Moralisation de la vie publique : un projet de loi très critiqué sur les bancs de l'Assemblée

latribune.fr

latribune.fr
Les deux emblématiques projets de loi sur la moralisation de la vie publique sont examinés à l'Assemblée nationale ce lundi 24 juillet. Il s'agit là, de l'un des engagements phares qu'avait pris Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle. Le Sénat a, d'ores et déjà adopté les deux textes, le 13 juillet dernier.
Présentés par la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui a succédé à François Bayrou, ces deux projets de loi modifient les règles de financement des partis et des campagnes électorales. Dans le contenu :
"Ces dispositions entendent servir la démocratie en lui apportant un surcroît de transparence, de justice et d'éthique", a expliqué la garde des Sceaux, avant d'ajouter que ces mesures seraient complétées par la réforme constitutionnelle annoncée le 3 juillet dernier par Emmanuel Macron.
D'ores et déjà, les réactions se sont multipliées. Les groupes La France insoumise (LFI) ainsi que celui de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) - qui regroupe notamment les communistes - se sont opposés à cette réforme tandis que pour le président du groupe Nouvelle gauche (ex-PS), Olivier Faure, cette réforme "est bienvenue" reste "très insuffisante".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Philippe Gosselin, porte-parole du groupe LR, a déclaré, quant à lui, à Reuters :
La commission des Lois de l'Assemblée a adopté plusieurs dizaines d'amendements, qui modifient le texte voté par le Sénat, sur les quelques 850 qui ont été déposés.
L'examen de ces deux projets de loi par les députés doit durer toute la semaine. Le gouvernement ayant décidé d'utiliser la procédure accélérée, qui permet de réduire le nombre des navettes entre les deux chambres. Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée dans la foulée, pour tenter de mettre au point des textes communs aux deux assemblées.
Les deux textes devraient être définitivement adoptés début août par le Parlement, l'Assemblée ayant constitutionnellement le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.
(avec Reuters)
latribune.fr
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France
Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage
A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA
« Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump