Retraites : une majorité de dirigeants veut que le gouvernement revoie sa copie

 |   |  1071  mots
(Crédits : Reuters/Gonzalo Fuentes)
Interrogés dans le cadre de « La grande consultation » par OpinionWay pour La Tribune/LCI et CCI-France, 57% des chefs d'entreprise ne souhaite pas que le gouvernement maintienne en l’état son projet de loi retraites. Dans le détail, 42% des dirigeants apprécieraient que le projet soit modifié et 15% attendent qu’il soit purement et simplement retiré.

La bataille de l'opinion est loin d'être gagnée pour le gouvernement d'Edouard Philippe. Selon le dernier baromètre réalisé par OpinionWay pour La Tribune, LCI et CCI France, une majorité de dirigeants (57%) interrogés indique que le gouvernement doit modifier son projet de loi ou le retirer. A l'opposé, seulement 26% estiment que l'exécutif doit le maintenir tel quel. Enfin, 16% n'ont pas souhaité se prononcer. Il faut souligner que les entretiens "ont débuté le lundi 9 décembre, soit deux jours avant la présentation par Edouard Philippe du projet de réforme des retraites, et se sont terminées le lundi 16 décembre 2019" tient à préciser l'organisme de sondages.

De son côté, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux a expliqué que l'organisation patronale était dans une position inconfortable actuellement. "Le paradoxe c'est qu'on était pas du tout demandeur de cette réforme. La retraite à point, c'est une vieille idée de la CFDT", et "c'était dans le programme du président de la République", a-t-il déclaré au micro de RMC/BFMTV. Interrogé sur son soutien au projet gouvernemental, M. Roux de Bézieux a nuancé: "Ce n'est pas qu'on y adhère, c'est que maintenant qu'il est sur la table, il faut qu'il soit équilibré". Après la présentation de projet par Edouard Philippe le 11 décembre, le président du Medef avait estimé que les propositions du Premier ministre représentaient un "bon équilibre" entre une "réforme redistributive" et la nécessité de "travailler plus longtemps".

4 chefs d'entreprise sur 10 veulent une modification du projet

Dans le détail, 42% des chefs d'entreprise ont déclaré que le gouvernement devait modifier son projet. Sur ce total, 21% souhaitent une modification à la marge du projet de réforme et 21% plaident pour une modification en profondeur. Derrière cette moyenne, des disparités entre les secteurs  subsistent. Si 52% des industriels veulent que l'exécutif procèdent à une modification du projet, ils ne sont que 37% dans la construction. Dans les services, ils sont 43% exprimer cet avis contre 41% dans le commerce.

Une majorité favorable à la retraite par points

Le calcul de la retraite par points constitue un point d'achoppement majeur dans le débat explosif sur la réforme. Le principe "d'un euro cotisé donnant les mêmes droits" a été fortement contesté par des économistes et des syndicats. Chez les dirigeants, les avis sont partagés. 53% ont répondu qu'ils étaient favorables au passage de la retraite à points pour tous. 8% sont tout à fait favorables et 45% sont plutôt favorables. A l'inverse, 24% ont signalé qu'ils étaient plutôt opposés, 10% tout à fait opposé, et 13% ont répondu qu'ils ne savaient pas.

Sur la question de l'allongement de la durée de cotisation, une majorité de répondants (49%) ont déclaré qu'ils étaient opposés à cette proposition. En revanche, 39% des personnes interrogées étaient plutôt favorables, 3% étaient très favorables et 8% ont répondu qu'ils ne savaient pas .

Les patrons inquiets d'une poursuite des mouvements sociaux en 2020

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement et les syndicats ont entamé un bras de fer sans qu'une issue claire apparaisse vraiment. A l'approche des fêtes de fin d'année, plusieurs fédérations professionnelles et organisations patronales ont fait part de leur anxiété sur la poursuite du mouvement de grève. Sur l'ensemble des aléas testés par l'organisme de sondages, la poursuite des mouvements sociaux apparaît en première position. 35% des répondants ont déclaré que ce facteur était "une des menaces les plus inquiétantes pour leur entreprise en 2020". Ce sentiment est bien plus partagé dans les commerces (35%) et les services (37%) que dans la construction (31%) et l'industrie (26%).

Au classement des facteurs les plus inquiétants, arrivent ensuite l'arrivée de nouveaux acteurs (23%), le risque d'une récession pour l'économie mondiale (14%) ou le développement des plateformes numériques. En revanche, il semble que les dirigeants soient plus optimistes pour la conjoncture mondiale en 2020. En effet, seulement 10% ont répondu qu'ils étaient inquiets par les tensions commerciales internationales. Cette proportion est encore plus réduite (5%) pour l'entrée en vigueur du Brexit. Les résultats des dernières élections générales au Royaume-Uni, avec la victoire des conservateurs, ont contribué à réduire certaines incertitudes. Il reste néanmoins de nombreuses questions sur l'évolution des négociations commerciales qui se profilent entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Par ailleurs, les dernières annonces des Etats-Unis et de la Chine sur la signature d'un accord préliminaire laissent entrevoir une trêve dans le conflit commercial qui opposent les deux plus grandes puissances mondiales.

