Que cherche Donald Trump en provoquant le Mexique ?

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Donald Trump ouvre une crise avec le Mexique. Pourquoi ?
Donald Trump ouvre une crise avec le Mexique. Pourquoi ? (Crédits : Reuters)
En déclenchant une crise ouverte avec Mexico sur la question du mur, le nouveau président des Etats-Unis défend moins une rationalité économique que l'affirmation d'un unilatéralisme agressif en passe de devenir sa nouvelle doctrine.

Une semaine après son entrée en fonction officielle, Donald Trump, le nouveau président des Etats-Unis, connaît déjà sa première crise internationale autour d'une des principales idées défendues pendant la campagne électorale : la construction d'une « barrière physique » à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Après avoir fait reprendre en chœur à ses troupes dans les meetings que le voisin méridional paierait pour la construction de ce mur, le nouvel hôte de la Maison Blanche a tenté d'obtenir de Mexico le financement de ce mur. Comme le gouvernement mexicain n'est pas demandeur de ce mur, par ailleurs assez humiliant pour lui, Donald Trump s'est naturellement heurté à un refus qui a conduit à l'annulation du déplacement prévu à Washington du président mexicain Enrique Peña Nieto.

Construisant sa nouvelle doctrine économico-diplomatique, Donald Trump a donc tenté de construire une voie unilatérale pour obtenir du Mexique, malgré sa volonté, l'argent nécessaire pour construire ce mur, soit, dans le meilleur des cas une quinzaine de milliards de dollars. « Je veux prendre une route différente », a expliqué le nouveau président des Etats-Unis lors d'un point presse à Philadelphie en critiquant le refus de payer de Mexico, ajoutant : « nous n'avons pas le choix ». Ces quelques mots pourraient constituer le fondement de la nouvelle doctrine unilatéraliste étasunienne : réclamer l'impossible à ses partenaires et prétexter une « mauvaise volonté » de ceux-ci pour agir seul.

Une taxe à l'importation ?

Dès lors, Donald Trump a inauguré l'idée d'une « taxe de frontière » dans le cadre de la réforme fiscale en discussion au Congrès qui frapperait les importateurs et permettrait ainsi de récolter, dans son esprit, l'argent nécessaire. Le porte-parole de la présidence, Sean Spicer, a évoqué une taxe de 20 % sur les biens importés du Mexique et espère ainsi gagner une dizaine de milliards de dollars par an. Le prix du mur étant évalué de 15 à 20 milliards de dollars, le « Mexique » paiera ainsi, nolens volens, la barrière. L'idée est simple, voire simpliste. Car, en matière économique, l'application d'un simple taux sur un flux passé pour évaluer une recette fonctionne rarement, le flux étant impacté par le taux.

Les consommateurs étasuniens paieront

D'abord, évidemment, une telle taxe viendra frapper directement les détaillants qui ne manqueront pas de reporter, partiellement ou totalement, cette taxe sur leurs prix et, pour préserver leurs marges, à engager des mesures de réduction de coûts frappant les emplois aux Etats-Unis. Ce serait alors moins le Mexique que les ménages étasuniens qui paieraient pour le mur. Les partisans de la taxe peuvent cependant répondre que celle-ci aura un impact sur la relocalisation aux Etats-Unis d'une partie des activités délocalisées au Mexique. D'autant que les industriels étasuniens bénéficieront alors d'une baisse des impôts sur les sociétés.

La réindustrialisation favorisée ?

Mais alors surgit le problème de la substitution des importations mexicaines par de la production étasunienne. Cette substitution peut être parfois possible, mais ce n'est pas toujours le cas. Lorsque les Etats-Unis n'auront pas ou plus les moyens de produire les biens importés du Mexique, il faudra bien faire transmettre dans les prix finaux la taxe Trump. Les déficits commerciaux concernant les autos et les équipementiers automobiles, mais aussi les poids lourds, sont les plus considérables. Il n'est pas sûr que les producteurs puissent rapidement construire les produits dont l'économie a besoin. Il faudra alors continuer à importer, du Mexique ou d'ailleurs.

