Prélèvement à la source : le lobby du bâtiment demande un crédit d’impôt compensatoire

Emploi dans le btp: la ffb deplore une inadequation offre-demande
Thierry Gouegnon

Emploi dans le btp: la ffb deplore une inadequation offre-demande
Thierry Gouegnon
En juillet dernier, Jacques Chanut avait qualifié le prélèvement à la source de créateur d'« emmerdes dans nos entreprises ». Ce 5 septembre 2018, le président de la Fédération française du bâtiment demande « un crédit d'impôt pour les entreprises afin [d'en] compenser les coûts supplémentaires pour [les] artisans et entrepreneurs ».
Membre du bureau exécutif du Medef depuis les années Gattaz, Jacques Chanut fait même part de « [ses] doutes sur la capacité effective de mise en œuvre technique » :
En juillet déjà, le président de ce puissant lobby du bâtiment s'alarmait des conséquences fiscales du plan de rénovation énergétique des bâtiments :
Nicolas Hulot, alors ministre d'État chargé de la Transition écologique et solidaire, s'était en effet dit favorable à titre personnel à un bonus-malus, mais là encore, le patron de la FFB avait considéré que cela « bloquait le marché ».
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Idem sur les hésitations autour du maintien de la TVA à 5,5% pour les professionnels du bâtiment. Jacques Chanut estimait que cette fiscalité allégée leur rapportait 2 à 3 milliards de chiffre d'affaires supplémentaires par an, permettait de préserver 37 à 59.000 emplois par an, et surtout allait « directement dans la poche du client ».