Primaire à gauche : Peillon veut lui aussi jouer le rassemblement

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Vincent Peillon n'avait pas prévu d'être candidat, avant le retrait de François Hollande.
Vincent Peillon n'avait pas prévu d'être candidat, avant le retrait de François Hollande. (Crédits : reuters.com)
L'ancien ministre de l'Education nationale de François Hollande s'est lancé dimanche dans la bataille à gauche.

Et un ex-ministre de plus candidat à l'élection présidentielle ! Après Emmanuel Macron, qui a décidé de la jouer solo; après Benoit Hamon, Arnaud Montebourg et Manuel Valls, qui se présentent à la primaire de la gauche, voici Vincent Peillon, ministre de 2012 à 2014, qui se lance à son tour.

Il a annoncé sa candidature hier, sur le plateau de France 2, en reconnaissant que ce n'était pas forcément programmé : "Je n'avais pas prévu [d'être candidat], parce que je considérais que le président de la République devait porter les couleurs de ce bilan et définir le nouveau projet". Mais le "renoncement" de François Hollande, le 1er décembre, l'a convaincu du contraire.

L'ombre du NPS

Ce retour sur le devant de la scène politique nationale est donc assez précipité, pour l'eurodéputé de 56 ans qui était très discret depuis son départ du gouvernement. Dès hier soir, Vincent Peillon a tracé un premier axe de communication : "Je suis le candidat d'une éthique politique car je suis parti du gouvernement avant ceux qui peut-être n'ont pas l'air de vouloir soutenir leur propre bilan". Une pique adressée à ses anciens camarades du Nouveau parti socialiste (NPS), Arnaud Montebourg et Benoit Hamon, qui eux ne ménagent pas leurs critiques contre François Hollande.

"Moi je veux être le candidat du rassemblement. Le rassemblement (...) pour gagner parce qu'on a l'extrême droite, elle est haute (...), la droite de M. Fillon qui est en train d'affirmer des choses d'une dureté incroyable", a-t-il plaidé, avant d'affirmer :  "La primaire est une machine à fabriquer de l'unité".

"Aucun ennemi"

Le nouveau candidat a dit n'avoir "aucun ennemi ni dans la primaire, ni à gauche et dans le camp des progressistes" et s'est dit prêt à travailler avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, des "personnes de valeur".

L'ex-ministre est soutenu par plusieurs députés -- Patrick Mennucci, Eduardo Rihan-Cypel, Patrick Bloche. Patrick Mennucci, député des Bouches-du-Rhône, estime que Vincent Peillon est au "point d'équilibre" de la gauche. La maire de Paris, Anne Hidalgo a également annoncé qu'elle lui apportait son parrainage : "Je pense qu'il est celui qui ressemble le plus à cette politique déterminée, à la fois écologique, sociale, sociale-démocrate" affirme-t-elle.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 13/12/2016 à 13:12 :
Les mots "Rassembler/Rassemblements" doivent être retirés d'urgence du vocabulaire
pour être mis en réparation, rénovation, ravalement et re-peinture. Ils ont été utilisés à tort et à travers et sont décrépis, usés jusqu'à la corde, cassés, bosselés, ...Ils ne seront remis en service qu'en fin 2017 !
a écrit le 13/12/2016 à 9:08 :
Que pépère reste couché car nous on n'a toujours pas digéré sa réforme stupide de l'EN (aujourd'hui appelée "inculture généralisée), qui nous coûte la peau des fesses
a écrit le 13/12/2016 à 8:29 :
...Belle Alliance Populaire ...: ce n'est pas de moi , mais ( je crois ) de mr Cambadelis qui , une fois de plus , nous a démontré que ...le ridicule ne tue pas ; Je ne sait pas si elle est " populaire ", cette Belle Alliance , mais elle le meriterait , dans la rubrique gags .
a écrit le 12/12/2016 à 23:40 :
Quelle confusion, prêts à travailler avec Mélenchon et Macron. Ou a t'il vu un semblant de cohérence entre les propositions de E. Macron et le programme de JL Mélenchon ?
a écrit le 12/12/2016 à 14:18 :
C'est bien joli d'avoir sorti un candidat de la naphtaline pour représenter la ligne "aubriniste", un genre de socialisme soft. Ça a seulement la vertu de faire plaisir à certains dans les cadres du PS qui ne peuvent blairer ni Valls, ni Hamon, ni Montebourg, ni les aures...

Mais pour l'électeur, celui qui va décider in fine, cette candidature précipitée, sans envie, sans programme et sans saveur ne risque pas de faire long feu.
Ne serait-ce que parce que la primaire c'est dans 5 semaines, autant dire demain, et que la multiplicité des candidatures ne va pas aider à faire le tri.

Peillon aime se voir comme un Fillon, mais c'est oublier que celui ci est en campagne depuis 3 ans.
a écrit le 12/12/2016 à 12:16 :
Pourquoi faire ....? Elle est où la lucidité de notre prof de philo super intello ?
a écrit le 12/12/2016 à 11:21 :
Encore un socialiste transparent de plus.
a écrit le 12/12/2016 à 10:13 :
Le retour de la Gauche rêveuse ou l'argent n'est pas un problème car on emprunte pour faire fonctionner l'Etat et ce sont nos descendants qui rembourseront si on ne fait pas faillite avant, ce qui s'evoque de plus en plus......
a écrit le 12/12/2016 à 9:58 :
Je ne sais pas s'il était bien judicieux de mettre "Peillon" dans la rubrique économie. Je l'aurais mis, personnellement dans une rubrique "dépenses inutiles" et/ou à recycler intellectuellement.
Réponse de le 13/12/2016 à 9:10 :
Oui moi aussi !
a écrit le 12/12/2016 à 9:33 :
Un candidat de plus qui ne pourra rien faire, bien sur qu'il n'a "aucun ennemi ni dans la primaire, ni à gauche et dans le camp des progressistes" car il n'a pas d’épaisseur politique, il n’intéresse personne d'autre que la sphère médiatique parisienne. Le seul qui puisse battre F. Fillion et M. Le Pen est J.Y Le DRIAN. C'est le seul a pouvoir fédérer une gauche divisée, le seul ministre qui puisse présenter un bilan positif, et surtout le seul qui soit reconnu comme compétent par une large partie de l’électorat de droite (avec Caseneuve pour l'instant ). Il ne traine pas de casserole, ce n'est pas un candidat Paris Match et surtout il n'apparait pas comme un arriviste aux dent longues même si pour certains cela pourrait être un défaut ! Il a acquis des compétences internationales au cour dans son ministère régalien qui lui seront utiles. En terme politique le breton est capital car c'est la Bretagne en passant de la droite vers la gauche qui avait permis à F. Mitterrand de gagner en 1981, et la gauche ne pourra pas gagner sans la Bretagne. J.Y le DRIAN n'est pas clivant car il est fédérateur, le seul à gauche comme avec une partie de la droite.

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