L'optimiste perd du terrain

Malgré ces signes d'apaisement sur la scène internationale, l'optimisme est en perte de vitesse chez les dirigeants interrogés. L'indicateur qui prend en compte les questions de confiance à l'égard de l'évolution de l'économie et d'appréciation de la situation actuelle est passée de 108 à 93 entre novembre et décembre. Cette chute concerne aussi bien les entreprises de 0 à 9 salariés que les plus grands établissements. Le sentiment de confiance chez les cadres dirigeants est en repli de 10 points entre les deux derniers mois de l'année. 44% des personnes interrogées se sentent confiants en décembre contre 54% en novembre. Le sentiment d'optimisme est également en recul (-2; 33%) sur la même période. La proportion de répondants qui expriment un sentiment d'inquiétude est en hausse, passant de 23% à 29% entre novembre et décembre.

Si la Banque de France et l'Insee n'ont pas révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour le dernier trimestre 2019, les économiste des deux institutions font état d'un possible ralentissement de l'activité au moins au cours du premier trimestre. Pour 2020, les conjoncturistes de la banque centrale anticipent un essoufflement du PIB avec une progression à 1,1% contre 1,3% pour 2019.

> Lire aussi : Le tassement de la croissance française devrait s'amplifier en 2020

(*) Méthode : Étude réalisée auprès d'un échantillon de 607 dirigeants d'entreprise. La représentativité de l'échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d'activité et la taille, après stratification par région d'implantation.L'échantillon a été interrogé par téléphone.

Vous désirez exprimer votre avis, émettre une idée sur les questions économiques ? Rejoignez la Communauté CCI des entrepreneurs en participant à la plateforme d'échanges et de débats : www.grandeconsultation.fr

grande consultation des entrepreneurs retraites

 -

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/12/2019 à 17:46 :
Logique. Les dirigeants ont compris que faire bosser des travailleurs désespérés ce ne sera pas facile. . . .il faut leur donner un peu d'espoir. . et des bonnes séries à la TV. .
a écrit le 22/12/2019 à 14:34 :
Ce n'était pas une demande des dirigeants. Et même s'ils ne sont pas contre une réforme par principe, qui pourrait améliorer la fluidité de l'emploi, ils voient comment l'affaire est mal conduite, mal expliquée, et ils prévoient au moins 6 mois de troubles sociaux et de difficultés qui vont s'ajouter à la crise des gilets jaunes.

Sans compter qu'un changement dans les régies de retraite va s'accompagner de négociations touts azimuths dans les branches et les entreprises pour les questions de pénibilité et de carrière.

Bref, la réforme, pourquoi pas, mais pas à n'importe quel prix.
a écrit le 22/12/2019 à 9:34 :
"1 euro cotisé donne les mêmes droits"
C'est sûr que dit comme ça on aurait du mal à être contre . Disons que les riches veulent légitimement davantage d'égalité.
a écrit le 22/12/2019 à 4:24 :
Sympas les patrons dis donc !
Mais ils proposent quoi à la place ? Encore un cadeau fiscal ?
Et puis si vraiment ils voulaient que ça ne se fasse pas, il faudrait au hasard et au préalable sortir de l’UE, non ?
Or, bizarrement tous les présidentiables sont devenus europhiles... tu parles d’une opposition lol
a écrit le 21/12/2019 à 20:48 :
Les patrons veulent plus ou moins tout sauf l'allongement de la durée de travail, ben oui il faudra garder ceux qui ne produisent plus grand-chose, ou que ça sert à rien de financer des formations pointues pour peu de temps.
Donc quelquepart ces réformes enmarchèennes feront plus de tord que de bien aux entreprises.
J'espère que les jeunes ayant compris le souq ou on en est arrivés profiteront aux maximum des occasions de mobilité pour s'assurer des retraites correctes et des biens immobiliers achetés en passant.
Et un coup de pied de plus à l'usine de grand papa, 30 ans avec un salaire ridicule et une retraite sympa et des boîtes rentables: maintenant on se taille tous les 2/4 ans pour mieux disant la boîte c'est du recyclable 8/10 ans, lol! le projet à Macron.
Réponse de le 22/12/2019 à 14:27 :
Rien n'oblige les patrons à garder les seniors.
Le droit du travail a été réduit en lambeaux et les patrons ont tous les droits, même en cas de licenciement abusif, il y a un plafond d'indemnisation qui est définit et ridiculement bas.

