Plus de la moitié des départements sous le régime du couvre-feu, les dispositifs d'aides étendus

 |  | 613 mots
Lecture 3 min.
(Crédits : Jdussueil La Tribune)
Le couvre-feu concerne désormais 54 départements métropolitains et un territoire d’outre-mer. Les mesures d'aides aux entreprises impactées par ces restrictions, annoncées la semaine dernière, seront étendues à l'ensemble des territoires concernés.

Le Premier ministre Jean Castex a étendu ce jeudi le couvre-feu pour freiner l'épidémie de coronavirus à 38 nouveaux départements et à la Polynésie, soit à un total de 46 millions de personnes, prévenant que "des mesures beaucoup plus dures" étaient envisagées. Il s'attend à un mois de novembre qui sera "éprouvant" avec un nombre de morts qui continuera d'augmenter en raison de la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus.

Au total, 54 départements (sur 101 départements) seront désormais placés sous couvre-feux de 21H00 à 06H00 ainsi que la Polynésie. Jean Castex a précisé que les départements où se trouvent les métropoles soumises à un couvre-feu depuis samedi dernier (Lille, Lyon, Marseille, Rouen, Grenoble, Saint-Etienne, Montpellier et Toulouse) devront l'appliquer sur tout leur territoire, l'Ile-de-France étant déjà concernée.

Lire aussi : La fête est finie": début du couvre-feu pour presque 20 millions de Français

"Le couvre-feu s'appliquera de 21H00 à 6H00 sur l'ensemble du territoire des départements concernés et, normalement, pour une durée de six semaines" à partir de samedi, a précisé le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse sur l'épidémie de Covid-19.

"La situation est grave" en France, où "la circulation du virus atteint un niveau extrêmement élevé" (...) Il est trop tôt à ce stade pour mesurer les effets du couvre-feu, c'est la semaine prochaine que nous verrons s'il commence à réduire suffisamment la circulation virale", a encore prévenu Jean Castex.

Selon lui, le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de cas confirmés de Covid-19 pour 100.000 habitants, a progressé de 40% en une semaine, pour atteindre 251 sur le territoire national. Et le taux de reproduction du virus induit un doublement du nombre de cas tous les 15 jours. Le Premier ministre a précisé que les forces de l'ordre ont effectué depuis samedi dernier "32.033 contrôles et prononcé 4.777 verbalisations pour non respect du couvre-feu".

Les aides étendues à toutes les zones sous couvre-feu

Afin de soutenir les entreprises impactées par ces nouvelles restrictions, les mesures d'aide économique annoncées par Bruno Le Maire jeudi 15 octobre pour les métropoles sous couvre-feu sont étendues à toutes les nouvelles zones concernées.

Lire aussi : Fonds de solidarité élargi et PGE prolongé jusqu'au 30 juin 2021 pour les entreprises touchées par le couvre-feu

Parmi ces mesures, le fonds de solidarité est ouvert aux entreprises de moins de 50 salariés de tous secteurs, situées dans les zones touchées, dès lors que leur perte de chiffre d'affaires atteint au moins 50% et pour un montant maximal de 1.500 euros par mois. Pour l'hôtellerie, les cafés, la restauration, la culture, l'événementiel, le sport et certaines activités connexes situées dans les zones de couvre-feu, le fonds de solidarité jusqu'à 10.000 euros mensuels pourra être perçu par les entreprises ayant une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50% et non plus 70%, avait indiqué le ministre de l'Economie le 15 octobre. Pour ces secteurs, l'aide est déplafonnée (alors qu'elle ne pouvait pas dépasser jusqu'ici 60% du chiffre d'affaires de l'entreprise) et ces établissements n'ont plus non plus à payer de cotisations sociales patronales jusqu'à la fin du couvre-feu si leur perte de chiffre d'affaires excède 50%.

Dans le même temps, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, vient d'annoncer 115 millions d'euros d'aides pour le spectacle vivant et le cinéma.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/10/2020 à 20:04 :
On ne peut que constater l'incapacité du système de santé français à désormais faire face à la moindre épidémie non planifiée puisqu'on est forcé d'enfermer la population et de l'empêcher d'avoir des rapports sociaux pour absorber les malades de la covid19 : une faillite exemplaire, tant dans les moyens humains et matériels en place que dans les esprits, par renoncement à développer l'offre de soins dans la durée. D'autant qu'avec la suppression du service militaire, on n'a même plus les hôpitaux militaires de campagne en réserve. On se demande ce qui se passerait en cas d'épidémie vraiment grave genre Ebola ou en cas de guerre : on dirait "pouce" ?
a écrit le 22/10/2020 à 20:13 :
Continuons à avoir peur de vivre compulsivement, la faillite collective de notre société est au bout du chemin. Et là, il n'y aura plus aucun système économique capable de payer les hôpitaux, les soignants, les retraites, la police, les enseignants...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :