Pouvoir d'achat : le plafond des titres-restaurant passe à 25 euros le 1er octobre

Le plafond journalier des titres-restaurant augmente de 19 à 25 euros à compter du 1er octobre, comme annoncé fin juillet par le gouvernement, une mesure réclamée par de nombreux députés dans le cadre du débat parlementaire sur le pouvoir d'achat.
Fabrice Gliszczynski
(Crédits : DR)

Il ne sera pas doublé comme ce fut le cas pendant la crise sanitaire, mais il sera néanmoins réhaussé. A partir du premier octobre, le plafond journalier des titres-restaurant augmente de 19 à 25 euros, comme annoncé fin juillet par le gouvernement, une mesure réclamée par de nombreux députés de l'opposition dans le cadre du débat parlementaire sur le pouvoir d'achat. A l'issue du premier confinement en 2020, le plafond d'utilisation de ces moyens de paiement avait été doublé, passant de 19 à 38 euros et ses conditions d'utilisation avaient été assouplies -ils étaient acceptés même les week-ends et jours fériés- pour soutenir l'activité des restaurants durement frappés par les restrictions liées à la pandémie de Covid-19. Le 1er juillet, ce plafond d'utilisation quotidien était revenu à 19 euros et ils n'étaient plus utilisables les week-ends et jours fériés.

4 millions de salariés concernés

Les titres-restaurants, distribués par les entreprises à leurs salariés, sont souvent utilisés par ces derniers pour faire leurs courses alimentaires, des dépenses qui augmentent ces derniers mois du fait de l'inflation. Quelque 700.000 titres déjeuner sont utilisés par 4 millions de salariés dans 200.000 restaurants ou boulangeries agréés, ce qui représente 6 milliards d'euros par an. Quatre grands acteurs historiques, Edenred (Ticket Restaurant), Groupe Up (Chèque Déjeuner), Sodexo (Pass Restaurant, anciennement Chèque Restaurant) et Natixis (Apetiz, anciennement Chèque de Table) se partagent ce marché. Mais de jeunes entreprises sont apparues ces dernières années comme Swile, qui a connu une croissance ultra-rapide avec ses titres restaurants dématérialisés dans une carte à puce ou une ou une application pour smartphone.

Lire aussiPour ou contre : faut-il élargir les produits éligibles aux titres-restaurant pour le pouvoir d'achat ? (Patrick Mercier face à Romain Vidal)

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ZOOM- La restauration rapide retrouve ses niveaux d'avant crise sanitaire

La restauration hors domicile a connu son meilleur été depuis 2019, profitant de l'absence de restrictions sanitaires, mais seule la restauration rapide a retrouvé ses niveaux de fréquentation d'avant-Covid, selon une étude de NPD Group.

« Seul le circuit de la restauration rapide tire son épingle du jeu », en renouant avec "une fréquentation à la hauteur de 2019", précise l'étude. La croissance en valeur est même de 5% sur juin et juillet par rapport à 2019, et +10% sur l'été, pour ceux vendant des burgers. Pour le total du secteur, les résultats demeurent toutefois inférieurs en visites (-13%) et en dépenses (-10%) aux performances de 2019, complète-t-elle.

Car de leur côté, « la restauration à table, la restauration collective et le segment des transports et lieux de loisirs affichent toujours un retard de 20% en visites par rapport aux performances de 2019 ».

« Si la reprise est là, le marché n'a pas tout à fait renoué avec ses performances de 2019 », commente Maria Bertoch, experte de NPD Group, citée par l'étude.

 « La crise sanitaire a entraîné une mutation profonde des habitudes de consommation des Français », avec la généralisation du télétravail qui a limité déjeuners d'affaires et repas pris lors de déplacements professionnels, poursuit-elle. En outre la vente à emporter « s'est installée dans les habitudes de consommation, malgré la levée des restrictions », souligne Maria Bertoch. Toutefois la livraison et le «drive » sont en recul au sein de la restauration commerciale en juin et juillet, « par comparaison avec 2021, au profit de la consommation en restaurant », note l'étude. Quant au manque de personnel, il pèse sur la fréquentation en soirée, dans la restauration à table, entraînant « une réduction des roulements de services, une augmentation du temps d'attente ou même des moments de fermeture au plus fort de la saison estivale. Une première », commente Maria  Bertoch. La restauration commerciale «hors domicile » englobe la restauration avec service à table (cafés, bars, brasseries, cafétérias), la restauration rapide (fastfoods, ventes à emporter/livrée sandwicheries, boulangeries, traiteurs), la restauration dans les transports et lieux de loisirs (musées, gares...) mais aussi les entreprises, et les distributeurs automatiques. En 2019, le secteur représentait 57 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France, mais l'an dernier les dépenses étaient encore en repli de 35% par rapport à l'avant-crise sanitaire.

Fabrice Gliszczynski

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