Quand Valérie Pécresse veut être la Merkel à la française en 2022 et… 2027
Marc Endeweld
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C'est le premier coup de théâtre de la campagne présidentielle. Valérie Pécresse a réussi à coiffer au poteau tous les candidats mâles à la primaire des Républicains. En ces temps de mouvement #Metoo, cette performance politique séduit déjà au-delà de son camp : « Je voterais sans hésiter Pécresse en avril prochain, une femme présidente de la République, ça aurait de la gueule, et je ne supporte plus Emmanuel Macron », me confie un ancien électeur de l'actuel président, haut commercial à l'international, se définissant pourtant comme « de gauche ».
Si le programme de Valérie Pécresse est sans ambiguïté à droite toute (ce qui a permis de séduire la base des Républicains), avec pour objectif de contenir le phénomène Zemmour, la présidente de la Région Île-de-France, pourrait donc bien réussir à constituer un front « tout sauf Macron » bien plus large qu'on ne le pense aujourd'hui. C'est en tout cas tout l'enjeu pour elle dans les prochaines semaines : s'affirmer comme la seule candidate de la (vraie) droite, pour s'installer entre Zemmour et Macron, tout en s'adressant à l'ensemble des Français, y compris ceux du centre et du centre-gauche.
Un défi que n'avait pas relevé en son temps un certain François Fillon. L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy était, il est vrai, cerné par les affaires judiciaires... Un des éléments de langage de la candidate résume d'ailleurs cette quadrature du cercle : « Une femme qui fait comme moi, comme l'ont fait Angela Merkel et Margaret Thatcher, peut défendre les intérêts de son peuple », a affirmé Valérie Pécresse au lendemain du premier tour de la primaire des Républicains.
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Quelques mois plus tôt, lors du lancement de sa campagne, elle avait d'ailleurs déclaré : « Je suis 2/3 Merkel et 1/3 Thatcher ». Manière de s'adoucir (un peu) après le programme ultra-libéral de François Fillon en 2017 ? Valérie Pécresse a tout de même annoncé son intention de supprimer 150.000 postes de fonctionnaires...
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