2020, l’année du jugement (démocratique)

 |   |  1357  mots
(Crédits : La Tribune Hebdo 315)
Après les colères de la rue qui ont rythmé l'année 2019, l'heure est au bilan. 2020 verra-t-il l'embrasement ou, au contraire, l'apaisement en France et dans les autres pays confrontés aux révoltes ? Les inégalités d'aujourd'hui n'étant plus les mêmes qu'hier, les solutions à apporter sont encore imparfaites ou en devenir.

A Gotham City, les travailleurs sont en grève depuis des semaines. Pendant que les notables se divertissent dans les théâtres de la métropole dystopique de Batman, les habitants doivent supporter les immondices qui jonchent des artères embouteillées, des transports bondés, des incivilités, le tout-voiture... Étrange miroir, juste avant la nouvelle année, que celui offert par les scènes du dernier film "Joker" du réalisateur Todd Philips, dont l'histoire se déroule au début des années 1980; à l'âge d'or des réformes de dérégulation de Ronald Reagan face au soviétisme.

Quarante ans plus tard, les revendications sont légions et se font désormais écho entre elles : fronde des "gilets jaunes" en France, mouvements sociaux en Equateur, Chili, Liban, crise démocratique et répressions politiques en Algérie, Iran, Irak, Catalogne, Venezuela et à Hong Kong. Sans oublier la croisade climatique mondiale de Greta Thunberg, élue personnalité de l'année par le magazine Time, qui avait fait une première couverture sur "la planète en danger", il y a trente-et-un ans.

L'année de l'auto-critique

2020, l'année miroir, cherchera à révéler les causes à ces maux : est-ce le "système", comme le...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/01/2020 à 19:25 :
- Pas de révolte sans crise. La vraie question est donc quand aura lieu l'inévitable crise économique.
- L'inégalité, c'est la vie. Pas facile à concilier avec l'écologie. Sauf si on se fiche de la vie des gens et qu'on privilégie celle de la planète (l'option "BIO" dominante à ce jour). Mais dans ce cas, l'écologie ne sert à rien puisque la planète en a encore pour plusieurs centaines de millions d'années.
a écrit le 24/12/2019 à 12:47 :
Les syndicats sont la trêve du mouvement des gilets jaunes donc c'est du stop ou encore!
Réponse de le 26/12/2019 à 6:09 :
Assez d’accord. Cette réforme des retraites est un moyen de canaliser les mécontentements en revenant sur des scénarios connus dont l’issue est elle-même connue. Moins de retraite pour 95% de la population,syndicats préservés, Bruxelles relaxe. La vrai révolte est par nature non maîtrisable.
Réponse de le 26/12/2019 à 9:06 :
Elle peut être anticipable, la révolte, ce qui dans ce qui se déroule actuellement, montre bien en réalité, que 70% des gens contraints sans la parole, permet de comprendre que l'on peut faire ce que l'on veut lorsque l'on a passer la porte du consensus ou lorsque l'on s'assoit sur les conséquences produits sur d'autres.

Et je dois dire que le politique a force de jouer sur l'inertie, produira de fait le sécessionnisme que les riches ont déjà acté!

Nous y sommes, et la fuite en avant actuelle de la gouvernance faisant des lois valident seulement 20 après, en dit long!

C'est pathologique en fait!
a écrit le 23/12/2019 à 18:03 :
Et encore, je n'ai pas lu l'article mais en général vous faites tous bien attention de ne pas parler de ce qu'il se dit sur internet, ce qui est dommage laissant encore un fossé entre la classe dirigeante en plein naufrage intellectuel, mégas riches abrutis par leur cupidité maladive dorénavant incapables de prodiguer la moindre pensée et notre économie réelle dévastée par le dumping fiscal, social et environnemental !

On a dépassé depuis très longtemps les limites de la raison, c'est juste qu'avant nous n'avions pas ce si formidable média avec lequel, brutalement nous sommes tous en train de nous réveiller en plein cauchemar en hurlant.

Heureusement que cette classe dirigeante incompétente, stupide et c'est certainement pour cela qu'elle ne s'expose pas, qu'elle laisse s'exprimer ses politiciens à sa place, tout autant stupides mais ayant bien appris tous les éléments de langage nécessaires pour faire illusion, peut encore compter sur cette part de la population paramétrée à aller se faire massacrer en son nom mais le voit elle même déjà ?
Réponse de le 26/12/2019 à 9:11 :
je pense que tout cela rend inéluctable des mécanismes dont a mon avis ils n'ont pas encore conscience.

Et ce n'est pas en faisant de l'autoritarisme ou de la violence physique qui changera les mécanismes qu'ils engendrent sans le savoir encore!

Il (le gouvernement) vont se débrouiller avec la politique de la terre brûlée qu'ils produisent.

Alors on parle du nombre d'entreprises créent cette année, mais combien vont tenir le choc?

Cela montre a mon avis autre chose que nous comprendrons par la suite.

Le cas develoye est a mon avis parlant, des gagnants qui passe par la gouvernance pour servir leurs mandants!
Réponse de le 26/12/2019 à 10:23 :
"des gagnants qui passe par la gouvernance"

Debord parlait du vrai devenu faux et du faux devenu vrai depuis la société du Spectacle et cette phrase le confirme, quand vous voyez les "têtes de vainqueurs" de nos dirigeants politiques actuels c'est quand même profondément désespérant...
a écrit le 23/12/2019 à 17:35 :
"Les inégalités d'aujourd'hui n'étant plus les mêmes qu'hier" : Ce n'est pas un problème d'inégalités, c'est un problème de niveau de vie qui se dégrade inéxorablement.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :