien entendu totalement faux.

L’article 2 sert uniquement à permettre aux entreprises d’imposer des régressions aux salariés. Le flingue sur la tempe, un bon nombre d’entre eux votera comme le veut la direction. Le travailler plus pour gagner moins.

Il est déjà tout à fait possible, aujourd’hui, de négocier des accords positifs. Mais pas négatifs. C’est ce que veut permettre cet article 2. Une façon discrète de faire exploser le code du travail.

Demandez-vous pourquoi AUCUN syndicat n’en vaut, sauf le MEDEF et la CFDT (et encore, seulement sa direction, sa base, elle, est également dans la rue). La CGT est loin d’être seule dans ce combat.
Réponse de le 16/06/2016 à 1:27 :
@ TH Gemini : Absolument faux, vous n'avez aucun argument sur les faits. L'article 2 oblige les PME a des votes à la majorité sur plusieurs aspects alors que çà n'existait pas avant pour elles qui sont la majorité en France. La CGT ment sur ce sujet. Lisez l'article 2 et ses développements au complet. C'est une avancée. Les grandes entreprises n'étant pas concernées puisque les syndicats y sont représentés. Des accords de branche ne pouvant s'imposer à des petites entreprises plus fragiles que les grandes en général. Vos histoires de "base" sont bidons, c'est une minorité qui met la pagaille, il suffit de voir les manifestations poussées à fond avec des ballons et sirènes et des familles entières mais çà ne cache pas la réalité. La CGT manipule les plus faibles et menace. Le diktat vient bien de la CGT et non du gouvernement qui a été obligé de sortir le 49.3 faute de dialogue possible avec la seule CGT qui n'était pas présente à certaines négociations de sa propre volonté. Faut pas raconter n'importe quoi.
Réponse de le 17/06/2016 à 20:55 :
Pourquoi publier de telles absurdites ?
a écrit le 15/06/2016 à 21:58 :
Faire grève ce n'est pas empêcher l'autre d'aller travailler, ce n'est pas détruire le bien d'autrui, ce n'est pas ruine un artisan/commerçant, ce n'est prendre en otage 99% de la population.
1 millions, c'est une blague, cette grève n'est pas suivi
La CGT est un syndicat Stalinien et peuple d'incompétent profiteur
L'article 2 leur enlèvera du pouvoir, c'est la seule et unique raison de leur grève!
Réponse de le 16/06/2016 à 0:26 :
Vous auriez pu voir combien cette grève a été suivi si vous vous étiez levé de votre fauteuil !
39 ministres et un Président prennent en otage 65 millions de Français qui ne veulent pas de cette Loi, voilà la vérité.
a écrit le 15/06/2016 à 21:54 :
Hollande et le gouvernement VallsAyrault sont devenus fous furieux, de vrais dictateurs, ils bafouent la démocratie et sèment le bordel en France, c'est du Sarkozy Fillon pur jus nauséabond.

