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ÉconomieInternational

Au Japon, la retraite à 70 ans pourrait bientôt être une réalité

latribune.fr

Publié le 22 janvier 2019 à 11:54 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:03

Le premier ministre japonais veut un traite de paix avec la russie

Le premier ministre japonais veut un traite de paix avec la russie

Stringer .

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Dans le cadre de sa future réforme des retraites, le gouvernement japonais envisage de porter l'âge de la retraite à 70 ans afin de stimuler la croissance, augmenter les recettes fiscales et générer davantage de recettes pour la sécurité sociale.

Repousser à 70 ans l'âge de perception de la retraite et autoriser les salariés à cotiser jusqu'à 65 ans. C'est l'une des principales mesures portée par le projet de réforme des retraites - nommé "Vers une ère où l'on vit 100 ans" - envisagé par le gouvernement japonais. Cette nouvelle législation, qui doit être finalisée à l'été 2019 au terme de négociations avec les entreprises qui s'annoncent tendues, serait déployée par étapes. Objectif de l'opération : inciter les entreprises à garder leurs employés plus longtemps et faire des seniors une force de travail comme les autres.

Dans les faits, les travailleurs nippons peuvent décider de la date de leur départ entre leur 60e et leur 70e anniversaire, la moyenne se situant à 65 ans bien que les entreprises ont fixé l'âge de départ à la retraite à 60 ans. Cela s'explique par le fait que plus un salarié diffère son départ, plus sa pension mensuelle est élevée. Or, les entreprises rechignent déjà à payer des salariés jusqu'à 65 ans car cela les oblige à réviser leur organisation et pèsent sur leurs finances. Face à la fronde attendue que suscite une telle réforme, qui rendrait obligatoire de travailler jusqu'à 70 ans, le gouvernement envisage de créer un système de soutien financier à l'emploi des personnes âgées et évoque la possibilité d'instaurer des aides pour les seniors qui souhaiteraient créer une entreprise.

Danger démographique

Cette proposition intervient dans un contexte marqué par un fort vieillissement de la population japonaise, de baisse de la natalité et son corollaire : l'explosion des coûts de la sécurité sociale. Ce dernier représente aujourd'hui un tiers du budget de l'Etat, contre 17,6% en 2000. A travers cette réforme, il s'agit, pour le gouvernement de Shinzo Abe, de lutter contre la pénurie de main-d'œuvre et l'explosion des coûts de la sécurité sociale.

En 2025, une personne sur trois au Japon aura plus de 65 ans et au Japon 8,07 millions de personnes plus de 65 ans exerçaient une activité en 2017, selon les statistiques du ministère du travail. Le taux d'emploi des 65-69 ans atteint ainsi 54,8 % chez les hommes et 35 % chez les femmes. Un record dans les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

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Selon certaines projections, un Japonais sur quatre pourrait être âgé de 75 ans ou plus en 2060. Le défi du gouvernement est d'anticiper ce danger démographique pour préserver le modèle de retraite par répartition. En 2004, une réforme houleuse avait conduit à une baisse généralisée des pensions, en indexant les prestations sur l'évolution du nombre de cotisants et leur espérance de vie. Cette révolution était alors censée garantir la pérennité du système pour une centaine d'années.

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