Lorsque cette substitution est possible, elle n'est cependant pas certaine. En effet, relocaliser aux Etats-Unis sous-entend des investissements importants que la seule baisse des taxes ne suffira pas forcément à rendre attractifs. D'autant que la baisse du peso va permettre de rendre la production mexicaine meilleur marché, ce qui compensera en grande partie la taxe aux importations.

Il n'est donc pas à exclure que les entreprises importatrices préfèrent des hausses de prix à des relocalisations. D'autant que les entreprises étasuniennes seront incitées à nouveau à dégager des marges considérables par un secteur financier dérégulé qui ne manquera pas de promettre des rendements de rêve, et par des marchés financiers en hausse qui inciteront à des opérations de rachats d'action. L'actionnaire des firmes des Etats-Unis pensera d'abord au rendement de son titre avant de songer à la relocalisation industrielle.

Un succès qui serait un échec

Mais, si effectivement cette taxe conduit à des relocalisations et à une forte baisse des importations, son rendement baissera drastiquement. Ce sera le fruit de son succès. Or, dans ce cas, le mur ne sera pas financé par cette taxe. Il faudra utiliser les recettes de l'Etat fédéral pour financer le mur et renoncer au mantra « le Mexique paiera ». On peut espérer que les recettes fiscales soient plus élevées, mais rien n'est moins sûr dans la mesure où le marché mexicain ne manquera pas de se fermer également aux exportateurs étasuniens (qui envoient 240 milliards de dollars de biens et services au Mexique chaque année) : le gouvernement de Mexico a promis des représailles douanières. Or, avec un dollar fort, la compétitivité de ces produits sera difficile à maintenir. Dans tous les cas, il faudra, dans ce cas, puiser dans le budget des Etats-Unis pour payer le mur et peut-être avoir recours à des coupes claires dans les dépenses de l'Etat ou à des hausses d'autres taxes. In fine, les Etatsuniens paieront là aussi. Le paradoxe de la méthode Trump est donc que son succès signera son échec.

Reste enfin un paradoxe qui prêterait à sourire, si l'affaire n'était si tragique : la main d'oeuvre et le ciment nécessaires pour la construction du mur seront... mexicains compte tenu des impératifs de prix et de terrain. Bref, l'argent versé par les contribuables ou les consommateurs des Etats-Unis finiraient par repartir au Mexique, notamment dans les caisses du géant du ciment Cemex.

La vraie raison de la crise

La rationalité économique de la méthode Trump est donc très faible. Et on comprend que Sean Spicer ait indiqué que la taxe à l'importation n'était « qu'une idée parmi d'autres ». Pour autant, l'objectif de faire payer Mexico a été réaffirmé et l'on réfléchit à d'autres moyens tout aussi inefficaces ou illégaux comme la taxation des transferts de fonds ou des revenus des Mexicains installés aux Etats-Unis. Dès lors, il est peut-être utile de s'interroger sur la vraie raison de cette crise précoce avec le Mexique, pays sans doute le plus vulnérable à la menace étasunienne en raison de sa forte dépendance à son voisin du nord. La raison en est clairement politique. Il s'agit d'abord d'assurer ses électeurs que son programme sera réalisé intégralement. Mais il y a sans doute plus : il s'agit d'affirmer la nouvelle doctrine unilatérale.

En évoquant publiquement cette taxe, Donald Trump confirme sa volonté de se passer des grands accords de commerce dont font partie les Etats-Unis. Après le traité transpacifique, dont les Etats-Unis sont sortis cette semaine également, la création d'une taxe frontalière supposerait la sortie du pays de l'Alena, l'accord de libre-échange nord-américain, et même de l'Organisation mondiale du Commerce. La nouvelle administration confirme ainsi qu'elle entend mener des partenariats bilatéraux. Mais elle affirme par la même occasion son désir d'imposer sa volonté, aussi absurde fût-elle (comme celle de ce mur payé par le Mexique), et de se donner les moyens de l'imposer. C'est l'application de cette politique de « grandeur de l'Amérique ». Les vrais adversaires déclarés de Washington, Pékin et Berlin au premier chef, sont prévenus.

