Vice-présidence de l'Assemblée nationale : le RN perd ses sièges
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Hier, Yaël Braun-Pivet a été réelue à la présidence de l'Assemblée nationale. ( Photo d'illustration )
Reuters
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Hier, Yaël Braun-Pivet a été réelue à la présidence de l'Assemblée nationale. ( Photo d'illustration )
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[Article mis à jour à 20h05]. Hier, si le scrutin pour la présidence était particulièrement long en raison des 3 tours nécessaires à l'élection de Yaël Braun-Pivet (ENR), l'élection des 6 vices-présidents de l'Assemblée nationale ce vendredi n'a pas failli à la règle en prenant également beaucoup de retard. A l'issu d'un premier tour de scrutin, la locataire du perchoir a annoncé « l'invalidité du vote » en raison d'un nombre de bulletins dans l'urne supérieure de 10 aux nombres de votants, ce qui a fait bondir le député PS Jérôme Guedj, qui a vivement dénoncé une « fraude », un « événement d'une brutalité démocratique absolument impensable.»
Finalement, après 4h d'attente et un second vote des députés, 4 vices-présidents ont recueillis les 274 suffrages nécessaires à leurs élections : Naïma Moutchou ( Horizons ) qui était candidate hier à la présidence a recueilli 338 voix. Clémence Guetté ( France Insoumise ), un temps pressentie en Premier ministre du Nouveau Front Populaire a recueilli 337 voix. Nadège Abomangoli ( France Insoumise ) a recueilli 327 voix. Xavier Breton ( Les Républicains ) a obtenu 325 voix.
Il restait alors deux postes en lice pour la vice-présidence, que se sont départagés le ministre délégué à l'industrie Roland Lescure ( ENR, élu avec 273 voix ) et Annie Genevard ( Les Républicains, qui a obtenu 257 voix ).
Les deux vice-président sortant du Rassemblement national, Sébastien Chenu ( qui a obtenu 161 voix au second tour ) et Hélène Laporte ( 148 voix ) n'ont pas été reconduits.
Les députés votent tour à tour sur chacun des 21 postes du bureau en lice (six vice-présidents, trois questeurs et douze secrétaires), avec donc potentiellement, plusieurs tours de scrutin pour départager les candidats. Ce qui augure une fin de vote, tard dans la nuit. Dans l'entre deux tour, les prises de parole se sont tendues en raison de l'élection des deux députés LFI avec des voix du Rassemblement national. Ian Boucard (Droite républicaine) s'est ainsi adressé aux élus du RN : « En choisissant de faire élire deux vice-présidentes de LFI, vous avez fait le choix du chaos. (...) Au moins, les choses sont claires : voter Rassemblement national, c'est voter [La] France insoumise ! »
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Le vote des députés n'est pourtant pas obligatoire pour déterminer ces postes. Ce sont, dans un premier temps, les présidents des onze groupes politiques, qui se réunissent comme ce fût le cas ce vendredi matin à 10 heures. C'est bien faute d'un accord entre eux que les députés ont été appelés urnes, comme le prévoit le règlement du Palais-Bourbon. Ce cas n'est pas anodin, les élus ayant déjà à eu élire leur bureau lors de la précédente législature.
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