Retraites : le gouvernement veut privilégier la concertation

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Jean-Paul Delevoye a fait son entrée cette semaine au gouvernement.
Jean-Paul Delevoye a fait son entrée cette semaine au gouvernement. (Crédits : Benoit Tessier)
La concertation sur la réforme des retraites a repris ce vendredi matin à Matignon, où le Premier ministre Edouard Philippe, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye achevaient leurs entretiens avec les partenaires sociaux. Le calendrier et la méthode devraient être annoncés la semaine prochaine.

L'heure de la concertation a sonné dans l'enceinte de Matignon. Depuis jeudi matin, les partenaires sociaux sont reçus par le Premier ministre dans le cadre de la réforme explosive des retraites. "On va s'engager dans la concertation avec l'espoir qu'on bâtisse une réforme qui soit équilibrée et redistributive", a déclaré Laurent Escure, secrétaire général de l'Unsa, après une heure de discussion avec les trois membres du gouvernement.

"On négociera jusqu'au bout", a-t-il ajouté, tout en souhaitant avoir "assez rapidement, en janvier-février, la connaissance de l'avant-projet de loi" afin que "s'ouvre à ce moment-là un autre cycle" pour notamment "compenser des pertes qui pourraient exister" dans certaines profession comme "les enseignants, les aides-soignantes, les infirmières ou les cheminots".

Auparavant, le président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), Alain Griset, avait indiqué n'avoir "pas d'opposition à ce qu'il puisse y avoir une réforme", à condition qu'il n'y ait "pas un euro de cotisation en supplément" pour les travailleurs indépendants.

"Nous avons demandé que chaque profession soit vue individuellement de façon à résoudre les problèmes spécifiques", a-t-il ajouté, prévenant que "s'il n'y a pas de prise en compte particulière des indépendants, la situation sera plus dangereuse pour le gouvernement qu'elle pourrait l'être avec les régimes spéciaux".

Force ouvrière opposée au régime unique par points

La concertation devait se poursuivre dans l'après-midi avec la CGT, la CFE-CGC et enfin la CPME. Jeudi, Force ouvrière avait ouvert le bal, son secrétaire général Yves Veyrier affirmant qu'il ferait "tout pour empêcher" l'exécutif de mettre en place un "régime unique par points".

Favorable au principe de cette réforme, son homologue de la CFDT, Laurent Berger, a cependant dit s'attendre à une discussion "longue" et "compliquée". Le numéro un de la CFTC, Philippe Louis, a également estimé qu'"il y a énormément de travail à faire" pour "passer au concret". Mais le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a souhaité "que cette réforme ait lieu dans la première partie de l'année 2020". La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a pour sa part promis de "travailler d'arrache-pied" pour "améliorer la situation" des agriculteurs à travers cette réforme.

Ce deuxième cycle de concertation fait suite à 18 mois de discussions avec Jean-Paul Delevoye sur le futur "système universel" de retraite. Ces nouveaux échanges s'appuient sur le rapport que le haut-commissaire a dévoilé mi-juillet, qui préconise un système par points remplaçant les 42 régimes existants et un âge de départ de 64 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein. Edouard Philippe avait indiqué mercredi qu'il dévoilerait le calendrier et la méthode retenus pour conduire cette réforme "dans le courant de la semaine prochaine".