Humilier le Mexique

Certes, les Etats-Unis ont toujours, dans les faits, donné la primauté à leurs intérêts, mais ils pouvaient le faire en créant des alliances et des sphères d'influence qu'ils protégeaient et favorisaient. Le Mexique en faisait partie. En faisant un exemple avec le Mexique, Donald Trump entend montrer au monde entier qu'il faudra désormais compter avec sa décision. Désormais, la planète devra aider Donald Trump à appliquer son programme ou en subir les conséquences. Le fait que ce dernier ait jugé que le refus du Mexique de payer pour un mur dont il ne veut pas est « un manque de respect », est parlant de ce point de vue : résister à la volonté étasunienne sera perçu comme une agression directe.

Le Mexique est donc la victime malheureuse d'une politique de l'exemple. Ce n'est pas non plus une victime choisie au hasard. Ce pays est, traditionnellement, vu par la droite étasunienne comme une dépendance des Etats-Unis, un pays qu'on aime à fustiger et à punir. Deux grands Etats des Etats-Unis, le Texas et la Californie, ont été arrachés au Mexique après une guerre débutée en 1846 et qui est un des fondements du nationalisme étasunien. Le développement de l'immigration a encore renforcé cette détestation du voisin méridional par les milieux ultra-conservateurs, inquiets de voir se modifier la culture et la religion des Etats-Unis. Dès lors, pour les Républicains trumpistes, commencer le mandat par une humiliation de Mexico serait une réaffirmation à la fois de la domination sur le Mexique et de la supériorité de la grandeur étasunienne. Ce sera le rappel du fondement de l'unilatéralisme nouveau de Washington qui, en réalité, est moins économique que profondément nationaliste et idéologique.

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a écrit le 30/01/2017 à 10:50 :
l'expérience montre que les dictateurs tâtent le terrain et préparent l'opinion mondiale par des actions sur les plus faibles, la progression de leurs exactions est masquée par l'effet d'accoutumance. Hitler avec Guernica puis la Pologne en sont les derniers exemples.
Un peuple, en l’occurrence une civilisation aujourd'hui, qui oublie son histoire est condamnée à la revivre.
Une alliance de touts les pays contre ce nouveau dictateur qui ne dit pas encore son nom est impérative, pendant qu'il en est encore temps.....
a écrit le 29/01/2017 à 11:06 :
Exportation US vers Mexique: 210 milliards $ / Importation US du Mexique : 270 milliards $. Droit de douane US de 20 % : 54 milliards/ Droit de douane mexicain de 20 % : 42 milliards.

Le chiffre de 10-15 milliards de recettes tient donc déjà compte des représailles commerciales mexicaines.
a écrit le 29/01/2017 à 7:15 :
Le titre de l'article est trés curieux: en quoi le Mexique peut-t'il bien se sentir "provoqué" par la construction du mur ? Celui-vise a contrer l'immigration illégale en provenance du Mexique. C'est le droit absolu des États-Unis que de décider qui peux entrer chez eux et à quel moment, même si les pays Européens impuissants à faire la même chose en sont réduits à faire semblant d'avoir volontairement acceptés un millions de migrants qui leur ont en fait forcé la main, et à payer une rançon aux Turcs pour que ceux-ci n'en laissent pas passer (trop) d'autres.

