LREM : des "marcheurs en colère" dénoncent les dérives du parti

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Après une chute dans les sondages de popularité, Emmanuel Macron doit faire face à un nouvel épisode de contestation. Au sein de son mouvement La République en marche (LREM), plusieurs milliers de membres se sont regroupés en une association pour dénoncer les "dérives" du parti et menacent de le poursuivre en justice.
Au total, les fondateurs du collectif "Les marcheurs en colère", qui revendiquent plus de 9.000 adhérents, disent avoir recueilli 534 "faits probants" qui montrent "des dérives" de la part de certains membres sur le terrain, a déclaré jeudi à Reuters la porte-parole du collectif, Tiphaine Beaulieu.
Ils disent vouloir lancer une procédure de médiation et enverront une lettre au parti d'ici la fin de la semaine pour réclamer une explication sur ces dossiers. Pis, ils assurent qu'ils se rendront au contentieux s'ils n'obtiennent pas satisfaction.
Parmi les témoignages recueillis, l'adhérente du parti dit noter "des conflits d'intérêt" et "des jeux corporatistes". Elle fait mention de questions "d'ordre éthique" et "d'ordre légal", sans pour autant donner d'exemples spécifiques "pour ne pas nuire au processus de médiation".
Tiphaine Beaulieu a rencontré le responsable national du pôle territoire de LREM le 11 juillet pour lui faire part de ces "irrégularités". Elle aurait ensuite, à plusieurs reprises, tenté d'obtenir un rendez-vous avec les services juridiques et les services de médiation du parti mais sans succès.
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On lui a proposé d'envoyer le dossier par email, ce qu'elle a refusé. "Sur le plan éthique et déontologique, on ne peut pas envoyer ça par mail. On ne sait pas qui va répondre", a-t-elle dit.
Le quartier général de LREM a confirmé à Reuters, avoir rencontré Tiphaine Beaulieu pour discuter de la situation. Mais le parti dit toutefois ne pas pouvoir se prononcer sur les cas présumés d'irrégularités tant qu'il n'a pas reçu les dossiers.
La République en marche rejette, par ailleurs, les accusations selon lesquelles le parti renie ses principes démocratiques et manque d'écoute.
Une trentaine d'adhérents avaient déjà déposé un recours en référé contre le parti le 24 juillet dernier afin de faire annuler un scrutin sur les statuts du parti, jugeant qu'il ne respectait pas les principes de démocratie participative du mouvement. Le tribunal a réclamé un prolongement du vote de deux semaines.
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(avec Reuters)
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