Piétonisation des voies sur berge : Hidalgo va ignorer l'avis de la commission d'enquête

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Lors de Paris-plage, les voies sur berge sont piétonisées, donnant un aperçu de ce à quoi ressemblerait le projet d'Anne Hidalgo.
Lors de Paris-plage, les voies sur berge sont piétonisées, donnant un aperçu de ce à quoi ressemblerait le projet d'Anne Hidalgo. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
La maire de Paris estime que l'avis défavorable rendu par la commission d'enquête publique, qui doute de l'impact réel de la mesure sur la réduction de la pollution automobile, "résonne comme un déni complet de l'urgence climatique".

La commission d'enquête publique sur la piétonisation des voies sur berge de la rive droite, à Paris, a rendu un avis défavorable sur ce projet, a-t-on appris lundi auprès de la mairie de Paris. La commission estime notamment que le périmètre de l'enquête publique est insuffisant et "que l'étude d'impact ne permet pas d'établir la réalité de la réduction de la pollution automobile" induite par la fermeture de la voie sur berge.

Elle affirme que "les reports de circulation entraînés par la fermeture de la voie sur berge affecteront de manière significative un secteur plus large que les 1er, 4e, 7e et 12e arrondissements, auxquels a été délimité le périmètre de l'enquête publique", et que notamment les "5e, 6e et 8e arrondissements subiront un report de près de trois quarts des véhicules qui ne pourront plus emprunter" cette route.

Un avis "en contradiction avec la volonté des Parisiens"

Pour la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, "ces motivations résonnent comme un déni complet de l'urgence climatique, pourtant actée à Paris par tous les Etats du monde il y a moins d'un an", et "ne tiennent pas non plus compte des motifs environnementaux, sanitaires, urbains et culturels qui sont pourtant à l'origine de ce projet de piétonisation", déplore-t-elle dans un communiqué.

|Lire aussiParis: comment la piétonisation des voies sur berges va affecter le trafic

Elle souligne également que l'avis est "en contradiction avec la volonté clairement affirmée par une nette majorité des Parisiens, qui sont plus de 60% à être favorables à cette piétonisation, dont un automobiliste sur deux, selon un sondage de l'institut Ifop d'avril 2016".

Délibération présentée dès le prochain Conseil de Paris

"En tant que Maire de Paris, représentante des Parisiens et ayant la responsabilité de protéger et d'améliorer leur cadre de vie, j'ai donc décidé, dans le respect du droit, de ne pas suivre cet avis consultatif de la commission d'enquête", annonce Mme Hidalgo, qui souligne "l'absolue nécessité d'offrir aux piétons les voies de la rive droite", et présentera "au prochain Conseil de Paris la délibération visant à valider définitivement cette étape décisive dans la lutte contre la pollution et pour la reconquête de leur fleuve par les Parisiens".

Par ailleurs, précise-t-elle, sera convoquée "début septembre une conférence destinée à faire prévaloir, malgré tous ceux qui cherchent à le détisser, l'application intégrale de l'accord de Paris sur le climat".

(Avec AFP)

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a écrit le 24/08/2016 à 11:42 :
On voit de plus en plus l'attitude dictatoriale des socialistes...et c'est tant mieux... si les gens s'aperçoivent qu'ils représentent un réel danger pour la démocratie :-)
a écrit le 24/08/2016 à 9:49 :
"les reports de circulation entraînés par la fermeture de la voie sur berge" ben non, le principe est de fortement décourager les gens afin de réduire le nombre de voitures dans Paris. Sous réserve que ce soit efficace. Freiner génère des particules, la circulation fluide (à 30km/h ?) devrait éviter une partie de ces nuisances.
Pour réduire les accès, il faut penser à fermer l'A6 et demander aux gens de passer par la N7. :-) Ça bouchonnait déjà en montant vers Paris sur l'autoroute, c'est pas une solution.
Voies sur berges fermées aux voitures les samedi et dimanche, ça serait un compromis.
Sinon pour rendre son authenticité à la ville lumière, il faudrait les détruire ces voies pompidoliennes inondables.
a écrit le 24/08/2016 à 5:42 :
Les diverses pollutions viennent d'Allemagne et de ses usines electriques a charbon, portees par le vents.
Personne ne releve ce point, etonnant.
Réponse de le 24/08/2016 à 10:02 :
Chuuuut, la Mairie décide.
Pour arriver à réduire la pollution générale, il faut, et c'est la difficulté, s'attaquer à toutes les sources pour les réduire 'en même temps'.
Si l'auto fait 16% de pollution (globalement, car près d'un feu rouge, le % n'est pas le même), il ne suffit ps de supprimer 99% des voitures pour que ça soit efficace (-16% c'est pas assez), il faut également voir la contribution du chauffage (en général), de l'activité industrielle, agricole, énergétique donc aussi dans les autres pays de l'UE (et extérieur) de façon coordonnée, même si c'est sur 10-20 ans mais de façon convergente et continue.
(des camions (récents) avec AdBlue ça existe, ça permet d'arriver à 95% d'élimination du NOx, l'ennui est qu'il faut remplir le réservoir du produit "assez" souvent. Urée -> ammoniac, qui avec NOx -> azote et eau)
a écrit le 24/08/2016 à 2:26 :
La majorité des parisiens donne raison à Hidlago dans de récents sondages. Il faut effectivement fermer ces voies sur berges qui le sont d'ailleurs que partiellement car beaucoup de gens peuvent éviter de prendre leur voiture polluante mais ne font aucun effort, des égoïstes en fait.
Réponse de le 24/08/2016 à 9:55 :
moins de 50% des parisiens ont une voiture polluante ou pas. C'est donc peu eux les contributeurs majoritaires. Pour aller du sud au nord de Paris, selon l'encombrement, mon père prenait le périph, le Bd des maréchaux ou allait tout droit. Pas simple.
De toute façon, l'interdiction récente des moteurs avant une certaine année de fabrication devrait améliorer fortement l'air parisien (hors apports extérieurs, d'Allemagne, Pologne selon les vents). Bientôt ce sera le tour de moteurs un peu moins vieux.
a écrit le 23/08/2016 à 22:42 :
Parisien, plutôt piéton, mais contre la piétonisation des voies sur berge rive droite ; il suffit de voir les voies sur berge rive gauche, désormais interdites à la circulation, vides, inutiles, sales.
Pour être dynamique, sympa, une ville se doit d'être ouverte, fluide, tolérante, facile à vivre ; la bunkerisation, le repli, l'exclusion, sont des solutions de rentiers pour qui la réussite économique ou touristique n'a plus guère d'importance.
Noter aussi que l'IFOP a pu naguère paraître fiable, mais le client est roi, et les amis précieux.
a écrit le 23/08/2016 à 22:01 :
Et les huit millions d'habitants de l'agglomération parisienne qui vivent au delà du périphérique et sont mal desservis par les transports en commun n'ont qu'à rester chez eux...
a écrit le 23/08/2016 à 17:27 :
Surpris ? Ce n'est que la politique des extrémistes verts et socialistes, des khmers verts en somme.
a écrit le 23/08/2016 à 15:28 :
idalgo a raison, je vois pas pourquoi on devrait respirer la pollution au centre ville, a Londres ou Amsterdam seul les habitants ont accès en voiture au centre ville, je revoterais pour elle, elle fait du bon boulot et les parisiens le savent !
Réponse de le 23/08/2016 à 16:02 :
un peu dictatorial quand même, Madame le maire de Paris !!!
Réponse de le 23/08/2016 à 17:38 :
En démocratie, la politique se fait par les urnes en effet. Cette idée était au programme des verts, pas du ps. Les verts on fait 7%. Ça veut dire que 93% des votants dans paris n'y adhéraient pas !
a écrit le 23/08/2016 à 14:44 :
Hidalgo a entièrement raison, nombre de gens ne font aucun effort pour se passer de leur voiture ou utiliser d'autres modes de transports et ces voies sur berges ont été une ineptie du temps de Pompidou qui a enlevé une partie très jolie aux abords des Tuileries notamment (voir films et photos sur le sujet). Paris a tout à gagner au plan économique et de la pollution de regagner ses voies sur berges et forcer les pollueurs à choisir d'autres modes de transports. D'autant que la montée des eaux va être plus fréquente aux abords de la Seine avec la montée des océans et des pluies plus importantes.
Réponse de le 23/08/2016 à 17:35 :
C'est vrai qu'un bus ou un autocar ne consomme que 100L/100km, y compris à vide: ça c'est de l'économie. Ou sinon il y a le métro et ses 400 microgrammes de particules fines en permanence, plus de 5 fois le seuil du pic de pollution, où tous les véhicules doivent s'arrêter, sinon c'est la mort assurée!!! Le pollueur n'est pas forcément celui qu'on nous montre.
a écrit le 23/08/2016 à 13:29 :
Un déni de l'urgence climatique? Carrément! Mme Hidalgo pourrait elle nous expliquer pourquoi les automobiles sur les voies sur berge polluent d'avantage que ces mêmes prises dans des bouchons dans les rues de Paris? On attend la réponse avec une certaine impatience.
a écrit le 23/08/2016 à 13:20 :
Eh ! Oui les fascistes ne sont pas ceux qu'on croit ?
a écrit le 23/08/2016 à 13:04 :
Vu la montée inexorable des eaux, les voies sur berge sont de toute façons condamnées à être submergées et coulées définitivement.
a écrit le 23/08/2016 à 13:02 :
Madame HIDALGO comme ses amis n'accepte pas d'avoir tord. La dame qui brandit l'écologie se contredit et se réfugie derrière les Parisiens (tu parles !) : "Car c'est en contradiction avec ce que veulent les Parisiens". Vous me dirai, ils ne sont pas à une contradiction prêt pour avoir raison. Mais quand même, à ce niveau de responsabilités, l'honnêteté vole bas.... Les politiques ne sont pas à cela prêt !... Ah, l'amour propre !... Terme en déssuéttude !
a écrit le 23/08/2016 à 12:36 :
Cherche en vain données du fameux sondage d'avril 2016... Et notamment nombre et profils des sondés et questions posées. Quoique de toutes manières, cette idée est celle du programme des verts, auquel 93% des votants n'ont pas adhérés ! Déni de démocratie ???

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