Je suis une citoyenne venue du monde associatif, une mère de famille, une élue de terrain, une femme politique responsable. Je ne veux pas d'un pays coupé en deux et livré aux extrêmes qui ne parlent que de chaos ou cherchent à le créer. Comme tant de nos concitoyens que je croise depuis des mois, je ne peux pas m'y résoudre. Nous devons porter une troisième force. Les élections législatives des 30 juin et 7 juillet vont changer la donne. Quoi qu'il arrive, demain, les institutions de notre pays seront gouvernées autrement. Cela peut être un désastre, mais cela peut aussi être une chance, si nous nous ressaisissons maintenant.
En tant que présidente de l'Assemblée nationale, j'ai vu chaque jour les extrêmes porter atteinte à nos institutions, chercher à diviser les Français et attiser les tensions. J'ai fait preuve de fermeté pour que soient respectés le mandat confié par les Français à chacun et nos valeurs républicaines. J'ai cherché à rassembler ceux qui partagent ces valeurs, en favorisant le dialogue et la recherche de consensus. Je me suis efforcée d'être la présidente du respect et du compromis à l'Assemblée. La présidente de l'ouverture aux citoyens aussi, en doublant le nombre de visiteurs de l'institution et en multipliant les événements inédits accessibles à tous. Parce que j'ai la conviction que nous devons remettre les citoyens au cœur de la vie politique. Une autre manière de faire est possible.