Le Mexique ferait mieux de consacrer son énergie à diminuer la corruption et la violence qui le gangrénent, s'il ne veut pas devenir en état complétement "failli", au lieu de monter sur ses grands chevaux.
a écrit le 28/01/2017 à 21:53 :
Ce n'est jamais bon d'humiler son dealer: combien de milliards en drogue rentre aux USA ?
a écrit le 28/01/2017 à 20:25 :
Nul doute que d'aucuns dénonceront l'anti-américanisme de RG. Mais il y a souvent un anti-américanisme clairvoyant, et donc nécessaire !
Réponse de le 28/01/2017 à 23:11 :
@JPL6: je ne vois pas en quoi cet article serait anti-américain, c'est une opinion et rien d'autre. En revanche, faire un procès d'intention en prétendant cet article clairvoyant quand on y voit de l'anti-américanisme est de l'anti-américanisme :-)
a écrit le 28/01/2017 à 19:02 :
" l'unilatéralisme nouveau de Washington qui, en réalité, est moins économique que profondément nationaliste et idéologique."...raciste et isolationniste.
Ca n'augure rien de bon pour l'avenir des US et du Monde. Au final, ce sont les Chinois qui détiennent les clés du problème, s'ils envisagent par exemple de ne plus acheter des Bons du Trésor américain par exemple, ou d'organiser la raréfaction de milliers de composants nécessaires aux entreprise américaines. TRUMP GO HOME.
a écrit le 28/01/2017 à 18:46 :
Les gringos doivent passer sous les fourches caudines!!! Un point c'est tout. Ce n'est pas difficile à piger;-o)
Réponse de le 28/01/2017 à 19:11 :
@sidibrahim
Pourquoi? Pour être a égalité avec les arabes? Et pourquoi traiter les mexicains de gringos? C'est insultant, les maghrébins devraient s'en souvenir, eux qui ont tellement été "traités"...Isn't it Sidi Brahim.
Réponse de le 28/01/2017 à 20:19 :
Attention : les "gringos", c'est les blancs yankees quand ils vont chez les latinos. Ça a donné Kiesinger au Chili....
a écrit le 28/01/2017 à 17:47 :
Désinhibition totale! Comportements d'agressivité verbale! Idées délirantes! Rabâchage des mêmes mots!...C'est fréquent à 70 ans! Heureusement pour moi et pour les miens, je n'en ai pas une de ces Pauvres Créatures dans ma famille!...En effet, Il en faut beaucoup de temps et une immense commisération!..
a écrit le 28/01/2017 à 14:41 :
Dans sa politique de l'Amérique d'abord, il veux imposer le protectionnisme économique, pour cela il attaque le pays le plus faible qui importe au USA, le Mexique importe 60 millards de dollars au USA, l'Allemagne 90 milliards et la Chine 500 milliards. Donc Mr Trump attaque de toute pare pour atteinds ses objectifs.... Frontiere avec le Mexique, déstabilisation de l'Europe ( pression militaire dans l'OTAN, et accords hors de notre union) , confrontation en mers de Chine..... Mr Trump n'est pas notre allié, sont seul objectif s'est l'Amérique d'abord... Quitte à déstabiliser le monde, détruire notre union et créé des tentions en Amérique du nords....
a écrit le 28/01/2017 à 14:38 :
Comme le disait Porfirio Diaz : "Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près
des Etats-Unis !"
Réponse de le 28/01/2017 à 22:49 :
Diaz, le pourfendeur de Santa Anna le mangeur de Crockett, bien avant Bo, le chien d'Obama :-)
a écrit le 28/01/2017 à 12:22 :
Mr Godin n'aime pas Trump , et c'est son droit .
quant à échafauder un argumentaire totalement surréaliste pour tenter de prouver que le Président des USA à tort sur sa relation avec le Mexique , il pousse le bouchon loin de sa compétence en relations internationales .
le président mexicain à la tête d'un pays plus connu pour ses civilisations anciennes et ses narco-traficants actuels , n'a pas beaucoup d'arguments à opposer aux demandes américaines de coopération pour lutter contre les trafics de drogue et l'immigration clandestine vers les USA .S'il a pu bénéficier de la mansuétude et du laxisme de l'administration Obama ces dernières années , il est fort probable qu'il soit dorénavant obligé d'engager son pays dans le sens demandé par le président Trump.
comme dit dans la fable , la raison du plus fort est toujours la meilleure , n'en déplaise à Mr Godin .
a écrit le 28/01/2017 à 11:27 :
Trump va être destitué. Il est en train de bouleverser les alliances qui durent depuis des décennies rien que ça ! Avec le Mexique, avec l'Europe surtout. Bientôt aussi avec le Japon et la Corée du Sud. Son programme est complètement fou, et pour quel résultat ? Qui peut croire que l'UE ou le Japon et la Chine ne vont pas lui rendre la monnaie de sa pièce ? Et qui a le plus à perdre alors ? Les USA.
Désormais l'UE et la Chine ainsi que le reste de l'Asie ont tout intérêt à se créer des nouvelles industries telles que celles des GAFA et les semi conducteurs pour neutraliser les USA, devenu notre ennemi, même si cela est incroyable.
a écrit le 28/01/2017 à 10:10 :