De toutes manières, il suffit de consulter les tablettes. Les chômeurs de longue durée sont des gens qui ont été virés à 55 ans et tentent de survivre jusqu'à 62....64 ans, où ils toucheront une retraite de misère parce que amputée de plusieurs années de cotisations
a écrit le 21/12/2019 à 18:27 :
Clairement, comme 72 % des Français, les dirigeants d'entreprises ont des doutes ÉNORMES justifiés tant sur les approximations du projet de réforme que sur la méthode désordonnée du gouvernement Philippe,

bien évidemment ses "commissaires" foireux ... lui ôtent toute crédibilité, mais plutôt renforcent la "débilité" tout simplement

Ajoutons que les provocations de Philippe Edouard sont pour le moins inappropriées, mal venues, elles relèvent d'une gouvernance des bricolages, des annonces-mensonges imbéciles et des promesses intenables ;

Un gouvernement et un président sont irresponsables, ils ont bien tord de s'amuser, tel des étudiants attardés malsains, à remonter les Français les uns contre les autres, les générations les unes contre les autres ;

S'agissant des LaREM en général et de leurs suppos Modem, ils cumulent les scandales d'abus de fonds publics, et comme cela a déja à dit ils bavardent tout et son contraire, élevés au biberons Macroniens ...
a écrit le 21/12/2019 à 18:27 :
Ces patrons jamais content .Depuis 2013 pres de 100milliards de CICE pour quels résultats au bout du compte?et maintenant cela ne va plus pour une retraite menée par un gouvernement de droite.
a écrit le 21/12/2019 à 16:27 :
Pour être honnête, que représente l'opinion de 600 entrepreneurs, sondés par téléphone.
De quoi se mêlent-ils ? Ce ne sont pas les dirigeants d'entreprises qui font la loi.
Cordialement
a écrit le 21/12/2019 à 14:21 :
En entreprise, quand un projet de transformation dérape et coûte plus cher que ce qu'il est censé rapporter, on arrête tout!
Ce régime de retraite universel a déjà des trous partout: policiers, mimitaires, régimes spéciaux. Et il va supposer une augmentation très forte du salaire des enseignants.
a écrit le 21/12/2019 à 12:30 :
Retraites : une majorité de dirigeants veut que le gouvernement revoie sa copie ...

les dirigeants constatent que le Gouvernement Philippe est désordonné, maladroit, approximatif ...

de surcroît les bavards invétérés LaREM bavassent des histoires incohérentes et imbéciles dans les médias radio et télévisions

le pompom, ce sont les journalleux des radios et télévisions d'actualités en continu

des journalleux mal élevés qui coupent la parole à leurs interlocuteurs, posent des questions stupides
des journalleux sans talents, qui ne travaillent pas et ne connaissent pas leurs sujets, qui n'ont jamais sorti une seule affaire d'abus politico-financiers en tous genres pourtant nombreux à l'infini ...
a écrit le 21/12/2019 à 10:08 :
notre president qui va prendre sa retraite à44 ans(il a assez fait de dégâts en 5 ans) vas nous couter 514.083 euros.environs par an il y a de quoi en payer des retraites
Réponse de le 22/12/2019 à 10:14 :
@papiencolere 21/12/2019 10:08
Le coût global des quatre derniers Présidents de la République était environ € 2.5mln/an (réponse ministérielle de mai 2019).
Cela correspond à:
- 100 retraites à 25 k€/an,
- 200 retraités à 12.5k€/an
- une augmentation de la retraite d'environ € 0.16 pour les 16 mln de retraités actuels.
Maigre butin...
Cordialement
a écrit le 20/12/2019 à 21:34 :
"Une majorité favorable à la retraite par point". Faisons un petit retour sur le passé, il y a quelques années , AGIRC ARRCO ont baissé la valeur du point, et les retraites ont baissé, contrairement à ce qu'ils prétendaient à l'époque.
Aucun gouvernement aucune instance dirigeante ne peut prétendre garantir la valeur du point. Il suffira d'un crash financier pour que le système s'écroule, et, la, plus de retraite.
On peut s'interroger sur l'intérêt que porte la CFDT à cette forme de calcul des retraites, comme on peut s'interroger sur la gestion de l'AGIRC ARRCO qui ont transférer le versement des pensions à la mutuelle AG2R qui, bien entendu procède aux règlements des pensions bénévolement.
Réponse de le 21/12/2019 à 16:31 :
@Icailleurs 20/12/2019 21:34
Citation
"Faisons un petit retour sur le passé, il y a quelques années , AGIRC ARRCO ont baissé la valeur du point, et les retraites ont baissé, contrairement à ce qu'ils prétendaient à l'époque"
C'est faux, les valeurs des points Agirc/Arcco n'ont jamais été baissés.
Cordialement
a écrit le 20/12/2019 à 18:55 :
J'ai idée que parmi les raisons de cette défiance il y a le coût global des mesures qui s'annonce considérable. De la revalorisations des enseignants aux dérogations accordées et aux difficultés à recruter qui fatalement tirerons les salaires des fonctionnaires à la hausses les sommes risquent d’être coquettes.
Ce qui est cocasse pour une réforme qui se voulait aussi économique .
a écrit le 20/12/2019 à 18:35 :
un mauvais contrat engendre la dispute l envie a le teint livide et les discours calomnieux
a écrit le 20/12/2019 à 15:51 :
Les dirigeants sont pas d smicard aux dés retraités à 1000€ parts mois au vas tons avec ça pas de privilèges pour les retraites des !! RATP sncf gazier EDF CRS ils travaillent pas plus qu un maçon la retraite c’est une caisse une retraite selon Son salaire à la ratp gazier EDF des planques ?
a écrit le 20/12/2019 à 14:15 :
Ces dirigeants ont raison de demander au gouvernement de revoir sa copie. En effet, l'énorme erreur de ce gouvernement, c'est d'avoir favorisé immédiatement ce qu'il nomme les "Forces Régaliennes" Police, Gendarmerie, armée, douanes etc..... bien avant que le Président de la République par la voie de son premier Ministre annonce l'étude sur les retraites. Ces administrations d'état doivent elles aussi participer aux redressement des comptes des retraites, comme tout le monde. Je dirai même plus, pour l'exemple, car ce sont nos impôts à tous qui les finance.
Réponse de le 20/12/2019 à 14:54 :
Je vous rejoint tout a fait que tout le monde doit participer à l'effort ,mais ce n'est pas le cas ,car dans cette réforme les politiques ont placé un plafond de 10 000 euros pour s'exenter de la réforme .
Réponse de le 20/12/2019 à 15:21 :
et les sénateurs, prêts à voter l'abolition du systtème de répartition, sauf pour eux !
Réponse de le 21/12/2019 à 11:25 :
Ces dirigeants ont raison ? c'est eux qui sont à l'origine de ce projet de reforme du système de retraites. C'est le patronat qui est derrière macron; aujourd'hui ils lui suggèrent un léger recul car ils commencent a prendre peur. Martinez et les autres dirigeants syndicaux font ce qu'ils peuvent pour briser la grève actuelle mais la volonté des travailleurs de rejeter ce projet est telle qu'une grève plus dure est toujours possible. Comprenez bien que dans la situation présente, critiquer le système actuel et les grévistes qui le défendent vous place dans le camp du patronat. Toutes les annonces d'améliorations du gouvernement ne seront jamais tenues; ce ne sont que des mensonges destinés à briser la résistance des travailleurs. La seule solution est le retrait de ce projet néfaste et l'ouverture de vraies négociations, ce dont macron n'a jamais eu l'intention, il suffit de voir son empressement à le faire voter. C'est un enjeu majeur: une nouvelle défaite des travailleurs ne ferait qu'augmenter la colère sociale et le rejet de cette politique, et la déflagration qui s'ensuivrait en serait d'autant plus violente.
Réponse de le 21/12/2019 à 11:36 :
