Réforme des retraites : vote symbolique de la gauche pour l'abroger
latribune.fr
« Ce vote confirme qu'il y a une majorité à l'Assemblée pour inscrire l'abrogation de la réforme des retraites dans le PLFSS », a salué le PS, dans un communiqué.
Reuters
En commission, les députés de gauche et du RN ont adopté ce jeudi des amendements pour abroger la réforme des retraites. Ce vote ne devrait pas avoir d'incidence sur le PLFSS 2025, examiné à l'Assemblée.
Selon eux, c'est une « victoire » politique, à la portée essentiellement symbolique. Les députés de gauche et du RN ont adopté ce jeudi en commission des Affaires sociales des amendements LFI et PS visant à abroger la réforme des retraites. Les deux amendements socialiste et insoumis au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, ont été adoptés par 38 voix contre 19, avec celles de la gauche et du RN.
Un vote symbolique donc, qui venait modifier une annexe au texte étudié en commission. D'autant plus que l'article contenant l'annexe a été rejeté, cette fois-ci avec les voix du RN. La partie recettes de ce budget a aussi été repoussée à l'unanimité. Sans conséquence : le projet initial du gouvernement sera examiné en séance plénière dans l'hémicycle.
La gauche et le RN s'approprient chacun ce vote
« Ce vote confirme qu'il y a une majorité à l'Assemblée pour inscrire l'abrogation de la réforme des retraites dans le PLFSS », a néanmoins salué le PS, dans un communiqué. « Victoire ! », a proclamé la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot sur X. Car la gauche, contrainte dans ses amendements par les règles de recevabilité financière, et engagée dans un bras de fer avec le RN pour être la première force à revendiquer une abrogation, entend surtout s'en servir comme argument politique.
« Je ne veux pas non plus qu'on mente aux gens qui nous écoutent. On est en train de modifier une annexe du PLFSS et en aucun cas d'abroger la réforme », a temporisé le rapporteur général Yannick Neuder (LR), hostile à l'amendement comme le reste de la coalition gouvernementale.
« Cela ne changera rien, c'est au mieux un amendement d'appel », a renchéri le député RN Thomas Ménagé. Son collègue Christophe Bentz a rappelé à la gauche que la plupart de ses députés n'avaient pas voté mercredi dans la même salle pour une proposition de loi d'abrogation, portée par le Rassemblement national. La gauche arguant en retour que contrairement au RN, elle pouvait assurer la navette parlementaire avec le Sénat grâce aux journées réservées à ses groupes à la chambre haute.
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Le RN pourra défendre son texte dans l'hémicycle lors de sa journée réservée à l'Assemblée nationale le 31 octobre. Il pourrait être contraint d'y renoncer après qu'il a été complètement vidé de sa substance en commission. La France insoumise a inscrit son texte d'abrogation à l'Assemblée nationale le 28 novembre, dans sa « niche » parlementaire.