Reçu par Macron en début de soirée, Barnier précise son gouvernement
latribune.fr

Emmanuel Macron, qui assure ne pas vouloir intervenir dans la composition du gouvernement, a reçu Michel Barnier mercredi.
Reuters
latribune.fr

Emmanuel Macron, qui assure ne pas vouloir intervenir dans la composition du gouvernement, a reçu Michel Barnier mercredi.
Reuters
[Article publié jeudi 19 septembre 2024 à 7h15 et mis à jour à 18h55] Les consultations de Michel Barnier paraissent s'achever. Ce jeudi, le Premier ministre a réuni à 15 heures les formations politiques consultées en vue de la « formation rapide » d'un gouvernement, a fait savoir Matignon. Cette rencontre s'est terminée peu avant 17 heures.
Michel Barnier, qui sera reçu ce jeudi soir en début de soirée par Emmanuel Macron à l'Elysée, envisage un gouvernement de 38 ministres, dont 16 de plein exercice, a rapporté Gabriel Attal aux députés macronistes, à l'issue de la réunion à Matignon. À la recherche d'un difficile équilibre dans la formation de son gouvernement, le Premier ministre nommerait parmi les ministres de plein exercice sept macronistes, trois issus des Républicains, deux MoDem, un Horizons ou encore un UDI, a précisé Gabriel Attal, selon plusieurs participants à un compte-rendu effectué par l'ancien chef du gouvernement.
Alors qu'il peine à trouver des personnalités de gauche, auprès desquelles il a essuyé plusieurs refus, seul un « divers gauche » figure parmi ces ministres de plein exercice.
Plus tôt dans la journée, Michel Barnier avait rencontré séparément la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, puis le président du Sénat Gérard Larcher.
Tensions avec les macronistes, velléités des LR, fin de non-recevoir de la gauche : deux semaines après sa nomination à Matignon, les embûches continuaient de s'accumuler pour Michel Barnier. Les frictions étaient encore montées d'un cran mercredi entre le Premier ministre et ses futurs partenaires de gouvernement, le centre et la droite, qui ne veulent pas entendre parler de davantage de fiscalité. Mais ce jeudi, le Premier ministre a affirmé qu'il n'envisageait pas de « hausse d'impôts sur les classes moyennes et les Français qui travaillent », toujours selon Gabriel Attal. Cet engagement sur la fiscalité est « vital pour nous », a déclaré l'ancien Premier ministre, selon des participants.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Michel Barnier a également confirmé à ses interlocuteurs qu'il prononcerait le 1er octobre sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale.
Emmanuel Macron, qui assure ne pas vouloir intervenir dans la composition du gouvernement, a pourtant déjà reçu Michel Barnier mercredi. Mais selon les récits qui filtrent, un déjeuner entre le président et le Premier ministre, qui s'est tenu mardi, se serait mal passé. Le président a notamment signifié que la droite ne pouvait pas avoir deux gros postes comme Bercy et Beauvau mais seulement l'un ou l'autre, agaçant son interlocuteur, rapporte un cadre de LR.
Évoquant le retour de copie négatif d'Emmanuel Macron sur cette première liste de ministres, le porte-parole des députés LR Vincent Jeanbrun, a tempéré sur BFMTV/RMC, ce jeudi matin : « Ce n'est pas une équation facile (...), mais le Premier ministre a de l'expérience ». Et le député d'évoquer cet autre fait : « Augmenter les impôts, ce n'est pas entendable (...) c'est une ligne rouge. »
Michel Barnier « rentre dans le dur de la composition du gouvernement et il crée des espaces de frustrations très fortes », commente de son côté une ministre sortante. Il « a une équation politique très très difficile » à résoudre, reconnaît un visiteur de l'Elysée.
Le locataire de Matignon peine aussi à trouver des personnalités de gauche pour son gouvernement. « Il essuie refus sur refus », résume un député LR, comme le socialiste Philippe Brun qui n'a pas voulu devenir ministre du Budget. Marine Le Pen cheffe de file des députés Rassemblement national, qui l'a mis sous « surveillance », affirme dans le Parisien qu'elle ne souhaite pas que Xavier Bertrand, son adversaire dans les Hauts-de-France, ou Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux sortant, figure dans son équipe. Cette situation inextricable fait dire à certains élus que sa mission est devenue impossible.
À lire également
Or, le temps presse côté budget, dont le calendrier a été grandement retardé. Les documents préparatoires ont été transmis à la mi-journée aux commissions des Finances des deux chambres parlementaires. La mission de Michel Barnier sur le budget est « extrêmement difficile », reconnaît Charles de Courson qui a lui-même refusé un poste de ministre parce qu'il ne disposait ni d'une « majorité stable » ni de l'assurance de « faire des économies justes ».
(Avec AFP)
latribune.fr
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?
Japon, États-Unis, Europe… Les pays où le nombre de millionnaires a le plus augmenté en 2025