Présidentielle 2022 : Hôpital, déserts médicaux, T2A... l'ordonnance des candidats pour mieux soigner les Français
Emilie Guédé
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Hôpital essoré, soignants épuisés, inégalités renforcées, accès aux soins parfois compliqué, les deux ans de crise sanitaire ont donné un coup de projecteur sur les failles de notre système de soins. La plupart des candidats s'accordent sur un point : il est à bout de souffle. Les années 2000, où l'Hexagone caracolait en tête du classement de l'OMS pour les « meilleurs soins de santé généraux », semblent bien loin. L'hôpital et les déserts médicaux sont au cœur des préoccupations des aspirants à l'Élysée et des électeurs, comme le montrent différentes enquêtes d'opinion.
Ces sujets ne sont pas nouveaux, les difficultés d'accès à un médecin figuraient déjà dans certains programmes en 2017 et la communauté hospitalière avait alerté sur les tensions bien avant la pandémie. Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération Hospitalière de France (FHF), avance deux grandes priorités pour l'hôpital public lors du prochain quinquennat :
« En matière de financement, il ne faut pas retomber dans la politique d'économie comptable que nous avons connue ces dernières décennies. Et concernant les RH, le recrutement a minima de 25.000 infirmiers et aides-soignants est indispensable pour combler les seuls postes vacants. Les contraintes liées à la continuité du service public doivent également être reconnues ».
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La porte-voix des établissements publics réclame notamment un financement appuyé sur une logique pluriannuelle (5 ans) et une hausse minimale de l'Objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) de 2,4 % par an.
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Dans les programmes, l'urgence est de limiter, voire supprimer, la tarification à l'activité (T2A). Introduite en 2004 pour remplacer la dotation globale de financement. Son principal défaut est d'entraîner une course à la rentabilité, au détriment de la qualité. « La T2A n'incite pas les établissements à réguler leur activité de soins puisque leur niveau de ressources en dépend directement. Elle pousse plutôt à agir sur la productivité », constatait déjà la Cour des comptes en 2017. Mais faut-il complètement la supprimer ?
Emilie Guédé
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