Ces dirigeants ont raison ? c'est eux qui sont à l'origine de ce projet de reforme du système de retraites. C'est le patronat qui est derrière macron; aujourd'hui ils lui suggèrent un léger recul car ils commencent a prendre peur. Martinez et les autres dirigeants syndicaux font ce qu'ils peuvent pour briser la grève actuelle mais la volonté des travailleurs de rejeter ce projet est telle qu'une grève plus dure est toujours possible. Comprenez bien que dans la situation présente, critiquer le système actuel et les grévistes qui le défendent vous place dans le camp du patronat. Toutes les annonces d'améliorations du gouvernement ne seront jamais tenues; ce ne sont que des mensonges destinés à briser la résistance des travailleurs. La seule solution est le retrait de ce projet néfaste et l'ouverture de vraies négociations, ce dont macron n'a jamais eu l'intention, il suffit de voir son empressement à le faire voter. C'est un enjeu majeur: une nouvelle défaite des travailleurs ne ferait qu'augmenter la colère sociale et le rejet de cette politique, et la déflagration qui s'ensuivrait en serait d'autant plus violente.
a écrit le 20/12/2019 à 13:56 :
C'est bien joli d'annoncer des chiffres mais nous connaissons pas pourquoi ces dirigeant d'entreprises demandent de revoir le projet . Je suis curieux par nature et le constat de cet article sur ce sondage me laisse dubitatif !
a écrit le 20/12/2019 à 13:36 :
Triste pour un pays riche et très peu touché par les catastrophes naturelles ou l'on devrait échanger sur les progrès contre le cancer, le progrès sur les accidents, le progrès contre la pauvreté partout dans le monde. Non le pays riche est en conflit permanent sur des points de pinaillerie ...
Réponse de le 20/12/2019 à 19:00 :
Vous pouvez être pour ou être contre cette réforme.
Mais elle touchera la quasi totalité de nos concitoyens de manière importante. On est plus proche d'un choix de société que de la pinaillerie.
a écrit le 20/12/2019 à 12:21 :
Macron se réjouit que sa réforme volontairement gribouille focalise l'attention, le but est de masquer son échec dans tous les domaines: désindustrialisation, déficit commercial, endettement, impôts et taxes records, délabrement des services publics (hôpitaux, routes, rail, autrement plus importants que l'age pivot dans 30 ans). Il rêve à sa retraite dorée sans âge pivot, après 2022 il glandera confortablement en l'attendant.
Réponse de le 20/12/2019 à 14:18 :
Macron n'a jamais dit "j'aime la France". Il l'a dit comme çà : "Il n’y a pas de culture française, il y a une culture en France". Macron n'a jamais dit "j'aime le peuple français". Il l'a dit comme çà : J'aime chaque enfant de la République".
Macron est un abstrait qui planne au dessus des incendies. Qu'attend le parlement pour ouvrir une procédure de destitution (article 68)?
a écrit le 20/12/2019 à 11:43 :
Les patrons, contrairement à la CGT s'opposent à ce projet pour une raison tout à fait valable: ils ont regardé attentivement la réforme, et compris que ce sont les hauts revenus (et donc les grosses pensions de retraite) qui allaient être pénalisées au profit des petits revenus/pensions. Ils ont compris que cette réforme était une réforme "de gauche". S'ils pouvaient l'expliquer aux moustachus de la CGT, on gagnerait tous du temps (enfin, on en perdrait moins dans les grèves, en tout cas) !
Réponse de le 21/12/2019 à 10:27 :
Vous n'avez vraiment rien compris à l'enjeu ! Le système par répartition peut être amélioré (les syndicats font des propositions depuis longtemps ... bloquées par le MEDEF) mais il faut le garder. Sa conception repose sur la gestion à long terme, intergénérationnelle et solidaire envers les plus démunis en revenu (donc en retraite). Un système par points va engendrer des inégalités impossibles à rattraper et un nivellement par le bas des pensions.
Pire ce projet gouvernemental impose une gestion par l'Etat, au lieu de la gestion paritaire actuelle qui fonctionne bien. Autant dire que toutes les magouilles via le budget seront possibles. On comprend pourquoi même les cadres sont contre cette réforme irresponsable (CGC) ! Votre mépris envers certains moustachus ne changera rien au fond du sujet.
A noter aussi que le déficit du système social (sécu et retraites) a été engendré pour une bonne part par des décisions gouvernementales nuisibles (comme la diminution des contributions patronales du système social). Je préfèrerai qu'un gouvernement protège nos entreprises stratégiques (Alstom, Latécoère etc ...) et les brevets technologiques qu'on se fait voler à tour de bras, prenne des mesures contre la délocalisation et l'exil fiscal, prenne de vraies mesures de relance économique, au lieu de casser le systèmes social ! Bref défende les intérêts du pays et non des intérêts très particuliers.
Réponse de le 21/12/2019 à 11:38 :
Clairvoyant ? faut consulter, mon ami car votre santé mentale semble attaquée tellement il y a de confusions dans votre post; un seul exemple, "les patrons s'opposent à ce projet", la vérité est que ce projet est celui du patronat; et ainsi de suite. Ce post est un exemple de l'enfumage et du de la propagande des médias et de son résultat sur les esprits.
a écrit le 20/12/2019 à 10:46 :
A malin, malin et demi car nous voyons arriver ce gouvernement de préempteurs avec ses très très très gros sabots.

