Payer ses salariés en bitcoin : bientôt une réalité... au Japon

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(Crédits : Dado Ruvic)
GMO Internet, qui offre divers services sur internet, y compris une propre plateforme d'échanges de bitcoin depuis mai, donnera à partir de février prochain à ses quelque 4.000 employés au Japon la possibilité de percevoir jusqu'à 100.000 yens de leur paie mensuelle (près de 756 euros) en bitcoin.

Une société japonaise de services en ligne va bientôt proposer à ses salariés d'être partiellement rémunérés en bitcoin, afin de mieux comprendre cette monnaie virtuelle, a indiqué une porte-parole de l'entreprise.

Sur la base du volontariat

Les salariés volontaires devraient ainsi recevoir des fractions de bitcoin chaque mois : car la plus célèbre des cryptomonnaies a connu une ascension record ces dernières semaines et valait quelque 17.050 dollars l'unité vendredi, selon des données compilées par l'agence Bloomberg, contre moins de 1.000 dollars en début d'année.

"Nous espérons améliorer notre propre connaissance de la monnaie virtuelle en l'utilisant vraiment", a ajouté la porte-parole de GMO Internet.

Le groupe va par ailleurs se lancer le mois prochain dans l'activité de "minage" de bitcoin, consistant à contribuer à la création de la monnaie en agrégeant des blocs codés et authentifiés de transactions numériques. En échange les "mineurs" sont rémunérés en bitcoin.

Le bitcoin reste pour le moment essentiellement une valeur spéculative, très peu répandue dans les échanges de biens et services.

Impossible en France

Le Code du travail précise que les salaires doivent être payés pendant les heures de travail dans une monnaie ayant cours légal. Il n'y a donc pas forcément de lien direct entre la monnaie dans laquelle le salaire est payé et la monnaie du pays dans lequel se trouve l'employeur.

Concrètement, une entreprise ne peut pas payer ses salariés avec une cryptomonnaie qui n'a par, par définition de cours légal sur le territoire français.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 17/12/2017 à 9:14 :
A salaire en monnaie virtuelle, travail virtuel...
a écrit le 16/12/2017 à 18:09 :
Il y a quelques années le Japon payait des salariés en cocaïne pour qu’ils viennent bosser le dimanche.
a écrit le 15/12/2017 à 18:50 :
J'imagine que cette société cherche à refourguer ses bitcoins en fin de mois à ses salariés sur la base de sa valeur du début de mois, comme ça elle limite un peu les gains sur le bitcoin mais se couvre partiellement contre un krach brutal.
Il faut être naïf pour croire que cette société fait cela "afin de mieux comprendre cette monnaie virtuelle".
a écrit le 15/12/2017 à 17:24 :
Les autorités japonaises admettent elles le blanchiment de l'argent sale ? Je croyais qu'il y avait des règles ou au moins un consensus au niveau international à ce sujet.
Pourquoi pas les jetons de casino ....
a écrit le 15/12/2017 à 16:48 :
Si les japonais valident c'est signe que ça va durer encore un moment la montée du bitcoin hein...
Réponse de le 15/12/2017 à 21:22 :
Pas les Japonais mais une société Japonaise.
Réponse de le 16/12/2017 à 17:39 :
Vous avez peur du bitcoin un peu quand même vous non ? :-)

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