Municipales de Paris 2020 : Mahjoubi candidat à la succession de Hidalgo (mais Griveaux alors ? )

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Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé du numérique (ici le 18 juin 2017 au Mont-Valérien, à Suresnes, pour la cérémonie dédiée à l'appel à la résistance du Général de Gaulle, le 18 juin 1940.)
Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé du numérique (ici le 18 juin 2017 au Mont-Valérien, à Suresnes, pour la cérémonie dédiée à l'appel à la résistance du Général de Gaulle, le 18 juin 1940.) (Crédits : Reuters)
Sur RTL ce matin, le secrétaire d'État au numérique a défendu le bilan du gouvernement, et au passage le sien, notamment sur la régulation numérique mais il a aussi affirmé qu'il était très investi à Paris, et n'a pas démenti la possibilité de viser l'investiture La République en marche (LREM) et vouloir succéder à la maire socialiste Anne Hidalgo aux prochaines municipales, en 2020. Pour autant, il lui faudra compter avec un autre candidat LREM, Benjamin Griveaux, a priori favori.

Rappelant que la capitale de la France était gérée par la même majorité socialiste depuis dix-sept ans, le secrétaire d'Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, a déclaré au micro d'Olivier Bost sur RTL ce matin : "Oui, les Parisiens ont envie de changement"

"Vous ne cachez pas vos ambitions pour les municipales, vous aimeriez porter les couleurs de La République en marche aux élections, vous êtes candidat à la candidature comme on dit ?", a questionné le journaliste.

Sans hésiter, en biaisant à peine, Mounir Mahjoubi, qui a battu l'ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis dans la 16ème circonscription de Paris aux dernières élections législatives, a répondu d'une traite :

"Aujourd'hui, cela fait dix-sept ans qu'on a la même majorité à Paris, et donc, c'est normal que les Parisiens aient envie de se projeter dans l'avenir en se disant "Est-ce que le premier mouvement de France, de Paris, qui est La République en marche, aura un candidat" - qui dépassera même son mouvement en réunissant une majorité pour cela ; eh bien, c'est très important qu'on soit prêt. Et c'est pour cela que je suis ex-trê-me-ment impliqué aujourd'hui dans mon emploi de ministre du Numérique à travers le monde pour porter les valeurs de la France, et je suis aussi extrêmement investi à Paris avec LREM parce que je veux que nous offrions aux Parisiens un avenir."

Et quand Olivier Jost pousse le bouchon un peu plus loin...

"Donc, vous êtes potentiellement candidat ?"

... le secrétaire d'Etat au numérique réplique du tac au tac :

"Mais pourquoi pas !"

Benjamin Griveaux, le favori, sort les crocs face à Hidalgo

Néanmoins, il ne faudrait pas oublier que Mounir Mahjoubi ne sera vraisemblablement pas le seul à chercher l'investiture LREM pour les municipales de Paris en 2020.

On prête en effet à Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, des ambitions semblables. En juin dernier, celui dont la série favorite (Boss") relate l'histoire d'un maire qui ne recule devant rien pour sa ville, restait dans le flou concernant son éventuelle candidature à la Mairie de Paris, refusant même de faire du "Hidalgo bashing", mais entamait néanmoins une guerrilla verbale qui laissait entendre quelques ambitions comme lors d'un passage à l'émission "Dimanche en politique", sur France 3, rapporté par Le Point en juin dernier :

"J'ai été élu député à Paris (en 2017), je vis à Paris depuis longtemps, mes enfants sont scolarisés à Paris, j'ai un intérêt pour ce qui se passe à Paris. (...) "Je veux que Paris retrouve son attractivité en termes économiques, culturels..."

Mais le 6 juillet, celui que l'on soupçonne d'être le favori du gouvernement (il a créé un comité de pilotage pour les municipales à Paris, et mis à sa tête le député LREM Pâcome Rupin) se lâchait dans Paris Match, imputant entièrement à la maire de Paris les échecs de Vélib' et d'Autolib'. Mais il fustigeait également les effectifs des fonctionnaires municipaux (53.000) et les emplois du cabinet de la maire (400), qui selon son décompte, représente «plus que tout le gouvernement».

«Le poisson pourrit par la tête. Il faut nettoyer!», concluait-il dans une charge plutôt violente.

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Commentaires
a écrit le 23/08/2018 à 19:54 :
Beurk ! Assez de macronoblablateurs, pour les contes à dormir debout on a déjà payé.
a écrit le 23/08/2018 à 19:54 :
Beurk ! Assez de macronoblablateurs, pour les contes à dormir debout on a déjà payé.
a écrit le 23/08/2018 à 0:35 :
Les élections auront lieu en mars 2020, si Macron fait un retour en grâce d'ici là, ce sera peut être jouable.
Dans le cas contraire, des second couteaux d'un parti qui se sera discrédité n'auront aucune chance.

Si l'on veut bien se représenter que les deux compères sont des socialistes défroqués élus LREM par opportunisme (ex-Strausskanien pour l'un, ex-Ségoleniste pour l'autre) ca ferait une belle brochette de loosers.
a écrit le 22/08/2018 à 17:30 :
ça leur monte a la tête d être au gouvernement, dont en plus ils ont tous envie de partir, de ce que j en comprends.....
a écrit le 22/08/2018 à 14:32 :
quel est le bilan de ce ministre qui s'est démarqué par son coming out dans Paris Match et qui fait partie des inconnus, invisbles ...
a écrit le 22/08/2018 à 14:00 :
Effectivement,personne ne connaît ce sous ministre et comme les 2 autres pré-candidats connus: Griveaux et Ganzter il n'a aucun poids politique. La sortante part largement favorite et les premiers sondages pour les municipales au niveau national, indiquent que le PS reprend du poil de la bête et les maires sortants ps sont bien placés. En plus, il y a maintenant l'affaire Benalla qui handicape les candidats LREM.
a écrit le 22/08/2018 à 12:41 :
Les Parisiens ont élu Delanoé, Hidalgo donc il est bien possible qu'ils élisent ce sous ministre.
Cordialement
a écrit le 22/08/2018 à 10:23 :
Sauf que ce Monsieur n’est pas connu de grand monde et n’a pour l’instant rien prouvé !!

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