en 2017, l'UMP PS UDI seront répudiés comme des malpropres.
a écrit le 15/06/2016 à 21:34 :
Et badge d'immatriculation bien visible, remis par la Gendarmerie, lors de son recensement individuel trois semaines avant la manif, et port obligatoire de pièce d'identité
a écrit le 15/06/2016 à 20:51 :
Le droit de manifester doit devenir plus encadré. Les manifestants adhérant à une manif, allant se déclarer ( se recenser ) individuellement, à la Gendarmerie, sous peine d'illégalité : fichier identitaire détruit après P.V de paisible déroulement. Les organisateurs devant payer toutes les sociétés de sécurité si nécessaire, selon le nombre de manifestants déclarés en Gendarmerie, et Centralisés simultanément en préfecture. Si 25000 manifestants comme hier, alors 37000 Agents de sécurité, ou policiers payés au trésor public. Rétablissement de la loi 1968 Marcellin anti-casseur, abrogée par Mitttterrrand-Mauroi en 1981 " qui casse paie " engagement financier Collectif de l'organisateur, si son mouvement porte préjudice, dès lors que la cause des dégâts a pour origine la manif.
Réponse de le 15/06/2016 à 23:01 :
Vous avez tout à fait raison... Enfin quelqu'un qui sait comment s'y prendre avec un peuple récalcitrant ! Je vote pour vous aux prochaines élections.
a écrit le 15/06/2016 à 19:28 :
/// humour///si le gouvernement interdie les manifs il lui faudras aussi interdir l euros,? cela feras beaucoup de mecontantement en france,? UNE UNION DES REVOLTES SOCIOS ET DES FADAS DE FOOT ? IL Y A LA DE QUOI FAIRE UNE VRAIS REVOLUTION??? chiche???
Réponse de le 15/06/2016 à 23:14 :
Interdire le foot professionnel... Voilà une idée qu'elle est bonne. Interdire d'ailleurs tout professionnalisme dans le sport, surtout quand on voit QUI sponsorise!!! Le sport, des centaines de milliards gaspillés au rendez-vous des magouilleurs, des casseurs, des mafias.
a écrit le 15/06/2016 à 18:09 :
X menace, Y menace et Z menace mais à part menacer que font-ils pour enrayer ce foutoir ? rien, ils attendent que la situation empire. Certains syndicats bien aidés par les casseurs mènent la France vers le chaos. Pauvres français qui se disent privés du droit de grève, de celui de manifester et tant que nous y sommes de liberté.
a écrit le 15/06/2016 à 17:48 :
Critiquez bien,attendez que la droite revienne,si vous croyez faire mieux,vous allez moins rire
a écrit le 15/06/2016 à 17:28 :
La réaction de la CGT n'est pas acceptable. Il n'appartient pas effectivement davantage aux manifestants qu'aux supporters d'assurer la sécurité de la manifestation à laquelle ils participent. Par contre il appartient aux organisateurs de ces manifestations (UEFA/syndicats) en liaison avec les forces de maintien de l'ordre de prendre toutes dispositions pour qu'il s'y commette le moins possible d'exactions. Par exemple pour les manifestations contre la loi travail, ce serait un strict encadrement "physique" et hermétique des manifestants par les services d'ordre des syndicats, toute personne non encadrée étant considérée comme casseur et donc étant potentiellement arrêtée par la police. Sans une collaboration étroite entre syndicats et police pour garantir l'absence d'exactions en marge des manifestations, elles devraient être interdites.
Réponse de le 15/06/2016 à 23:05 :
Et puis obliger les manifestant à porter un signe distinctif pour que la police puisse arrêter les autres. Un signe... comme un carré jaune sur la manche... Je dis un carré. juste comme ça... ce pourrait être un rond, une ligne brisée, une étoile...
Réponse de le 16/06/2016 à 21:55 :
Euh... jaune pour des syndicalistes ? Je pencherais plutôt pour une faucille et un marteau rouges.
a écrit le 15/06/2016 à 17:13 :
Hollande comme Valls ont raison d'être fermes à l'égard de la CGT qui dépasse les bornes compte tenu du contexte, après les inondations, attentats etc. sans tenir compte des français dans leur ensemble, cette centre ne pense qu'à elle comme d'habitude. De plus l'article 2 de la loi travail objet de ces manifestations et comme l'indique la CFDT elle-même ne s'applique qu'aux PME et il leur apporte des évolutions favorables dont la nécessité de majorité qui n'existait pas du tout avant. Mais la CGT est dans une démarche politicienne sur la base de slogans et c'est intolérable.
Réponse de le 15/06/2016 à 18:20 :
@ la CGT...: 1) la CFDT est la branche syndicale du PS et ne va donc pas contredire son chef. 2) le 49.3 n'est pas une mesure très démocratique et l'interdiction de manifester est une mesure stalinienne. Le vrai problème, c'est que la France n'a plus de dirigeants, même potentiels, et on s'achemine donc vers des conflits durs de tendance révolutionnaire :-)
Réponse de le 15/06/2016 à 21:55 :
@ Patrick : 1) non indépendamment de la CFDT, l'article 2 de la loi détaillé s'avère favorable aux salariés des multiples PME qui leur permettent notamment d'avoir des décisions par vote à la majorité. C'est une avancée notoire alors qu'elle n'avaient pas cette obligation. Quant aux grandes rien ne change dans l'organisation des décisions puisque les syndicats y sont présents. 2) La CGT a été conviée aux négociations mais à joué au chat et à la souris refusant de négocier véritablement. Dès lors le 49.3 s'est imposé. Il faut bien détailler le déroulement des comportements pour comprendre que la CGT est dans la manipulation totale et elle continue. 3) La France a bien des dirigeants mais qui communiquent mal c'est un fait et sont sans doute trop souples dans un contexte qui nécessite de la communication mais ensuite plus de fermeté sinon çà dérive trop loin. 4) Pas de crainte de conflits révolutionnaires, la CGT ne représente pas la majorité des français qui aspirent au calme et à l'efficacité à présent. Enfin Hollande contrairement aux apparences et rumeurs n'est pas un mou comme il l'a prouvé au Mali, Centrafrique, Syrie, Ukraine etc et est meilleur au contraire dans les situations plus rudes.
Réponse de le 15/06/2016 à 23:43 :
@La CGT devrait être radiée "Dès lors le 49,3 s'est imposé" Vous réécrivez l'histoire, le gouvernement n'a pas utilisé cet article contre la CGT, mais contre sa propre majorité, qui jugeait que ça commençait à faire un peu gros comme pilule à passer pour leurs électeurs, qui ne les avaient certainement pas élus pour ça.
Et selon vous, le vote à majorité en entreprise serait "une avancée notoire". Ben voyons ! Dans une économie en expansion peut-être, mais la nôtre est en contraction, et les salariés concernés auront sûrement plus à se prononcer sur l'augmentation de leur temps de travail que sur celle de leurs salaires.
Enfin laissez moi rire un peu de votre dithyrambe sur Hollande chef de guerre : grâce à son suivisme américain aveugle et ses bombardements inefficaces en Syrie/Irak l'image de médiateur de la France à l'étranger en a pris un sacré coup, et on va devoir faire face à de plus en plus d'attentats de l'Etat islamique sur notre sol.
Réponse de le 16/06/2016 à 12:29 :
@la CGT....: pour faire court: le PS ne représente pas non plus la majorité des Français quand on sait que Hollande a obtenu 21% des voix des inscrits au 1er tour ! Il représente actuellement sa base dure, soit 13%. La France a un réel problème de representation dû à la corruption rampante à tous les niveaux :-)
a écrit le 15/06/2016 à 16:43 :
Ça donne envie de manifester pour le droit de grève de manifester et la liberté !
Réponse de le 15/06/2016 à 17:36 :
ce qu'on voit, ce n'est pas le droit de grève ou de manifester , c'est la prise d'otage de Français par des français.
Réponse de le 15/06/2016 à 23:09 :
Rassurez-moi, RAB... on vous a libéré depuis... Non ? Mais que fait la police ?
a écrit le 15/06/2016 à 16:27 :
Il me semble que les français, y compris ceux qui manifestent seraient prêts à entendre un discours raisonnable de la part de Mr Valls, ce dont il semble incapable et ce de façon croissante.

Si le premier ministre venait publiquement et en toute humilité reconnaitre que les effectifs des forces de l'ordre ne sont pas dimensionnés pour assurer à la fois la sécurité de l'Euro2016, des manifestations légales, des installations et personnes visées par le terrorisme, sans compter les "extra" (inondations...), et la délinquance "banale", il serait écouté.
De fait, la France n'étant pas une dictature et un état policier, en ces circonstances exceptionnelles, c'est un propos audible.

En échange de la promesse du gel du processus législatif de la loi en question, jusqu'en septembre, tout le monde serait heureux de rentrer chez soi et cela laisserait le temps aux policiers de souffler (avant qu'une grosse c.....e n'arrive), aux partenaires sociaux de continuer à chercher un accord sur une loi acceptable par tous.
Personne ne perd la face, et en septembre, débarrassé des jeux du cirque et des gladiateurs sanglants, on pourra reprendre le combat social dans les formes démocratiques (dont les grèves et manifestations font partie, n'en déplaise à d'aucuns).

Vouloir faire porter sur la seule CGT (alors qu'il y a 7 syndicats appelant aux manifs), la responsabilité des casseurs, est inacceptable alors que les policiers, qui sont nombreux, armés, entrainés, en armure et qui ont in fine la légitimité de la violence n'en viennent eux-même pas à bout !

En tenant ces propos, Valls ne fait que mettre en valeur les médiocres résultats de sa politique, tant en matière de sécurité publique que de dialogue social et de communication, il me rappelle furieusement Nicolas Sarkozy...
Réponse de le 15/06/2016 à 17:18 :
Cette loi n'attend pas pour les entreprises et les chômeurs, c'est à la CGT d'arrêter d'autant que sa démarché n'est pas justifiée compte tenu des avancées de la loi travail pour les PME en particulier. La CGT est dans de l'activisme politique avant les élections et n'a rien à faire de l'économie et des chômeurs comme toujours, mais maintient les secteurs privilégiés de l'économie qui votent pour elle et dont une poignée peut faire des blocages.
Réponse de le 15/06/2016 à 23:23 :
Cette loi MEDEF peut tout à fait attendre. Même les patrons des PME n’en veulent pas. Cessez d’utiliser la petite PME pour justifier cette loi immonde de régression sociale avancée.

Les chômeurs non plus n’en veulent pas de cette loi. Même un article du Figaro, qui pour une fois a laissé parlé les chômeurs ne dit pas le contraire.