fort avec les faibles, faibles avec les forts.
On commence par montrer sa volonté (et non sa capacité) en attaquant les faibles.
Ceux ci ne sachant/pouvant répondre le prétendu fort accroit son image de puissant et tente d' intimider les forts. J' ai connu beaucoup de manager au petit courage qui agissait comme ça.
On fera son action avec des régimes plus coriaces.
Réponse de le 28/01/2017 à 18:32 :
Oui, s'est un message forts à l'égards du reste du monde, les USA sont les maîtres du continent nords americain et ils donne le ton pour les future relation avec certains pays dans le monde.... L'Allemagne et la Chine peuvent s'inquiéter pour leur relation economies avec çe pays.... Maintenant nous devons réagir à cette pression constante de ce puissants voisin ... L'Europe dois entreprendre la recherche de nouvelle déboucher économique, la Russie, la Chine... Nous ne pouvons changer la volonté economies de çe pays, mais nous ne somme pas obliger d'accepter ses nouvelle regles.....
a écrit le 28/01/2017 à 9:01 :
J'avoue que votre analyse m'étonne un peu M Godin. Elle va à l'encontre des autres. Parce qu'elle concerne Trump ? Tout votre article tend à démontrer qu'il ne faut surtout pas remettre en cause le libre échange alors que par ailleurs vous critiquez les effets de la mondialisation là où elle est à son paroxysme : dans l'UE. Alors en effet, la taxe va être payé par les consommateurs US; en effet, la substitution aux importations ne peut être immédiate; en effet, il y aura au départ un creusement du déficit commercial. Et quoi ? on ne fait rien ? on laisse la désindustrialisation des pays les plus riches suivre son cours et on se moque totalement de la hausse continue du chômage plus ou moins caché (avec un taux d'occupation de la population active le plus bas depuis les années 70) ? On laisse joyeusement la hausse de la précarité et de la pauvreté continuer tranquillement ? (avec les millions de bons alimentaires distribués). Sachant que le tranquillement n'est qu'une expression au vu des progrès des systèmes experts et autres IA (bien qu'ils y en ai toujours pour nous faire des comparaisons hasardeuses avec les autres révolutions industrielles pour dire au bon peuple que tout va bien aller). Ou alors, on tente d'inverser la spirale, même si c'est de la manière provocatrice de Trump, pour donner une chance, de réindustrialisé un pays. Car c'est de ça dont il s'agit : soit on continue comme avant et les déterminants de l'échange étant ce qu'ils sont, la désindustrialisation continue joyeusement avec son cortège de pauvres et de chômeurs soit on réagit pour donner une chance d'inverser le processus. C'est cette chance qui fait la différence et qui a fait le vote de Trump aux USA et les votes qualifiés de populiste en europe, ce n'est pas la peur. Les gens n'ont rien à perdre. Mais entre la bourgeoisie qui leur propose de continuer comme si de rien n'était en leur promettant un avenir meilleur mais flou et lointain et un programme leur donnant l'espoir d'inverser la situation, c'est ce second point qui joue. Et ceci même si dans un premier temps, c'est difficile puisque, aux USA comme en France, la réindustrialisation peut en effet prendre un minimum de temps. Ce que propose ce que l'on appelle improprement les libéraux avec la globalisation, c'est une religion : dans la théorie éco dominante tout comme dans son application dans la globalisation, tout est présenté comme inéluctable, une seule voie, avec la promesse d'un paradis lointain. Sauf que au bout de 30 ans et d'une proportion de population de plus en plus importante touchée par la précarité, cette religion a de moins en moins de croyants. C'est aussi ce qui explique que les offices religieux médiatiques, appelés journaux télévisés, soient de plus en plus contestés.
Réponse de le 28/01/2017 à 9:53 :
100% D'accord !
a écrit le 28/01/2017 à 8:25 :
Il est prouve que dans deux ou trois generations, les "chicanos"seront plus nombreux que les yankees .
Trump n'a qu' a bien se tenir.
Viva Mexico.
a écrit le 28/01/2017 à 7:13 :
Mr Trump n'a qu'un seul objectif pour les Mexicains: reduire leur immigration aux USA et faire en sorte que le "deal de l'ALena" soit en faveur des Américiains . Si les constructeurs de voiture préfère aller construire des voitures américaines comme des Ford sur le territoire mexicain car les coûts de production sont moindre qu'aux USA, alors Mr Trump fera en sorte que les constructeurs paye des taxes de 35% du prix des voitures à l'importation pour réduire le nombre de voiture fabriqué au Mexique (idem en Chine !!) .Oui Mr Trump est un isolationniste anti immigré et contre la mondialisation ou il n'y a aucune frontière , aucune loi !!
a écrit le 28/01/2017 à 6:53 :
Les mexicains vont se venger avec la démographie.

