Retraites : "Après la grève [du 5 décembre], nous serons capables de faire atterrir un certain nombre de propositions" LREM

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Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale.
Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale. (Crédits : Reuters)
Syndicats et patronat se sont succédé à Matignon lundi pour discuter de la réforme des retraites, et aujourd'hui encore, sans grand espoir de compromis avant la grève du 5 décembre. Pourtant, Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, estime probable dès dimanche "l'annonce d'un calendrier et de grands principes" voire que vers le 15 décembre, le gouvernement va "clarifier les choses".

Le Premier ministre Édouard Philippe et le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye feront des "annonces" sur la réforme des retraites avant la fin de l'année, a indiqué mardi Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

Ces annonces, "qui vont avoir lieu d'ici une quinzaine ou une vingtaine de jours", "permettront de clarifier les choses", a-t-il estimé sur Public Sénat, en confirmant qu'il devrait y avoir à l'issue du séminaire gouvernemental prévu dimanche "peut-être au moins l'annonce d'un calendrier et de grands principes".

À quelques jours d'un vaste mouvement de grève le 5 décembre, il a en outre confirmé que MM. Philippe et Delevoye, ainsi que la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, rencontreraient mardi soir à l'Assemblée nationale les députés LREM et MoDem, ainsi que les sénateurs LREM.

"Après la grève, dans les jours suivant la grève, je pense que nous serons capables de faire atterrir un certain nombre de propositions", a-t-il ajouté.

"La clarté viendra naturellement à l'issue des négociations"

Alors que l'exécutif est accusé d'alimenter confusion et incertitudes sur cette réforme sensible, Gilles Le Gendre a jugé "normal" qu'en période de négociations "nous soyons dans l'incertitude et que plusieurs options soient sur la table".

"Nous sommes extrêmement clairs sur les principes intangibles de la réforme, les syndicats nous ont demandé de pouvoir négocier les modalités, la clarté viendra naturellement à l'issue de ces négociations", a-t-il assuré.

Syndicats et patronat se sont succédé à Matignon lundi pour discuter de la réforme des retraites, d'autres entretiens devant suivre mardi, sans grand espoir de compromis avant la grève du 5 décembre.

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Commentaires
a écrit le 28/11/2019 à 13:28 :
Il ne faut pas dire n'importe quoi non plus...

Selon un étude de l’Insee, l’écart d’espérance de vie entre les cadres et les ouvriers est de 6,4 ans pour les hommes et de 3,2 ans pour les femmes.

Cependant, en France, la plus grande inégalité face à la mort reste le sexe. L’espérance de vie des femmes de 35 ans dépasse de 6 ans celle des hommes. Et une ouvrière vit un an de plus qu’un homme cadre.
Réponse de le 29/11/2019 à 13:31 :
"Et une ouvrière vit un an de plus qu’un homme cadre".

Faudra le dire à la femme cadre.
a écrit le 26/11/2019 à 14:18 :
Remarque sans arrêt censurée prouvant que nous ne sommes ne démocratie au final, j'insiste: Pouvez nous dire en quoi mettre sur un pied d'égalité le travail harassant, épuisant, usant des maçons et des mécaniciens et celui tranquille bien payés des politiciens et des financiers est "juste" svp ?

Je dis juste ça c'est tout simplement incensurable ou bien la situation est encore pire que je ne la décris...
Réponse de le 26/11/2019 à 16:18 :
Je suis d'accord avec vous sur ce point, ce n'est pas équitable pour cet aspect entre un employé de bureau et un maçon. Tout comme il n'est pas équitable qu'un chauffeur de bus de Brest ne soit pas traité comme celui de Paris. Ou qu'une secrétaire de société de transport ferroviaire ne soit pas traité comme une secrétaire de transport routier mais plutôt comme une conductrice de train à grande vitesse.
Réponse de le 26/11/2019 à 18:08 :
Aleluya !

Je comprends que vous euphémisiez mes réflexions sur les politiciens et les banquiers c'est votre job, maintenant, nous sommes d'accord pour dire que cette Loi que nos LREM martèlent dans tous les médias comme "juste" ne l'est pas, merci beaucoup.
Réponse de le 27/11/2019 à 16:34 :
Si l'on sait qu'entre un ouvrier et un cadre il y a 15 ans de plus a vivre, donc forcément, la retraite ne peut s'envisager de la même manière.

Ou auquel cas, sans disproportion, les ouvriers paierons une retraite pour les cadre et non pour eux mêmes !!!

Les conventions collectives ont été négociés, du coup difficile de mettre un système qu'ils ose appeler universel, pour que de fait le rallongement de cotisation n'est pas pour vocation a faire payer la masse pour ceux qui durant toute leur carrière aurons eu l'avantage économiquement.

Je trouve étrange que dans les éléments de discussion il n'y est pas ce paramètre. Ou plutôt j'imagine que ceux qui propose mais ne s'incluent pas, dit aussi de l'objectif de la réforme !

Je tiens a signaler quand terme générationnel, un jeune aujourd'hui a 30% de moins en salaire, et 30% de moins en retraite.....

Ce qui explique pourquoi ceux qui ont bénéficier des 30 glorieuses, sont aussi ceux qui finalement font porté le fardeaux sur ceux qui n'aurons pas eu les accès a une vie normale..... C'est dire !
a écrit le 26/11/2019 à 13:37 :
Ces annonces, "qui vont avoir lieu d'ici une quinzaine ou une vingtaine de jours", "permettront de clarifier les choses".