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Commentaires
a écrit le 08/09/2019 à 10:55 :
La concertation avec Macron c est simple c est mensonge est arnaque plus pour les riches et mois pour les retraitées de puis 2017 l arrive de Jupiter je touche pas à la retraite faire confiance à Macron c est perdre son temps ???
a écrit le 07/09/2019 à 11:19 :
les régimes de retraite des salariés du privé n'ont pas de problème d'équilibre hormis le régime général géré par la sécu qui accorde des pensions à des personnes n'ayant jamais cotisé , à des étrangers centenaires par milliers dont les caisses refusent de vérifier s'ils sont encore en vie , et qui de plus sont ponctionnés par l'Etat pour subventionner certains régimes déficitaires ( MSA et régimes spéciaux ) . les régimes des indépendants et professions libérales sont également en situation favorable .
ceux sont tous les régimes spéciaux dont les fonctionnaires qui demandent une réforme d'envergure pour en diminuer le coût et pour cela il faut baisser les pensions servies (ou augmenter fortement les cotisations prélevées sur les salariés ) , supprimer les "trimestres validés non effectués" , aligner les décotes sur le privé pour les carrières incomplètes .
la concertation proposée par le Gouvernement à destination des organisations professionnelles et syndicats va finalement déboucher sur un compromis qui fera partager l'effort financier aux régimes du secteur privé qui disposent de réserves financières importants pour minimiser ce qui sera demandé aux adhérents des régimes spéciaux et fonctionnaires .
les syndicats dans leur ensemble (sauf CGC ) sacrifieront au choix habituel de défendre au maximum les avantages acquis des fonctionnaires et autres régimes spéciaux .
verra t'on émerger parmi les salariés du privé une nouvelle entité de gilets bleus qui refuseront de se laisser dépouiller des réserves de leur régime complémentaire et exigeront des comptes des syndicats censés les représenter ?
l'automne risque d'être chaud pour les leaders syndicaux ...
Réponse de le 08/09/2019 à 9:50 :
Beau commentaire, vivement celui intégrant la réalité... exemple: régime "spéciaux déficitaire" aujourd'hui les pension de retraite de l'état est intégré aux budget annuel, si l'état doit rattraper ces non cotisations au régimes de retraites vos impôts vont devenir impayable !!!
a écrit le 07/09/2019 à 8:08 :
Le syndicaliste berger vas signé la retraites parts points ils fait quoi dans les syndicats signature de la mort des retraités ils est macaronis à 100/ 100 %
Réponse de le 08/09/2019 à 9:51 :
Pourquoi cette question on a encore des syndicats en France? Des gillets jaunes oui mais des syndicats me souvient pas...
a écrit le 07/09/2019 à 7:33 :
L'abnegation de cette garde republicaine est etonnante.
Payee une misere, ces femmes et hommes ne moufte pas.
Au ordres de la mafia qui les paie bien planquee derriere la Constitution.
Pour combien de temps encore ?
a écrit le 06/09/2019 à 18:52 :
Retraites : le gouvernement veut privilégier la concertation

Il faut bien en faire le constat, le magma Delevoye Macron Philippe est au centre d'une chienlit sans précédent,

à l'image du quinquennat Macron Philippe Castaner et les affaires et les provocations de la macronie
a écrit le 06/09/2019 à 17:42 :
Quelle concertation! On voit déjà des disparités en ne voulant pas prendre en compte tous les régimes de fonctionnaires. Les plus avantagés en primes et en retraite sont les Gendarmes et les policiers et ceux-ci sont déjà considérés intouchables par ce gouvernement. En plus ce gouvernement supprime des postes au Ministère des Finances pour renflouer ces deux corporations. Du n'importe quoi.
a écrit le 06/09/2019 à 15:57 :
"Laurent Escure, secrétaire général de l'Unsa, après une heure de discussion avec les trois membres du gouvernement."On négociera jusqu'au bout", a-t-il ajouté"

Il a rien compris au film ce monsieur ,il s'agit une nouvelle fois de concertation et non de négociation ,il devrait être au courant ,il a palabré déja depuis un an sur le même sujet.Comme d'habitude ,on notera les propos des uns et des autres et au final, il y a aura une decision unilaterale de ce gouvernement avec deux ou trois syndicats signataires (ils trouveront bien un truc dans le paquet qui leur convient pour justifier leur signature) ,les mêmes que depuis plusieurs années maintenant .Le gouvernement les remercieras comme sur les retraites complementaires en 2015 et le tour est joué.
a écrit le 06/09/2019 à 15:50 :
la concertation c'etait y a 30 ans, quand il y avait de la marge de manoeuvre
plus on retarde les reformes, plus elles sont dures et impopulaires donc plus il est urgent de retarder.......
les syndicalistes d'ultragauche d'il y a 30 ans sont responsables de ce naufrage, avec leurs prises d'otages permanentes
les retraites a la francaise, c'est un schema de ponzi parfait, et qui plus est..... obligatoire!
c'est d'ailleurs maddoff qui avait declare s'etre inspire du syteme a la francaise pour monter son schema...

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