Australie-Chine: ce que prévoit l'accord de libre-échange

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Le Premier ministre australien Tony Abbott et le président chinois Xi Jinping qui avaient annoncé en novembre un vaste accord de libre-échange "attachaient beaucoup d'importance" à la conclusion des négociations. Celles-ci traînaient depuis dix ans, a rappelé Gao Hucheng, ministre chinois du commerce, évoquant "un jalon dans les relations bilatérales".
La conclusion de cet accord, qui prévoit l'abolition réciproque des droits de douane pour une myriade de services et de marchandises, marque "un jour historique" pour les deux pays, s'est félicité Tony Abbott. Il "garantit à nos nations un accès inédit à leurs marchés respectifs", a-t-il ajouté.
Pour rappel, la Chine est le premier partenaire commercial de l'Australie avec des échanges dépassant les 160 milliards de dollars australiens (110 milliards d'euros) par an, et est devenue l'an dernier le premier investisseur étranger dans le pays, devant les États-Unis.
Quelques secteurs ont cependant été laissés de côté, comme le sucre, le riz, le coton, le blé. Pour les autres secteurs, l'accord de libre-échange se résume ainsi:
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Si de ce fait cet accord réjouit le patronat qui y voit un net avantage concurrentiel face à l'Union européenne, les États-Unis et le Canada, il inquiète les syndicats qui craignent un afflux de travailleurs chinois sous-payés pour les projets d'investissement de plus de 150 millions de dollars australiens.
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"Cet accord est une honte", "un jour funeste" pour les travailleurs australiens, s'est indigné le secrétaire national du syndicat Electrical Trades Union qui fédère les salariés des sous-traitants du secteur de l'électricité et des télécommunications.
(Avec AFP)
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