Édouard Philippe : « Le temps du système universel est venu, celui des régimes spéciaux s’achève » Universalité, équité et responsabilité… Tels sont les trois principes mis en avant par le Premier ministre pour présenter la réforme des retraites, dont le détail a été dévoilé ce mercredi, devant le Conseil économique, social et environnemental. La Tribune revient sur les principales mesures annoncées. Source : la Tribune (11 décembre) Avec un grand jeu théâtral autour du fameux âge pivot de 64 ans. En effet, il est prévu dans cette loi que la retraite sera diminuée si l’on part à la retraite avant 64 ans. Cet âge pivot est la position sur laquelle les syndicats s’arc-boutent, davantage que l’uniformisation des régimes, l’indexation des retraites selon un système par points, ou le nombre d’annuités retenues pour le calcul du montant de la retraite, plus défavorable.

Au bout du compte, le gouvernement aura beau jeu de céder sur l’âge pivot de 64 ans, en laissant intact tout le reste de la réforme. Cela permettra de casser le front syndical avec un syndicat (par exemple la CFDT) qui se dira satisfait, ce qui brisera le mouvement social et comme l' analysent F Asselineau et l' UPR..
a écrit le 20/12/2019 à 10:26 :
Mais enfin, ce n'est pas très clair !
Seulement 15% qui s'opposent.
42% qui souhaitent que cette loi soit modifiée, logique, puisque c'est une totale révolution, alors forcement, chacun avec sa sensibilité y voit un ou plusieurs points qui le titillent, voir qui manquent de clarté, ce n'est donc pas vraiment surprenant, ni vraiment pénalisant.
De toute façon, le texte va être proposé et discuté par nos élus, il sera donc retouché quelque peu !
Le gouvernement est à ~ 30% d'opinion favorable, donc ~ 70% d'oppositions !.
Et 15 % ne sont pas 30, donc les chefs d'entreprises semblent plutôt favorables à cette réforme, mais avec des corrections en fonction de leurs sensibilités et de leurs connaissances d'un marché des emplois très hétérogène.
---
C'est avant tout des blocages franciliens, par des fonctionnaires, sous la posture d'un syndicat rikiki qui représente une toute petite partie des travailleurs de France et Outre-mer.
Adhésions, les syndicats font dans la surenchère, alors qu'ils ont validé, durant les longues négociations, de nombreux volets de cette loi !
Il faudra qu'ils expliquent aux femmes et aux agriculteurs leurs difficultés à comprendre le mot égalité. Je parie qu'au final leurs postures politiciennes vont encore leurs faires perdre des adhérents.
Les 600 000 de la CGT ne sont pas la France. Mais les conducteurs de bus, métros, trams et trains, ainsi que les dockers sont super chouchoutés par le maitre chanteur.
Quelques centaines de personnes suffisent pour bloquer l'Ile de France et les frets ferroviaires et maritimes, et les raffineries, c'est à dire planter notre économie, sinon rien ! Et ça va nous couter encore combien de milliards ces blocages?
Et le feuilleton dure depuis des décennies...
On ne remerciera jamais assez la CGT pour les défaillances d'entreprises, les chômages techniques et les pertes d'emplois, qu'elle a générés, chroniquement, depuis bien trop longtemps !
Réponse de le 20/12/2019 à 11:44 :
ça ne me semble pas plus difficile d'expliquer aux agriculteurs le mot égalité que de l'expliquer aux hospitaliers et aux enseignants. Eux aussi ont un revenu de misère (même si certains s'en sortent bien, comme chez les agriculteurs, mais une aide soignante ou une assistante maternelle, c'est à la limite du corvéable à merci), et en plus avec ce projet auront une retraite bien plus faible. Réparer une injustice en en créant une autre n'a jamais été de la justice, c'est juste déplacer le problème.

