Référendum sur la privatisation d'ADP : tous unis (ou presque) contre Macron

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(Crédits : Reuters)
Le gouvernement a raillé mercredi "l'attelage baroque" de parlementaires d'opposition à l'origine de la démarche qui pourrait conduire à un référendum d'initiative partagée contre la privatisation d'ADP (ex-Aéroports de Paris). Cette mesure phare de la loi Pacte devrait être définitivement adoptée ce jeudi par les députés.

En débat depuis plus de six mois au Parlement, le projet de loi Pacte prévoit de supprimer l'obligation pour l'État de détenir la majorité du capital d'ADP (actuellement 50,63%). Depuis la première lecture en octobre, cette privatisation est devenue, après son rejet au Sénat à majorité de droite, la principale pomme de discorde, certains pointant un "cadeau à Vinci", qui ne cache pas son intérêt.

L'Assemblée nationale, qui a le dernier mot sur le Sénat, devrait valider ce texte emblématique ce jeudi. Outre ADP, le gouvernement entend aussi privatiser la Française des jeux (FDJ), un choix également dénoncé comme "stupide", "dogmatique et déraisonnable économiquement" par les oppositions qui ont mis en avant le volet santé publique lié à l'addiction aux jeux.

248 signataires d'opposition, mais encore des obstacles

Le gouvernement fait face depuis mardi à une coalition de circonstance de l'ensemble de ses oppositions au parlement : au total, 248 députés et sénateurs, issus de toute les formations politiques - à l'exception de La République en marche (LREM) et du Rassemblement national (RN) -, avaient apposé leur signature pour enclencher un "référendum d'initiative partagée" (RIP), afin de soumettre la proposition au suffrage universel.

Mais ce n'est que la première étape : l'organisation d'un tel référendum suppose aussi de réunir plus de 4,5 millions de signatures par internet (soit 10% de l'électorat), sur une période de neuf mois, pour autant que le Conseil constitutionnel juge que le référendum d'initiative partagée entre bien dans le champ prévu par l'article 11 de la Constitution.

C'est la première fois que cette procédure est activée depuis la révision de la Constitution de 2008, qui a créé le dispositif.

Le gouvernement ironise sur une "alliance de circonstance"

Pour le gouvernement, il s'agit avant tout d'un "coup politique". Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a dénoncé les supposées "contradictions de cet équipage de circonstance" lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, avant de brocarder plus spécifiquement Les Républicains, son ancien parti.

« Cela a dû vous faire bizarre (...) de vous retrouver sur la même estrade que les communistes et les socialistes », a-t-il lancé au groupe avec lequel il a siégé jusqu'en 2017. « Vous ne savez plus où vous habitez, vous ne savez plus où est le Nord, où est le Sud, où est l'Est, où est l'Ouest. »

Dans un entretien accordé à La Tribune en février, l'homme fort de Bercy a défendu cette cession, en expliquant pourquoi la privatisation d'ADP sera différente de celle controversée des autoroutes.

« Ce que nous envisageons est en fait très proche de la délégation de service public. Nous allons demander à des spécialistes privés de gérer cette infrastructure pour une durée de 70 ans, sous un contrôle strict de l'État, avec un cahier des charges volontairement contraignant : les tarifs seront révisés tous les cinq ans et demanderont l'accord explicite de l'État. Cela permettra de ne pas renouveler les erreurs commises lors de la cession des autoroutes, où l'État n'a pas la main sur les tarifs, ce qui a donné une rente de situation aux sociétés d'autoroutes. »

Lire aussi : Bruno Le Maire: "Sur ADP, ne pas renouveler les erreurs commises lors de la cession des autoroutes" - 3/5

Les Français plutôt hostiles au projet de privatisation

Selon l'enquête d'Harris Interactive-Epoka (*) pour LCI, près de la moitié des Français (48%) voteraient contre la privatisation d'ADP (ex-Aéroports de Paris) et seuls 20% l'approuveraient si cette question devait être soumise à un référendum, comme l'espère une partie de l'opposition.

Aussi, 86% des Français voient ADP comme un bien stratégique pour le pays et 74% anticipent une hausse des prix en cas de privatisation.

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(*) Cette étude a été réalisée en ligne, mercredi, auprès d'un échantillon de 1.014 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus

(Avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 12/04/2019 à 17:40 :
Jupiter ils a le pif de Luis xv| rois des gilets jaunes rois de la misère
a écrit le 12/04/2019 à 9:18 :
C'est très bien : ça permet de bien voir qui est farouchement conservateur en France.
Et ça fait du monde à droite comme à gauche.
Il est donc chic et de bon ton d'être contre la privatisation, mais ADP a) vaut très cher en bourse, b) perd la clientèle de Turkish Airways à Istanbul, et c) fait partie du problème Air France avec des tarifs trop élevés à CDG, qu'il faudra baisser un jour.
: pas de rhétorique baveuse, que des données de fait.
a écrit le 11/04/2019 à 23:20 :
Privatisation idéologique au nom d'intérêts privés et d'une mondialisation effrénée ...qui nous mène droit dans le gouffre.
LrEM, la Réputation des voleurs et des incompétents: les députés godillots.
Réponse de le 12/04/2019 à 23:46 :
Le débat sur ADP comporte d’innombrables biais plus mensonges et ignorance. Comme en football, il faut séparer la division 1 (ADP) des divisions 2 (province).
Le transport aérien est important pour l’économie du pays et pour notre avenir. L’industrie française industrie a subi des reculs dramatiques. Allons-nous faire de même pour le transport aérien ?
En Europe, il y a que cinq aéroports en division 1 : Heathrow, Amsterdam, Francfort, Munich et CDG. Il ne faut pas raisonner dans le cadre de la financiarisation de l’économie mais en stratège politique.
L’objectif stratégique est d’avoir un maximum de vols à CDG pour générer un maximum de recettes (cf. balance commerciale) et un maximum d’emplois, directs comme indirects. CDG a un avantage considérable : une emprise foncière permettant un développement que n’ont pas les autres aéroports (sauf, peut-être Munich).
La stratégie politique, tout comme l’économie du pays, ce n’est pas le souci des investisseurs actuels. Ces gens-là travaillent à court terme (et vaguement à moyen terme). Les capitaines d’industrie sont rares.
L’État doit travailler à long terme. Un gouvernement responsable doit avoir un horizon de 20 ou 30 ans et non pas chercher à se faire des recettes de poche pour assurer ses fins de mois en bradant une grande infrastructure.
a écrit le 11/04/2019 à 19:52 :
Rester maitre en son pays et independant le plus possible pour l energie. Donc contre privatisation adp et barrages patrimoine des citoyens francais d hier d aujoud hui et esperons le de demain. Les gouvernants ne sont la que pour 5 ans et on constate les consequences des privatisations anterieures rien n a change pour le citoyen de base sauf a payer toujours plusss
a écrit le 11/04/2019 à 18:23 :
"Le gouvernement ironise sur une "alliance de circonstance"

Faut dire que ce gouvernement est lui même de circonstance ,une aile droite du PS qui faisait croire qu'ils étaient de gauche depuis des années ,des centristes qui bouffent à tous les râteliers et des LR.

Équilibre des boulettes :
Le patron de la France insoumise a malencontreusement voté pour la loi Pacte et ses privatisations. "Une erreur technique." Tout le reste du groupe LFI a voté contre.A l'inverse, un député de la majorité non comptabilisé, Bruno Bonnell, avait voulu voter pour.
a écrit le 11/04/2019 à 18:20 :
Si c'est pour en arriver à un nouveau scandale comme la privatisation des autoroutes où cela rapporte la bagatelle de 350.000€ par an et par kilomètre et de surcroit le péage augmente de façon exponentielle par rapport à l'indice du coût de la vie....alors oui il ne faut surtout pas privatiser !!!!!!!!!!
a écrit le 11/04/2019 à 15:34 :
Le problème avec Macron, c'est sa vision purement idéologique : abattre l'état français . Il pense que le marché régulera tout . C'est aberrant, c'est cela le problème avec les idéologues .
a écrit le 11/04/2019 à 15:28 :
Surprenant !
Personne n’est d’accord. Tout le monde critique la décision mais personne ne blâme le seul responsable de cette politique : l’Union Européenne.
Car c’est bien elle la seule responsable qui impose à la France de céder ses entreprises publiques au bénéfice des privées.
Lire les GOPE pour la France qui, si elles ne sont pas appliquées imposent une amende journalière.
c’est beau l’Europe...
Réponse de le 11/04/2019 à 15:41 :
FAUX RNfaux. comme dab désinformation honteuse.
Réponse de le 11/04/2019 à 16:53 :
"Désinformation"? Merci d'étayer votre commentaire avec une argumentation développée.
"Com d'hab" ? développez votre point de vue...
"RNfaux" ? Evidemment même en votant RN on est dans le faux.

Ce qu'il y a d'honteux c'est de juger les gens en fonction de leurs votes (que vous supposez...). Leurs voix ne valant pas moins que la votre.
Par ailleurs, ce qui est honteux c'est que vous ne prouvez pas que j'ai tort.

Bien à vous,
a écrit le 11/04/2019 à 14:43 :
Avec cette privatisation macron récompense ceux qui l on soutenus pour son élection, les multinationals
a écrit le 11/04/2019 à 14:38 :
Il est écrit dans la loi française que tout ce qui est en situation de monopole doit être nationalisé, ce qui est le cas avec ces 2 entreprises.
On connait ce genre de types qui vendent ce qui n'est pas à eux pour toucher une commission et un rendu de service ensuite( comme les haut fonctionnaires qui vont ensuite pantoufler dans le secteur financier après l'avoir enrichi en coulant l'état avec sa dette).
Je dis qu'il va y avoir une vengeance.
a écrit le 11/04/2019 à 13:40 :
ce referandun et un leure et les elues y participe pour se faire mouser, en ce moment ou les Français se revolte il y a plus inportant comme idee de referandun populaire. ON A LES ELU E S QUE L ON MERITE???
a écrit le 11/04/2019 à 12:49 :
Ah ! le copinage public/privé quand la soupe est bonne .... Pour les secteurs en difficulté c'est la mutualisation des pertes supporté par le contribuable.
a écrit le 11/04/2019 à 12:15 :
Ces privatisations sont surtout un raccourci pour ne pas baisser les dépenses courantes (train de vie de l'état et des collectivités) et sociales (allocations diverses et subventions aux associations communautaristes).
Quand on aura fait l'effort où c'est plus utile on en reparlera (je ne suis pas contraire par principe).
a écrit le 11/04/2019 à 11:59 :
L'UE vous organise une soi disant liberté de circulation et de l'autre vous freine cette liberté en la privatisant!
a écrit le 11/04/2019 à 11:51 :
On va nous proposer un référendum "a vide", simplement parce Sieur Macron en a parlé!
Une manipulation de la classe politique pour calmer définitivement GJ!
Pour cause, ils ont peur du R.I.C. et préfèrent nettement les manifestations de rue et leur conséquence!
Nos représentants sentent bien qu'ils ont plus a gagner en étant contrôlé par le haut que par le bas!
a écrit le 11/04/2019 à 11:33 :
JE suis trop efficace je pense pour exprimer mon profond dégout de cette classe politicienne dans son intégralité... Aucun de leurs trolls ne pouvant récupérer mes propos.

Mais c'est pas ma faute hein, c'est la leur !
a écrit le 11/04/2019 à 11:32 :
Sans rentrer dans la polémique politicienne, privatiser ADP sous forme de DSP contraignante, cela permettrait de l'adosser à un grand groupe indépendant qui pourrait investir sur fonds privés, être plus réactifs, mieux vendre son expertise à l'international, gérer d'autres aéroports dans le monde, créer de la valeur.
Puis optimiser les couts de production, le privé étant quand même plus réactif que ces mastodonte semi-publics...on devrait faire de même avec certains ports ou des dockers ont des salaires de cadres confirmés et l'emploi à vie.
Je ne lis aucun bénéfice à la non-privatisation pour le moment...
a écrit le 11/04/2019 à 11:23 :
Vinci est l'entreprise de BTP de la gauche spartakiste et mondialiste, cadeau permettant de recaser des cadres et de financer l'idéologie!
Le trafic aérien va doubler d'ici 2040, et ce n'est pas CDG qui est important, ce qui est important c'est de transformer les autres aéroports de France, il y en a plus d'une centaine subventionnée, ce qui nous coûte cher, il leur faut donc faire un minimum d'1 million de voyageurs par an.


La priorité doit aller à ceux du Centre et de l'Atlantique, Mise en route d'un mini Concorde de 50 places et développement par Dassault de jets supersoniques!
Côte Est Nord-Américaine, Equateur, Chili, Pérou, Argentine, Australie, Nouvelle Zélande sont les destinations à privilégier, avec domaines skiables de contre saison dans les Andes!
Fin de la politique low cost qui tire vers le bas toute la France!
C'est le prix du baril qu'il faut tirer vers le bas!
Fin des plastiques dans l'habitat, des synthétiques dans le textile, des pétroproduits dans l'agriculture, du transit routier international remplacé par des trains et des péniches, promotion des véhicules au gaz, syngas, biogaz et gaz de houille, ainsi que du télétravail et des trains pendulaires et verre, fer, aluminium pour les contenants!
Les américains peuvent fournir le brut dont ils vont exploser la production, c'est beaucoup mieux qu'une guerre Airbus/Boeing!
2022, baril à 35$ et pas de problème de bang hypersonique au-dessus de l'Atlantique!
Mieux que les magouilles de politocards vérolés!
a écrit le 11/04/2019 à 11:19 :
L'état vend les bijoux, c'est un très mauvais signe pour les citoyens qui vont devoir compenser tôt ou tard. Le temps d'écouler le produit de cette vente, ce qui ne devrait pas être bien long, et c'est nous qui mettrons la main à la poche pour compenser le manque à gagner.
Dans le privé, ce genre de signe, quand on commence à vendre le rentable, annonce un retournement qui conduit au redressement. C'est bel et bien le modèle suivi par le gouvernement. En toute rigueur, c'est le prochain gouvernement qui paiera les pots cassés...
Réponse de le 11/04/2019 à 14:38 :
Non l’état ne vend pas , mais concède pour 70 ans ; redevance d'ADP 120 millions d'euros par an , concession d'ADP 70 ans 12 milliards pour 70 ans .Pour rapporter 12 milliards d'euros , il faut 100 ans ! Alors .....
a écrit le 11/04/2019 à 11:00 :
Attention, à ce que font nos meneurs politiques car lorsque l'on ne maîtrise pas ses dépenses de fonctionnement, quand on gaspille allègrement l'argent des contribuables sans justification valable (ex. 12 millions d'euros pour des débats) leurs choix dans tous les domaines sont alors susceptibles d'être non justifiables et dangereux
Conclusion : ils n'ont pas le droit de brader la France.
a écrit le 11/04/2019 à 10:53 :
Je ne reviendrais pas sur le fait que je considère le transport aérien, donc les infrastructures aéroportuaires comme un non sens économique, un source de pollution dont la sonore n'est pas la moindre!
Privatiser, c'est vendre un bien public, financé par les impôts des Français, donc quelque chose qui leur appartient collectivement.
"Collectivement", le mot qui irrite les libéraux, pour lesquels la seule voie est la possession privée, l'accaparement au profit de quelques "elites"...qui ne manqueront pas de renvoyé l'ascenseur en temps utile.
La LrEM et d'autres "privatiseurs" avant eux,
C'est la République des voleurs, des partisans, des mafias.
Pour en terminer, les nouveaux concessionnaires vont rapidement vouloir rentabiliser leur investissement en développant à marche forcée les activités d'ADP, ce qui passe par une augmentation d'un trafic qu'on nous doubler dans la prochaine décennie.
Le seuil de viabilité dans la région va décroître d'autant.
Inconscience totale, criminelle.
a écrit le 11/04/2019 à 10:27 :
Macron, pas le seul, vendeur des bijoux de famille et de la France à la découpe sous la pression de Bruxelles la plupart du temps. Pour le moment, on ne parle plus de la privatisation des barrages hydrauliques mais c'est aussi dans le tuyau.
Réponse de le 11/04/2019 à 16:56 :
Et vous oubliez les routes nationales...Gilets jaunes + bonnets rouges, ça risque de sentir le roussi à l'Elysée...
a écrit le 11/04/2019 à 10:23 :
moi je suis furieux de voir un gamin nous diriger, là il jour au monopoly allez je vous vend ADP quelle connerie d'avoir votre pour lui,il faut stopper ses gamineries la privatisation l’aéroport de Toulouse qui est fiasco pour le citoyen
a écrit le 11/04/2019 à 10:14 :
La privatisation de ADP est une bonne chose sous réserve que la part publique reste majoritaire afin de pouvoir garder le contrôle.
100% public n'est plus possible ni une bonne chose.
Mais il ne faut pas faire comme pour les autoroutes où l'Etat a perdu la main.
a écrit le 11/04/2019 à 9:55 :
"....attelage baroque" !?! .....une conception de la politique sectaire et de division !
Comme si on ne pouvais pas etre d'accord sur UNE idée en étant de bords différents !
On n'en attendait pas moins de la LREM qui passe son temps a diviser tous azimuts depuis qu'elle est au pouvoir (......miraculeusement ! )
a écrit le 11/04/2019 à 9:31 :
Au fond, le projet est évidemment acceptable, mais si cela est pour dépenser très bêtement l'argent public, soit disant pour préparer l'économie de demain (on en est à combien de plans et/ou d'investissements "d'avenir"?), c'est Non! Les libéraux rejoignent sur ce sujet les défenseurs du "service public". L'état, et nos fonctionnaires, très respectables, n'ont pas mission de dépasser leurs compétences dans des secteurs très aléatoires..
Réponse de le 11/04/2019 à 11:30 :
@BH 11/04/2019 9:31
Bien sur, cette privatisation n'est pas un problème. Est-ce que l'Etat doit être actionnaire de trucs en béton et en bitumes ? Est-ce stratégique ?
Quand on lit le tollé des beaufs sur la privatisation des autoroutes....
Qui peut croire que si le propriétaire était l'Etat, le péages n'auraient pas augmenté un peu plus que l'inflation ? J'écris un peu plus car c'est un fait.
En revanche, on peut tiquer sur la mise sur le marché de EDF, qui est une société stratégique car il y a des centrales nucléaires et on ne peut pas faire n'importe quoi.
Comme vous le soulignez, l'argent de cette privatisation ne doit pas alimenter le déficit des dépenses courantes (comme cela a été le cas jusqu'à présent) mais être investi dans des projets d'avenir ou procurer des prêts à taux très bas à nos PME/TPE innovantes.
Cordialement

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