Palmarès du mal-logement : la France dans le ventre mou européen

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Un homme tente de trouver le sommeil dans sa voiture à Nice, dans les Alpes-Maritimes. Le mal-logement touche 3,8 millions de personnes en France en 2016.
Un homme tente de trouver le sommeil dans sa voiture à Nice, dans les Alpes-Maritimes. Le mal-logement touche 3,8 millions de personnes en France en 2016. (Crédits : REUTERS/Eric Gaillard)
La France gagne deux places au palmarès établi par la Fondation Abbé Pierre et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri, par rapport à 2015. Parmi les mauvais élèves, on retrouve les pays ayant coupé les dépenses publiques.

Du progrès, mais peut encore (beaucoup) mieux faire. La France arrive à la dixième place de l'Union européenne en matière de mal-logement, selon un palmarès établi par la Fondation Abbé Pierre et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri. Un véritable fléau, qui touche 3,8 millions de personnes vivant dans la rue, chez des proches, dans leur véhicule ou encore dans un logement trop petit ou insalubre.

La France améliore ainsi son classement de deux places par rapport à 2015 "grâce notamment à son système de logement social et d'allocations logement, qui lui permet de connaître un taux particulièrement faible de ménages en taux d'effort excessif (plus de 40 % des revenus consacrés au logement)", indique la Fondation Abbé Pierre. Toutefois, "la France est moyenne en matière de suroccupation, de précarité énergétique et de privation sévère de logement et affiche un taux élevé de ménages en impayés".

Malgré la crise passée, l'Irlande parmi les bons élèves

Ce palmarès est élaboré à partir des données Eurostat sur le coût du logement, les ménages en situation d'impayés, de difficultés de chauffage, de suroccupation et d'insalubrité. Parmi les bons élèves, le Luxembourg, l'Irlande, qui a connu "une chute des prix de l'immobilier et une vague de révision à la baisse des montants d'emprunts bancaires" et mène une "stratégie ambitieuse d'aide aux sans-abri" et la Finlande arrivent en tête du classement.

La Fondation Abbé Pierre souligne que les pays dotés d'un "Etat providence solide" affichent les meilleurs résultats. En revanche, le Royaume-Uni perd huit places et se retrouve à la 20e position, "notamment en raison des coupes budgétaires sur les allocations logement". A la 28e et dernière place figure la Grèce "dans une situation sociale cauchemardesque, illustrant les conséquences sociales des programmes d'austérité".

