Télétravail "systématisé" et garde d'enfants: mode d'emploi
AFP, Charlotte HILL
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La règle ne change pas. Depuis fin octobre, le protocole national en entreprise prévoit que pour les salariés qui peuvent effectuer l'ensemble de leurs tâches à distance, "le temps de travail effectué en télétravail est porté à 100%". Depuis janvier, s'est ajoutée la possibilité de revenir un jour par semaine s'ils le souhaitent, une "soupape" maintenue.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a expliqué jeudi sur France Inter que l'appel à "systématiser" le télétravail veut dire que "toute personne qui peut télétravailler doit télétravailler", en appelant "vraiment à la citoyenneté des salariés et des employeurs" et en soulignant qu'"il y a encore des marges, des gains".
"On considère que 40% du succès d'un confinement c'est le télétravail, c'est énorme comme impact. Donc, plus vous gagnez sur le télétravail plus vous gagnez contre le virus et moins longues sont les mesures de gestion", a-t-il plaidé.
Le ministère du Travail met en avant une récente enquête Harris Interactive qui montre que sur les 8,6 millions d'actifs pouvant facilement télétravailler, 5,6 millions le font. Il reste donc une marge de manœuvre de 3 millions de personnes.
Or, selon une enquête de la Dares publiée la semaine dernière, le nombre de personnes en télétravail toute la semaine a continué de diminuer en février. 26% des salariés ont été au moins un jour par semaine en télétravail pendant ce mois, un chiffre stable depuis décembre, mais seuls 31% de ces télétravailleurs l'ont été toute la semaine, après 34% en janvier, 39% en décembre et 44% en novembre.
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Les salariés, parents d'enfants de moins de 16 ans, qui exercent un métier non télétravaillable peuvent demander à bénéficier du chômage partiel, dont les taux de prise en charge ont été prolongés jusqu'à fin avril. Ces règles prévoient le maintien de l'indemnité à 84% du salaire net pour les salariés. Le reste à charge sera nul pour l'employeur et non de 15%.
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