Bref, ils attendent que la situation s'enlise.Cette bourgeoisie LREM est completement à la ramasse.De toute façon, ils ne font qu'appliquer une directive de la commission europeenne, elle même de droite.
a écrit le 26/11/2019 à 12:10 :
Ne réveillons la vieille dame nommée France. Elle souffre d'arthrite et perd un peu la tête. Laissons.s la dormir et rêver des beautés révolues. Que le monde change si ça lui chante.
Réponse de le 27/11/2019 à 16:36 :
Changer le monde ce n'est pas accepter la régression faite par ceux qui aurons profité a plein du pleine emploi, de capacité d'achat d'un logement, d'un coût de la vie sans commune comparaison.

Surtout si c'est pour faciliter les assurances privées que seul les cadres pourrons se payer, car la smicardisation des salaires depuis 15 ans par les mêmes qui demandent des efforts, me paraît extravagant au vue de leur jouissance du système !
a écrit le 26/11/2019 à 10:37 :
Cela sent la reculade Macron et son gouvernement de pingouins commencent à se dégonfler face aux assistés de l'état qui ne sont que minoritaire c'est-à-dire cinq millions d'agents publics plus les salariés d'entreprise publique type EDF, RATP, SNCF non content d'avoir leurs caisses de retraites déficitaires plombent la dette de l'état par la gestion calamiteuse des administrations et entreprises publiques récemment 50 milliards de la SNCF et depuis peu 20 milliards des CHU... L'endettement de la France stratosphérique dont son PIB frôle les 100% (au-delà de 87% on rentre dans une zone à risque (remonté des taux et les finances de l'état exploses) pour dire simple si c'était une entreprise elle dépose son bilan pour faillite) On plombe notre pays et son avenir de prospérité tout simplement pour une minorité d'égoïste et individualiste minoritaire qui ont des privilèges et avantages très inégalitaires surtout non justifiés avec les autres français et tant dénoncés depuis des années par l'OCDE et le FMI. De quoi être dégouté et quitté ce pays qui n'a aucune leçon à donner sur le plan social et démocratie d'autres pays font mieux que la France en terme de justice sociale pour tous !
Réponse de le 26/11/2019 à 11:28 :
Les plus gros assistés de l'état ce sont les entreprises.
Ce sont les plus gros bénéficiaires de la redistribution des richesses.
En remerciement, ils font tout ce qu'ils peuvent pour l'arnaquer, notamment sur le reversement de la TVA et les divers montages fiscaux malhonnêtes.

Si vous voulez aller en Chine ou aux USA ne vous gênez pas mais ne revenez jamais.
Réponse de le 26/11/2019 à 11:32 :
Vous dites d'autres pays font mieux.Pour vous lesquels?.D'autre part vous fustigez les CHU.Vous avez une experience dans ce domaine?.Je connais quelqu'un qui y a travaillé.Son dos est cabossé :total une plaque et des rivets sur la colonne vertebrale pour la maintenir.Une retraite au bout de 38 ans de labeur à soigner les gens est bien mérité je crois . Alors un peu de discernement s'il vous plait
Réponse de le 26/11/2019 à 13:11 :
Le Japon a une dette à plus de 200% de PIB sans que ça cause problème.

En outre, ne pas oublier que notre dette n’est pas du fait de nos mesures sociales, mais des plantureux cadeaux et des centaines de milliards offerts aux riches et aux entreprises.

Enfin, avec des taux d’intérêts négatifs, il est idiot et criminel de ne pas en profiter pour remprunter notre dette à un taux bien meilleur et l’utiliser pour remplacer la dette existante.

Le vrai problème réside, comme toujours, dans le partage des richesses, de plus en plus mis à mal.
Réponse de le 26/11/2019 à 13:45 :
Le Japon est le 2eme créancier des Etats-Unies après la Chine.
Contrairement à la France le Japon a aussi d'importantes réserves monétaire.
En France il faut aussi compter les retraites des fonctionnaires à payer. On dépassera aussi les 200 %, largement.
Réponse de le 26/11/2019 à 16:21 :
La France on l'aime ou on la quitte. C'est en effet ce que font les gens fortunés, des entreprises ou des usines. Ils ne l'aiment plus et ils la quittent. Satisfait?
Réponse de le 27/11/2019 à 16:39 :
Si c'était une entreprise, tout les dirigeants depuis 30 ans seraient a pole emploi, et ainsi il y aurait renouvellement des compétences et des qualités.

Il ne me semble pas aujourd'hui que les hauts fonctionnaires est une corrélation avec obligation dans la fonction.

Il font du pantouflage dans les banques qui elles les banques ont consciences que les textes de lois en découlerons.

Donc lorsque l'on fait des métaphore, il faut bien prendre la ventilation qui va avec.

La situation est telle que, il est difficile de ne pas mettre en responsabilité ceux qui aujourd'hui veulent changer le système tout en étant des bras cassé !!
a écrit le 26/11/2019 à 9:39 :
Remarque sans arrêt censurée prouvant que nous ne sommes ne démocratie au final, j'insiste: Pouvez nous dire en quoi mettre sur un pied d'égalité le travail harassant, épuisant, usant des maçons et des mécaniciens et celui tranquille bien payés des politiciens et des financiers est "juste" svp ?

Je dis juste ça c'est tout simplement incensurable ou bien la situation est encore pire que je ne la décris...
Réponse de le 26/11/2019 à 9:50 :
Je crois que vous n'avez, évidemment, jamais travaillé en salle de marché pour croire que cela est cool...

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