Aléna : le grain de malice du Mexique pour faire face à Trump

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Depuis sa campagne présidentielle, Donald Trump ne cesse d'agiter le Mexique comme un épouvantail qui aspire les emplois industriels au détriment des Américains du fait d'un coût du travail plus faible. Le président américain a fait de la renégociation de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna) son cheval de bataille, mais les Etats-Unis n'auraient pas tout à y gagner.
Le principe d'un accord de libre-échange fait que ses signataires deviennent des partenaires commerciaux privilégiés. Ainsi, le Mexique est notamment le premier importateur de maïs américain au monde, avec 2,3 milliards de dollars consacrés à la céréale en 2016 (+10%), selon le ministère de l'Economie mexicain. Face au discours de Donald Trump et à l'incertitude concernant l'avenir de l'Aléna, les Mexicains cherchent de nouveaux fournisseurs, notamment du côté de leurs voisins d'Amérique latine.
Selon l'agence, un sénateur de l'opposition de gauche a même déposé une proposition de loi afin d'accroître les achats de maïs au Brésil et à l'Argentine.
Ces annonces sont loin de rassurer les producteurs de maïs, sis dans les Etats de l'Iowa, du Dakota du Nord, du Kansas, du Missouri et du Nebraska. Des terres électorales pourtant remportées par Donald Trump en novembre.
L'industrie agroalimentaire a, quant à elle, déjà faire part de ses préoccupations en adressant un courrier à la nouvelle administration quelques jours après l'investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche, selon l'agence. Dans sa lettre, l'industrie soulignait notamment la hausse des exportations, multipliées par quatre depuis que l'Aléna est entrée en vigueur en 1994.
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Reste qu'Américains et Mexicains ont tous deux à perdre à ce petit jeu. Le maïs américain mais aussi d'autres denrées, comme la viande ou le lait, importées par le Mexique sont à des prix plus compétitifs que ceux proposés par les partenaires d'Amérique latine.
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(avec AFP)
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