Petites et grandes villes demandent plus de pouvoirs pour aider les entreprises
César Armand

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Les courriers des élus locaux commencent à s'accumuler sur le bureau du Premier ministre. Après une lettre, le 23, de l'association France urbaine appelant le gouvernement à "donner des marges de manœuvre aux territoires pour faire face à la crise" c'est au tour, ce 26 mars, de l'association des petites villes de France (APVF) d'écrire à Edouard Philippe. Le président (PS) Christophe Bouillon y demande au locataire de Matignon de pouvoir "aider directement les entreprises locales".
Dans la continuité de la demande des grandes villes et des métropoles d'"accompagner les commerces et entreprises", l'APVF "s'interroge sur l'étendue des leviers dont disposent les mires de petites villes pour venir en aide aux entreprises installées sur leur territoire" en pleine crise sanitaire.
Le président de l'association d'élus locaux estime qu'en pouvant "agir plus directement", les mesures complémentaires pourraient "utilement relayer et renforcer" les décisions prises par l'Etat et les régions. "Par leur connaissance du tissu local et de la réalité des besoins et des difficultés rencontrées par les entreprises de leur commune", les maires "peuvent apporter un levier supplémentaire d'intervention", poursuit-il.
L'APVF propose que les communes en situation de le faire puissent soutenir les entreprises locales et que "ces aides soient considérées comptablement comme des subventions d'investissement". Député socialiste de Seine-Maritime jusqu'à son entrée en fonction comme maire de Barentin, Christophe Bouillon exige "une modification des règles législatives ou réglementaires actuellement en vigueur".
Dans ce domaine, les conseils régionaux demeurent en effet chefs de file pour le développement économique et les aides aux entreprises.
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