« Nous sommes une startup industrielle », lance Clémentine Gallet qui, il y a quinze ans, a créé la société Coriolis Composites, basée à Lorient (Morbihan), en sortant de son école d'ingénieur, la Fachhochschule à Esslingen en Allemagne. Elle s'est lancée avec son mari, Alexandre Hamlyn, et un ami, Yvan Hardy, tous deux issus de l'Université technologique de Belfort Montbelliard (UTBM).
« Au début, nous voulions faire des bateaux. En fait, nous avons créé des têtes intelligentes que l'on met sur des robots allemands, des Kuka et des ABB, pour optimiser la structure des pièces en composite de très grandes tailles grâce au placement des fibres pré-imprégnées », détaille la Pdg de Coriolis Composites, qui réalise 25 millions d'euros de chiffre d'affaires (2016), emploie 130 personnes et affiche 20 % de croissance par an.
Autrement dit, il s'agit d'une technologie de rupture qui robotise et sécurise des tâches jusqu'ici manuelles. Dans son développement commercial, Clémentine Gallet s'est notamment appuyée sur ses partenaires ABB et Kuka qui l'ont aidée, dans certains cas, à vendre ses machines de 2 à 7 millions d'euros pièce. « Nous en avons 60 dans le monde. »
En adhérant au bureau aéroPME du Gifas, le Groupement des industries l'aéronautique et de la défense, Clémentine Gallet a constaté le retard des industriels français.
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De son côté, ayant fait des études en Allemagne, elle a d'emblée visé l'international. Quitte à vendre ses machines d'abord au Canadien Bombardier et au Chinois Comac avant de taquiner Airbus et Boeing.
On l'aura compris, elle est plutôt « cash » ! Aujourd'hui, sa société dispose de filiales en Allemagne, en Chine, au Canada et au Royaume-Uni.
D'où l'idée de la French Fab de chasser en meute sous la même bannière afin de faire briller les produits français sur les salons à l'étranger. L'occasion aussi d'échanger autour d'une bière :
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