Quant aux femmes, il est loin d'être sûr qu'elles soient bénéficiaires. Actuellement une femme qui a des enfants a déjà des trimestres de compensation. Trimestre ou points, c'est pareil, et a priori on passerait de 4.8% de gain sur la retraite à 5%. Si c'est ça la grande victoire, c'est assez inquiétant pour ceux qui ne gagnent pas. Et les femmes sans enfant, ça existe, ou pas ? Les postures politiques doivent être vues pour ce qu'elles sont.
Réponse de le 21/12/2019 à 15:08 :
@Axel
Vous oubliez que cette réforme embarques des revalorisations de salaires étalées dans le temps pour certaines professions.
Mais plus généralement le système était loin d’être parfait, il sera plus équilibré après cette réforme, mais pas parfait !
Aussi parce que la France n'a pas encore suffisamment redressé son économie.
Parce que les progressions des retraites seront toujours corrélées à la progression du PIB.
Sauf qui si nous vivons plus longtemps en refusant de travailler plus, l'opération devient négative pour l'évolution du PIB.
Les consultations avaient démarré au printemps 2018.
Nous vivons plus vieux et mieux.
Les remboursements progressent, dentaire, lunettes, auditifs, etc. Il n’y pas si longtemps, les appareils auditifs n’étaient pas remboursés, jusqu’à ce qu’un soit remboursé, puis les deux.
Pour la pénibilité, par exemple dans l’industrie, les conditions se sont fortement améliorées, déjà sur les bruits, les éclairages, les températures, les pollutions, les manipulations des charges lourdes et les vibrations. Les postes et cheminements sont bien plus ergonomiques que par le passé et les aides à la manipulation plus nombreuses grâce aux outillages, automates et robots.
Et les techniques médicales et les soins progressent sans cesse, et de plus en plus de personnes ont accès aux mutuelles.
Le temps de travail n’a cessé de diminuer. Les 40 heures légales signées n’avaient pas été respectées durant plusieurs décennies, jusqu’à ce qu’on s’y range. Ensuite on est passé aux 39 heures, puis aux 35 heures. Et si les 35 heures ne sont pas respectées, c’est avec des aménagements, dont les RTT. Et ce n’est certainement pas à la RATP ou à la SNCF. Mais plutôt dans la sécurité : policiers, gendarmes, médecins, soldats.
Comme nous vivons toujours plus vieux, j’aimerais que les shadoks qui refusent de travailler plus longtemps nous expliquent comment on va pouvoir le faire sans une baisse du pouvoir d’achats des salariés et retraités, et au final planté des points de croissance de notre PIB.
Ils se mettent eux même dans le mur.
Bon, ce ne sont certainement pas des têtes de série en math, mais plutôt dans le baratin et le nombrilisme !
Bah oui, le PIB, emplois, moins de chômeurs, modernisation, c’est bien là le problème de fond !
Mais qui donc a freiné depuis de décennies la modernisation de nos industries et services ? Les shadoks.
Et ils faisaient tellement peur aux différents gouvernements (droite, gauche, cohabitation) que la France régressait, repoussant toujours à plus tard les réformes essentielles et sa modernisation !
a écrit le 20/12/2019 à 10:05 :
Trop de fautes dans ce texte, qui en devient pénible à lire...

Une majorité de dirigeants veut que le gouvernement revoit sa copie

Interrogés dans le cadre de « La grande consultation » par OpinionWay pour La Tribune/LCI et CCI-France, 57% des chefs d'entreprise ne souhaite pas

Les entretiens "ont débuté le lundi 9 décembre, soit deux jours avant la présentation par Edouard Philippe du projet de réforme des retraites, et se sont terminées le lundi 16 décembre 2019

Si 52% des industriels veulent que l'exécutif veulent une modification du projet

Dans les services, ils sont 43% exprimer cet avis

En revanche, 39% des personnes interrogées étaient plutôt favorables, 3% étaient très favorables et 8% ont répondu qu'ils ne savaient pas

les économiste des deux institutions font état d'un possible ralentissement de l'activité
a écrit le 20/12/2019 à 10:03 :
Ceux qui devraient faire grève, ce sont les salariés et les cadres du privé. Ils vont se faire avoir . La caisse de retraite Agirc/Arcco gérée par les partenaires sociaux qui dispose de 71 milliards de réserves va être ponctionnée pour financer les régimes déficitaires.
La perspective d'avoir un futur régime universel de retraite qui ressemblera à notre actuelle sécu fait froid dans le dos. Sécu en permanence en déficit qui propose des pensions de retraite plafonnées et misérables. Les jeunes doivent savoir que Macron vient d’enterrer définitivement le système de retraite par répartition.
a écrit le 20/12/2019 à 9:22 :
Il faut qu'il revoie sa copie
a écrit le 20/12/2019 à 9:04 :
le seul objectif de la reforme actuelle, c'est de syphonner les 160 milliards des independants, car c'est l'argent de personne qui pourrait financer les rentiers de la cgt..........
personne n'est dupe, d'ailleurs sous hollande, il y a eu un changement majeur passee sous le manteau; l'election du directeur de la caisse de retraite des independants par ses pairs a ete remplacee par une nomination avec publication au jo....
tout etait ecrit, donc
bon, le gouvernement a bien dit que cet argent etait la propriete des assurres ( qui allaient quand meme passer de 14% a 28% de cotisation pour les avocats!!), tout le monde a bien compris qu'il va y avoir de la perequation dans l'air, aevc des prets entre regimes dont personne ne saura ou va va aller et quel montant et revenu.....
le travail du jour donc: contacter la cour des comptes et autres, et demandez leur les positions nettes de chaque regime par rapport aux autres regimes et a l'etat
( vous allez pourrir les fetes de noel a plein de gens avec des questions comme ca)
a écrit le 20/12/2019 à 9:03 :
Hé m'sieur, il marche pas ton lien et sur opinionway, ca s'arrete a la vague 44!
a écrit le 20/12/2019 à 8:55 :
Ce que vous aimez tout mélanger pour jeter de l'huile sur le feu !
a écrit le 20/12/2019 à 8:36 :
Cette reforme n'est pas souhaitable et l'age pivot n'est qu'un chat mort posé sur la table pour eviter de parler du fond.
Un systeme unique, a etage unique, a source de financement unique, a la premiere crise venue ça va derouiller grave. C'est au contraire la diversification des etages et des financements qu'il faut viser mais ça va a l'encontre de la tradition suretatiste centraliste française.
Une retraite etatique "universelle" financée par l'impot, disons au niveau au tiers du smic, eventuellement recuperable sur la succession, ça ne me choque pas, qu'on puisse eventuellement refuser si on a assez par ailleurs, un second etage obligatoire par repartition (vous pouvez le faire a point, a ressort, a air comprimé, a coulisse ou a ventouse, m'en tape) et un troisieme obligatoire aussi avec un mixte possible.
repartition capitalisation.
Et surtout, faire comme en allemagne, plafonner les cotisations retraites a 20% du brut, faut arreter de taper sur les actifs. En 1980 avant que ça passe a 60 ans, pour l'employé de base c'etait 17.3% pendant 37.5 ans, fin 2017 c'etait 27.5% pendant 42 a 43 ans, et sur le simulateur du cor, l'ensemble des ressources c'est meme 31.1%.