Cette loi ne servira que les intérêts du capital, comme d’hab. Aucun salarié n’y a intérêt, puisque son seul objectif reste de le soumettre toujours plus aux seuls besoin des intérêts de l’entreprise. Le salarié n’est plus considéré que comme un objet au service de l’argent.

C’est déjà le cas aujourd’hui. Cette loi vise juste à permettre de presser un peu plus le citron.
a écrit le 15/06/2016 à 16:15 :
Non seulement Hollande ne sera pas au deuxième tour de la présidentielle mais il ne sera même pas en troisième position au soir du premier tour.
L'humiliation qui le guette sera à la hauteur de cet épouvantable mandat.
Réponse de le 15/06/2016 à 17:36 :
@juv: quelle humiliation pour un type qui ni conscience, ni moralité ! Les anciens présidents coûtent 2,5 millions chacun. Tu crois vraiment qu'il va se sentir humilié avec ce fric ??
a écrit le 15/06/2016 à 15:05 :
Tiens encore un qui se prend pour Napoléon ou le Maréchal...C'est une véritable épidémie. Il sont ou les canons en fonte de 20 pouces ou les Pantzer?
a écrit le 15/06/2016 à 14:53 :
Toujours plus loin dans la démocratie, interdire les manifestations syndicales,après interdisons les syndicats combatifs et pas assez coopératifs....accusez l'autre pour faire oublier l'incapacité de la police à permettre le bon déroulement des manifestations autorisées en France étrange qu'une poignée de casseurs tiennent en échec des centaines de policiers... même constat avec les supporteurs de foot et tout ceci en état d'urgence! De toute manière l'ami des sans dents ne sera pas réélu en 2017 la loi travail
aura été la goutte d'eau de trop du quinquennat!
a écrit le 15/06/2016 à 14:37 :
" le Premier ministre demande à ce que les manifestations cessent à Paris...."

la démocratie à géométrie variable, en somme !!! : tu es d'accord avec moi, tu peux manifester, tu n'es pas d'accord, on te met en cabane !!!

cette attitude a des relents nauséabonds, facistes à souhait !!!
a écrit le 15/06/2016 à 13:54 :
En Thaïlande, la fin des émeutes a été la prise du pouvoir par l'armée et tout ce passe bien mieux maintenant. Je ne vois pas d'autres solutions pour la France, nous arrivons au niveau des pays sous développés.
Réponse de le 15/06/2016 à 16:45 :
+1000
Réponse de le 15/06/2016 à 23:12 :
Le problème c'est qu'avec toutes les missions qu'on leur met sur le dos, nos militaires sont au bord du burn-out. Alors pour votre coup d’État, embauchez des vigiles.
a écrit le 15/06/2016 à 12:22 :
Malgres les cascades de chiffres d agents de sécurités et de policiers que l huissier de province (Cazeneuve) nous annonçait, il a suffit 150 hooligans Russes pour créer un désastre sécuritaire, une loi sur le renseignement qui met notamment sur l Internet la France au même niveau que la Russie et la Turquie
On nous explique que le terroriste correspondait tranquillement sur les réseaux sociaux donc le résultat de tout ceci zero, rien, nada !
Maintenant après les ventes d alcool interdites dans la capital, ils vont nous rajoutés l interdiction de manifesté à Paris ?
Comme disait Chirac dans les guignoles "Pt1 encore 1 an" a supporter ces incapables même si l on peut ce dire que les prochains ne seront surement pas mieux !
a écrit le 15/06/2016 à 12:17 :
qui commande? J'ai 78 ans , j'ai honte de mon pays, de nos dirigeants, de notre président!nous allons droit à la catastrophe . et personne je dis bien personne pour sauver notre pauvre France.
Réponse de le 15/06/2016 à 14:39 :
désolé, mais c est bel et bien votre génération qui a permis d' arriver au désastre dans lequel nous nous trouvons !!
a écrit le 15/06/2016 à 10:37 :
le dicton du jour ! pas d oreilles pour écouter pas de tete pour gouverner
Réponse de le 15/06/2016 à 13:07 :
On n'écoute évidemment pas assez les entreprises, seuls acteurs de l'économie.
Réponse de le 15/06/2016 à 14:40 :
on écoute BIEN TROP le MEDEF et les patrons, au contraire !! Et voilà la réaction : qui sème le vent récolte la tempête...
Réponse de le 15/06/2016 à 22:43 :
Le MEDEF ce n'est pas toutes les entreprises (il y a aussi entre autres la CGPME). Et i faut bien écouter les entreprises car sans elles pas d'activité économique, pas d'emploi.
Réponse de le 15/06/2016 à 23:28 :
On écoute au contraire bien trop les entreprises qui ne sont en rien les seuls acteurs de l’économie.

Déjà, on oublie pourtant une évidence : l’économie devrait être au service de l’homme et pas l’inverse. Or, toute cette loi est basée sur l’idée que l’homme, ou plutôt le mouchoir kleenex n’est qu’un objet destiné à permettre à l’entreprise, donc à son possesseur capitaliste, de faire un max de blé et d’en reverser le moins possible.

Mais en vrai, dans la réalité, les seuls acteurs de l’économie sont les travailleurs, ceux qui créent la richesse. Et ça, ce n’est pas l’entreprise, mais bien le salarié.

L’entreprise privée n’est qu’une des forme qui permet aux travailleurs de créer de la richesse. La pire forme puisque son principe même repose sur le profit, donc la confiscation de toujours plus de la richesse créée par ses salariés à son seul profit.

D’autres formes existent pourtant et devrait être développées : les coopératives par exemple, notamment SCOP et SCIC.
a écrit le 15/06/2016 à 10:32 :
Toujours est-il que ces fameux casseurs habillés en noir certains d'après les témoins étaient porteur de carte de police, cela fait tache M Vals.......
Réponse de le 15/06/2016 à 13:13 :
Il est quand même étonnant que la télé puisse filmer les casseurs en action mais que la police ne puisse les interpeller. Il y a une loi interdisant de se dissimuler le visage en place publique, elle s'applique aux casseurs masqués qui peuvent être arrêtés à ce simple motif.
Réponse de le 15/06/2016 à 17:38 :
Les policiers sont chargés comme des mulets, entre les boucliers, les gilets pare balle, le casque et les armes, ils ont plus de 20 kg de matériel sur le dos...Difficile de rattraper un lascar en baskets qui a 20 m d'avance sur vous et de le menotter avec une seule main.
Il faut oublier le fantasme de l'arrestation en direct, seuls les amateurs se font avoir et ce ne sont pas les plus dangereux.

La solution serait technique, combiner des prises de vues en très haute définition pour prouver le délit sans ambiguïté, avec un marquage des auteurs, ça pourrait être des peintures indélébiles ou d'autres types de traçages individualisés qui serait réalisé par des tireurs d'élite, ce qui permettrait une arrestation postérieure permettant d'associer un fait et un auteur de façon univoque.
Je suis persuadé que ça existe mais ça doit avoir un coût et la mise en œuvre est délicate.
a écrit le 15/06/2016 à 10:16 :
Les Français demandent à Valls et ses collaborateurs du gouvernement de retirer ce texte brouillon, mal rédigé, alambiqué, qui cache le pire du pire ;

Et subsidiairement,

les Français demandent à Valls qu'il explique ce qu'il sait sur comment des casseurs peuvent-ils être si bien organisés et si bien vêtus, des casseurs qui font penser à des bataillons très très bien entrainés

et plutôt exfiltrés que arrêtés ...
Réponse de le 15/06/2016 à 13:15 :
Il faut effectivement un texte beaucoup plus simple, un code du travail tenant en une dizaine de paragraphes en lieu et place de la totalité de la législation existante et faisant reposer la relation salarié-entreprise sur le seul contrat (temps de travail, rémunération,...)
Réponse de le 15/06/2016 à 13:40 :
Surgit de nulle part et non arrétés, bizarre mon cher cousin vous avez.........
Réponse de le 15/06/2016 à 16:56 :
et pourquoi même se compliquer la vie des entreprises avec toutes ces lois idiotes et contrats inutiles?

Probablement parce que quand les relations sociales ne sont pas régulées, et ça vaut particulièrement pour le monde du travail qui est de plus en plus violent, ça se termine pas bien en général.

Ce n'est pas pour rien qu'il y a des lois réprimant le viol, le viol et le meurtre, que les relations y compris familiales et intimes sont codifiées, et que toute la société, de l'individu aux relations inter-étatiques, a mis au point des règles.

Le problème de la loi en cours de discussion, et de mon point de vue, de tout ce qui a été fait ces 30 dernières années en matière de droit du travail c'est qu'on demande aux salariés de faire du trapèze volant (la flexibilité) mais qu'on n'a eu de cesse d'enlever les filets de sécurité au motif du prix ...

Résultat, les gens sont logiquement devenus allergiques à tout ce qu'on présente comme réforme. Normal quand le chômage est un problème direct pour 25% de la population et que la durée moyenne de recherche d'emploi est de plus de deux ans....

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