Bientôt finit la domination WASP aux Etats Unis. Le prochain président Us sera latino dans une 20aine d'années.
a écrit le 27/01/2017 à 22:51 :
D. Trump juste l'esprit réincarné du passé de James Knox Polk (1795–1849), le onzième président des États-Unis qui livra la guerre américano-mexicaine (1846-1848) opposant les États-Unis au Mexique et érigea les murs.
Réponse de le 28/01/2017 à 10:14 :
Vous avez vu le résultat ? A votre avis qui a gagné en 1848 !!!!
Le président Mexicain vient de faire une erreur majeure en refusant le RDV, ça prouve qu'il n'a rien compris à la politique de Trump ! Trump est un Business man megalo egocentrique, il faut l'affronter en mode Business pas en mode EGO avec des "bououou il est pas gentil" !
a écrit le 27/01/2017 à 22:01 :
Très bon reflet de la réalité avec ce monsieur Trump, on est loin des problèmes de grippe ou de particules polluantes à la Française.
Nous sommes toujours dans la continuité de la seconde guerre mondiale et ça continue toujours, au bord du cataclysme mondial.
On verra ça dans un autre monde pour le confort bio et autres préoccupations de luxe, en attendant il faut essayer de sortir de l'enfer, réalité quotidienne partout dans le monde.
a écrit le 27/01/2017 à 21:10 :
Tant mieux, jusqu'ici les USA ont écrasé leurs rivaux grâce un soft power sournois. Avec Trump, les USA vont faire un bras de fer avec le reste du monde après avoir bêtement jeté ses alliés. Les USA sont donc bien partis pour une phase de déclin.
a écrit le 27/01/2017 à 20:31 :
Tiens, pour une fois qu'il n'est pas question de la Grèce, de l'UE, de W. Schaüble et du bouc émissaire allemand, notre ami Romaric Godin rédige une excellente analyse qui montre que les Etats Unis, non seulement n'obtiendront aucun avantage économique de cette crise avec le Mexique et dont Trump, unique responsable, devra, on peut l'espérer, rendre des comptes, mais que ce sera un jeu perdant-perdant. Il est temps, avec le Canada, le Mexique et le Japon, que l'UE construise un cordon sanitaire autour des Etats Unis sous la forme d'une zone de libre échange.
a écrit le 27/01/2017 à 20:13 :
En tout cas il a un sacré gout ce Donald! Melania est un CANON séduisante sublime!!!
Réponse de le 28/01/2017 à 9:18 :
Ouais... on peut douter que ce soit pour son charme et son esprit que Melania ait épousé ce jeune homme 25 ans plus âgé qu'elle...
a écrit le 27/01/2017 à 20:01 :
Je suis d'accord avec votre bon article mais de grâce ne faites pas du Mexique une victime, Trump contre le Mexique ce serait une histoire de bourreaux surtout.

"Au Mexique, le massacre de trop" https://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/BARAJAS/51018

Il est donc facile de taper sur le mexique qui est tellement compromis, que les pays de la communauté internationale ont tellement épargné, ils ont tellement fermé les yeux, que trump sait parfaitement qu'il n'aura aucun retour.

Du coup il faut mettre en perspective Trump dans la réalité de notre économie mondialisée qui n'est qu'une histoire d'influence oligarchique sale de nature.

Ne me dites pas quand même que vous pensiez que tout le monde était gentil, tout le monde était beau avant l'arrivée de trump hein ? La compromission générale des possédants de ce monde est un frein majeur à la croissance mondiale et donc à la consommation des ménages.

Dire du mal de trump ok sans aucun problème mais merci de l'utiliser pour dire du mal des autres aussi, ils le méritent tout autant. Si on veut que notre économie s'en sorte on ne pourra pas faire l'économie d'un constat global.
a écrit le 27/01/2017 à 19:43 :
Il applique ce qu'il avait dit et tant pis pour ceux qui croyaient que ce n'étaient que des paroles en l'air :-)
a écrit le 27/01/2017 à 19:36 :
Pour faire un exemple, il s'en prend au plus faible qui, en plus, est dépendant des Etats-Unis. Quel courage!
Réponse de le 27/01/2017 à 20:35 :
Le Mexique est peut-être beaucoup moins riche que les USA, mais il est aussi bien plus résilient. Trump fera sans doute plus de tort aux Etats Unis qu'au Mexique.
Réponse de le 27/01/2017 à 22:43 :
@ptolomée: tout comme la France s'est vassalisée aux US et la Grèce à l'Europe ! Il n'y a jamais de hasard et ce qui arrive découle d'un passé et d'une vision de l'avenir, et accuser les autres relève de la lâcheté :-)
a écrit le 27/01/2017 à 19:01 :
Le tour de la France est pour bientôt...
Réponse de le 27/01/2017 à 20:15 :
+1 Je pensais comme vous. J'allais le dire ;-o)
Réponse de le 27/01/2017 à 22:00 :
On en tremble...
a écrit le 27/01/2017 à 18:54 :
Attention la discussion commerciale de cet article repose sur une mauvaise analyse de l'impot de Trump au Mexique.
Trump ne peut taxer les importations mexicaines de 20 pour cent. Cela va à l'encontre du traité de libre-échange de l'Amérique du Nord, mais aussi des règles de l'Organisation Mondiale du Commerce. Pour faire un telle chose, les Etats-Unis devraient sortir de l'OMC, du fait des compromis de droits de douane maximaux négociés par chaque pays pour son entrée dans l'OMC. Pour qu'un pays puisse mettre les droits de douane qu'il souhaite à ses partenaires commerciaux, il ne peut plus faire partie de l'OMC. Une fois dans l'OMC, le meilleur traitement douanier donné à un pays doit être donné à tous les autres.
Réponse de le 27/01/2017 à 22:03 :
Pensez vous que Trump, l'empereur du kitsch immpbilier, soit au fait de ces subtilités ? D'ores et déjà le congrès,pourtant dominé par les Républicains, semble peu disposé à suivre aveuglément la navigation à (courte) vue de l'hôte de la Maison Blanche.

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