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/08/2016 à 8:38 :
interessant de voir que le mal logement a ete en irelande resolu par la chute des prix dedit logement. Soit exactement l inverse de la politique menee en france depuis 20 ans (ou on subventionne le logement (APL, Pinel) pour faire monter les prix)
Réponse de le 29/08/2016 à 12:39 :
Euh, d'abord on écrit Irlande ou Ireland en anglais, mais jamais Irelande... et quand on connaît le sujet on sait que les prix immobiliers en Irlande sont parmi les plus élevés d'Europe... Bien plus qu'en France...
a écrit le 28/08/2016 à 15:06 :
La fondation Abbé Pierre est coresponsable de la pénurie de logements sociaux pour les gens ordinaires puisqu'elle appelle chaque année à l'accueil des migrants et donc à les leur affecter en priorité et urgence.
a écrit le 28/08/2016 à 10:33 :
Ce gouvernement socialiste a bien mieux fait que le gouvernement Sarkozy pour améliorer la situation, souvenons nous des gens qui campaient dans des tentes en plein hiver dans Paris. La Fédération européenne des associations nationales qui regroupe beaucoup d'associations sur le terrain le confirme d'ailleurs. La fiscalité a également été plus en faveur des défavorisés. Les aides au logement permettent de mettre aux normes énergétiques parfois sans apport, là aussi grâce à ce gouvernement, voir "Point rénovations infos service". Il faudrait donc se plonger dans les dossiers avant de critiquer.
Réponse de le 29/08/2016 à 11:34 :
mais faut voir a qui la gauche attribue les logements et qui paie?et les tentes on vous les fait pas voire;et ceux qui dorment autres que les tentes??????
a écrit le 28/08/2016 à 9:53 :
une solution : supprimer toutes les aides au logement qui en réalité ne subventionnent que les bailleurs et faussent les prix du marché
a écrit le 28/08/2016 à 9:35 :
La France affiche "un taux élevé de ménages en impayés" de loyers. Logique, quand il faut deux à trois ans pour expulser un locataire indélicat, certains comprennent vite comment se loger gratuitement. Certains sont même plus forts, ils quittent leur logement et le sous-loue en cohabitation surpeuplée : tout bénéfice, ils ne paient toujours pas de loyer, ne sont pas propriétaires mais encaissent des loyers élevés auprès de sans-papiers. Elle n'est pas belle, la vie ?
a écrit le 28/08/2016 à 7:38 :
les laches de socialistes et ex verts qui veulent
loger les migrands ferais mieux de loger les Français qui dorme dans les rues
et surtout de se concentrer sur la creation d'emploi
a écrit le 27/08/2016 à 13:23 :
Choquant. Pure propagande. Le rapport original est disponible sur le site de la FEANTSA. Les rapports ne sont même pas identiques entre l'original anglais (FEANTSA) et sa version française sur le site de la fondation Abbé Pierre (ex: vérifier sur le critère no 2 Evolution taux d’effort excessif 2007-2014) Deux exemples des plus mauvaises notes attribuées à la France : "Difficulté d'accès des transports publics aux populations rurales" (la France serait en avant-dernière position selon le rapport !!) et mieux encore : "Appréciation (subjective) du risque de devoir quitter le logement dans les six mois en raison de l'accroissement des coûts" (23ème sur 28) : de qui se moque-t-on avec un tel critère "subjectif" alors que les données sur l'augmentation des coûts sont parfaitement disponibles ?. Au résultat ces deux critères (pris juste comme exemple, mais les autres ne valent guère mieux) sont évidemment tellement faux et malhonnète quand on connaît un tant soit peu la situation en France, que la fondation Abbé pierre n'ose pas les reproduire pas sur sa version française du rapport...
a écrit le 27/08/2016 à 12:11 :
Absolument pas crédible. Suis allé voir sur le site de la Fondation : "rapport" franchement ridicule, absolument rien de scientifique. La Fondation Abbé Pierre ne s'honore pas en bidonnant des documents. Je suis très déçu.
a écrit le 27/08/2016 à 10:49 :
La fondation de l'abbé pierre est de très mauvaise foi car elle occulte la législation très dure envers le bailleur et qui permet grâce à l'aide juridictionnelle gratuite à un locataire de se maintenir 3-4 ANS dans le logement en dépit des impayés lourds qui ne seront jamais payés.
a écrit le 27/08/2016 à 8:15 :
Ce classement c'est du bidon ... C'est juste pour faire culpabiliser les français... Ceux qui l'établissent ne doivent pas beaucoup voyager ... Au royaume -Uni c'est pire que chez nous , en Europe de l'est n'en parlons pas ( la majorité des logements sont des taudis voir mal isolé ...) , en Italie les tanguis un peu partout , en Grèce les gens retournent à la Campagne etc... À part
L'Allemagne et les pays nordiques la France est bon élève ... Ici , avec une bonne assistante sociale on trouve un logement rapidement en province sauf que tous ces ânes veulent rester dans les grandes villes ... A eux s'assumer leurs choix !
Réponse de le 27/08/2016 à 12:50 :
Sans vouloir être méchant, l'article précise bien que la situation en Angleterre est pire qu'en France.
Je n'ai rien contre critiquer ce genre de rapports, mais il faut le faire en étant au minimum factuellement correct.
Pour le choix de rester dans les villes, il faut cependant reconnaitre qu'être en campagne sans véhicule est impossible et fait exploser tous les autres postes de dépenses.
Réponse de le 27/08/2016 à 15:13 :
Quoi ? Avec toutes les lignes de TER que la SNCF et les conseils régionaux financent à grand frais déficitaires dans les provinces vous prétendez que les zones rurales sont mal desservies ? J'ai habité les trois dernières années dans un tout petit patelin de la Creuse (le trou du c du monde (sauf que c'était très joli) de 9 habitations habités sur 13) et j'avais un service de 8 bus aller et 8 bus retour tous les jours, y compris 4 par jour de weekend ! C'est à vous de savoir de quoi vous causez. On peut habiter la province sans voiture et sans problème, faut juste ne pas avoir d'idée préconcue ridicule.
Réponse de le 29/08/2016 à 8:36 :
Remi a quand meme raison. Je suis ne dans un tout petit village. Si vous voulez aller dans la ville la plus proche (20-30 000 habitants) soit vous prenez votre voiture soit votre velo. Il y a 9 km, certes plat, mais ca fait bien 2 h a pied. Des bus il y en a plus depuis au moins 10 ans. Quand j etais gamin (annees 80) j etais alle une fois en bus avec ma grand mere. 1 bus toute les heures au mieux. Attente en plein soleil sans endroit pour s abriter (bon pas a se plaindre, il aurait pu pleuvoir). Et evidement plus de bus apres 18h30 (ni avant 8 h si mes souvenirs sont bon)
Réponse de le 29/08/2016 à 12:35 :
Dans le pire des cas, lorsqu'il n'y a pas de bus (ce qui est très rare) : 9 KM en mobylette ou en voiture sans permis = 20 mn de trajet... Pas de quoi geindre...

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