La reforme actuelle pose aussi le probleme de la confiscation des reserves, prime a la mauvaise gestion, mais c'est comme ça en france, c'est l'arrco qui renfloue l'agirc, le regime general qui paye pour les speciaux et le privé qui finance le public
Réponse de le 20/12/2019 à 9:02 :
Et pourquoi se limiter aux actifs... les retraites aussi doivent participer à l effort!
Trop facile de les entendre a la télé critiquer la grève alors que ce sont les actifs qui payent leurs privilèges ( selon la banque de France ils lont Des retraites moyennes supérieurs aux revenus moyens- et ont un patrimoine plus élevé.) alors qu ils ne sont pas concernés par lesdite réforme....c est la confiscation d une génération « mai soixante-huitarde converti au business sur le tard «  sur une autre. Ras le bol !! Pourquoi la génération 60-70-80... paierait pour celle qui a endettée la France pendant 40 ans par égoïsme ... la réforme des retraites en l état va créer un séisme generztionnel entre ceux de l avant plutôt nantis et ceux de l après :les vaches maigres...
Réponse de le 20/12/2019 à 9:21 :
on l'attendait celle la.La faute aux retraités maintenant.Je connais bcq de retraités dans l'associatif bénévoles,sans compter ceux qui s'occcupent des petits enfants .ceux qui gerent la villesse de leurs parents aussi.et ceux qui donnent un coup de pousse aux enfants pour les maintenir à flots.Seriez pas un peu jaloux non?
Réponse de le 20/12/2019 à 9:23 :
on l'attendait celle la.La faute aux retraités maintenant.Je connais bcq de retraités dans l'associatif bénévoles,sans compter ceux qui s'occcupent des petits enfants .ceux qui gerent la villesse de leurs parents aussi.et ceux qui donnent un coup de pousse aux enfants pour les maintenir à flots.Seriez pas un peu jaloux non?j'oubliais aussi augmentation de la csg,non revalorisation des retraites
Réponse de le 20/12/2019 à 10:08 :
@sufren79

"on l'attendait celle la.La faute aux retraités maintenant".

Ce qui m'étonne est de voir dans les sondages que les retraites actuels (65 ans et +(on peut rappeler que les baby-boomers c'est 64 à 74 ans actuellement )sont plutôt favorable à cette réforme des retraites (66%)pour les générations suivantes alors qu'ils ne sont pas concernés ,ce qui fausse d'ailleurs le % des contres dans les résultats,seul les actifs devraient voter.Ils vont être content leur petits enfants d'apprendre que pépé était favorable à les faire partirent à 64 ans alors qu'eux étaient partis en préretraite 55ans ?
Réponse de le 20/12/2019 à 12:07 :
@sufren79

Il faut quand même reconnaitre que le système français est un peu abusif, on hésite pas a prendre presque 30% de cotisations aux caissières ou intérimaires à mi temps au smic pour assurer le train de vie de personnes vivants mieux qu'eux et qui ont eux cotisé assez léger en période de plein emploi.
a écrit le 20/12/2019 à 8:30 :
Déjà commencer par affirmer qu'il n'y a pas de pénibilité au travail, que tous les métiers généraient les mêmes fatigues et usures étaient exprimer une méconnaissance totale du milieu du travail, mais quand on voit tout ce que gagnent ces gens à pas faire grand chose il est vrai que dans leur monde non seulement le travail n'est pas pénible mais il rapporte beaucoup alors que dans l'économie réelle les métiers les plus difficiles sont bien souvent payés au smic.
a écrit le 20/12/2019 à 7:57 :
hé m'sieur, il marche pas ton lien et sur opinionway ça s'arrete a la vague 44!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :