Réforme de la santé : Buzyn nie vouloir faire des économies mais envisage de fermer certains hôpitaux

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Il est possible qu'un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus, a reconnu la ministre, ajoutant que ce type de décision serait prise pour le bien des patients, en s'assurant qu'ils ont accès immédiatement à des centres de recours en cas de besoin.
"Il est possible qu'un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus", a reconnu la ministre, ajoutant que ce type de décision serait prise "pour le bien des patients, en s'assurant qu'ils ont accès immédiatement à des centres de recours en cas de besoin". (Crédits : Stéphane Mahé / Reuters)
La ministre de la Santé veut encourager les équipes soignantes à "coopérer" entre établissements voisins. Ceci afin de permettre les regroupements et de supprimer les doublons. Et s'il est donc "possible" que cela entraîne la fermeture de services hospitaliers "de proximité".

La réforme du système de santé voulue par le gouvernement ne vise pas à "faire des économies", même s'il est "possible" qu'elle entraîne la fermeture de services hospitaliers "de proximité", a indiqué vendredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

"Notre objectif n'est pas de faire des économies mais de voir comment, avec le même montant de dépenses, on peut améliorer la qualité de vie des Français", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse consacrée à "la transformation du système de santé".

En finir avec la tarification à l'activité (T2A

Cette réforme "globale", annoncée en février par le Premier ministre Édouard Philippe, "n'est pas une énième réforme de l'hôpital", a rappelé Mme Buzyn.

Le financement et la carte des établissements de santé sont toutefois identifiés comme des priorités et "les deux chantiers vont complètement ensemble", a-t-elle souligné, expliquant que la tarification à l'activité (T2A) "nuit à la gradation des soins" car elle pousse chaque hôpital à la "course aux volumes".

Derrière le mot "coopération", faut-il entendre celui de concurrence ?

La réforme doit donc "permettre une rémunération à la pertinence, au parcours, au forfait", qui encouragera la "coopération" entre établissements voisins, c'est-à-dire les regroupements pour supprimer les doublons.

Un exercice des plus délicat : sur le terrain, il est bien possible que les équipes soignantes comprennent que derrière le mot coopération se cache en fait celui de concurrence...

Des "centres de recours", pour le "bien des patients"

"Il est possible qu'un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus", a reconnu la ministre, ajoutant que ce type de décision serait prise "pour le bien des patients, en s'assurant qu'ils ont accès immédiatement à des centres de recours en cas de besoin".

"L'objectif n'est certainement pas de retirer un accès aux soins dans les territoires" mais "on ne peut pas maintenir des activités de haute technicité", là où le manque de pratique de certains actes crée une "zone d'insécurité pour les malades", a-t-elle justifié.

Le but n'est pas non plus de réduire les dépenses de santé, affirme Mme Buzyn qui a assuré que l'évolution de "l'organisation territoriale" n'est "pas un enjeu financier (mais) de sécurité, qui doit se baser sur une réflexion médicale et scientifique".

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Commentaires
a écrit le 11/03/2018 à 8:02 :
......des économies ?!?
Tiens pour une coloscopie ( 20 minutes ) l'anesthesiste me demande 60 euros de DEPASSEMENT d'honoraires en plus et le praticien fera pareil !!!
C'est de l'économie ces abus autorisés ?
a écrit le 11/03/2018 à 7:59 :
Il faudrait peut-etre envisager de créer des services "transports en commun" dans certains hopitaux pour emmener les patients dans les services délocalisés ailleurs !
a écrit le 10/03/2018 à 19:53 :
Nos ministres, notre premier et notre président et leurs patrons eux sont sûr d'être toujours bien soignés durant toute leur vie.

What else ?
a écrit le 10/03/2018 à 9:44 :
La clé est tout de même de trouver les bonnes unités d'oeuvre achetées par l'assurance maladie et rémunérant les établissements de santé. Si on supprime la T2A il faut néanmoins qu'on explique par quoi on va la remplacer. Une fois ceci établi, on peut rémunérer la région et laisser la région gérer les hôpitaux publics. Décider depuis Paris de supprimer un hôpital est la preuve que notre pays est toujours aussi jacobin.
a écrit le 10/03/2018 à 8:33 :
avAnt de s'attaquer aux soins attaquons la medecine de confort!!!

je vois bon nombre de voisins partir en couple en cure en guise de vacances !!!!!!

ET ma cmu ,,,,??????
Réponse de le 11/03/2018 à 8:03 :
.... Pas faux du tout !
a écrit le 10/03/2018 à 8:27 :
....la degradation du service public se poursuit pendant que le CAC 40 et ses dirigeants s'enrichissent !
Quand 'est-ce qu'on prend les armes ?
a écrit le 09/03/2018 à 19:34 :
"Notre objectif n'est pas de faire des économies mais de voir comment, avec le même montant de dépenses, on peut améliorer la qualité de vie des Français"

Généralement en fermant si "possible" des services hospitaliers de proximité, on ne peut que dégrader la vie des français.Pauvre femme.
a écrit le 09/03/2018 à 18:43 :
Ne pas s'étonner que les frais de transport des malades augmentent, les hôpitaux s'éloignant de plus en plus (en moyenne, sauf pour ceux qui habitent à côté). La campagne, ça existe.
Pourquoi ne pas avoir un seul grand hôpital à la pointe de tout par département ? Simplification, lisibilité.
Réponse de le 09/03/2018 à 19:03 :
Distance Val d'Isere - Chambéry environ 140 km. Un jour de mauvais temps (pas d'hélico possible) et de fort trafic routier (bouchons de dizaines de kms), vous ne serez à l'hôpital qu'après de (trop) nombreuses heures Alors même si l'hôpital est "de pointe", imaginez ....
a écrit le 09/03/2018 à 18:32 :
Le but visé n'est que comptable....il faut faire plaisir à Mme Merkel....on installe le désert médical....les gens crèveront chez eux😲....c'est un choix de société....maintenant si 90 % de la population est d'accord avec cela, eh bien laissons faire....😎
a écrit le 09/03/2018 à 18:32 :
Mme Buzyn a un objectif officieux de réduction des coûts du secteur hospitalier de 13 milliards pour cette année. Mais pour des raisons évidentes elle doit feindre le status quo budgétaire.

Autant dire que pour l'amélioration de la qualité de vie des français, ce n'est même plus le sujet.

Cette semaine, une femme agée de 74 ans est morte d'un arrêt cardiaque dans un service d'urgence de Champagne, après avoir passé 2 h 30 sur un brancard en salle d'attente.
Voilà ce qui nous attend.
Réponse de le 10/03/2018 à 8:29 :
et dire que les LREM ont été élus sur un programme de changement !
Consternant .....
Réponse de le 10/03/2018 à 8:30 :
.... a l'hopital Americain il y a moins d'attente : c'est surement là que Macron et sa clique de prédateurs comptent aller !
Réponse de le 10/03/2018 à 17:05 :
Tout à fait Harry Covert, c'est un fait :)

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