Ce qu'il faut savoir avant la rencontre entre Trump et Zelensky
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Donald Trump a défendu à l'issue de son sommet en Alaska avec Vladimir Poutine un accord de paix sans trêve préalable.
Evelyn Hockstein
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Donald Trump a défendu à l'issue de son sommet en Alaska avec Vladimir Poutine un accord de paix sans trêve préalable.
Evelyn Hockstein
Après plus de trois ans et demi de guerre en Ukraine, les lignes diplomatiques bougent à grande vitesse. Le sommet en Alaska entre Donald Trump et Vladimir Poutine a relancé la perspective d'un accord global, mais sans cessez-le-feu préalable, un scénario qui inquiète Kiev et ses soutiens. Les Européens, qui redoutent un marché conclu au détriment de l'Ukraine, entendent afficher leur unité en accompagnant Volodymyr Zelensky à Washington.
Volodymyr Zelensky sera accueilli lundi après-midi dans le Bureau ovale, six mois après un premier rendez-vous marqué par une humiliation télévisée. Cette fois, plusieurs dirigeants européens l'accompagneront, parmi eux Emmanuel Macron, Friedrich Merz, le chancelier allemand, Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne et Mark Rutte, patron de l'Otan. Leur présence vise à afficher l'unité européenne et à peser dans les discussions avec Washington et Moscou.
Le président ukrainien a aussi participé dimanche à une visioconférence qui réunissait la « Coalition des volontaires » avec comme ordre du jour l'examen ce que pourraient être les contours d'un éventuel accord de paix entre l'Ukraine et la Russie.
« Nous voulons la paix, une paix robuste, durable, c'est-à-dire respectueuse du droit international qui est précédé par la restitution des prisonniers, des enfants et qui permet de s'installer dans la durée, c'est-à-dire qui respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays » a déclaré Emmanuel Macron après deux heures d'un visioconférence qui a réuni dimanche la Coalition des volontaires, une trentaine de pays majoritairement européens. « Une paix qui en aucun cas ne saurait être une capitulation, une paix qui en aucun cas ne peut se faire au détriment de la sécurité des Européens. » » a insisté le chef de l'Etat, qui a aussi salué les efforts de Donald Trump pour parvenir à un accord. « Si nous sommes faibles aujourd'hui, nous préparons les conflits de demain et ils toucheront les Ukrainiens. Et ne nous trompons pas, ils peuvent aussi nous toucher au moment même où notre pays continue d'être de manière régulière attaqué sur le plan cyber, sur le plan de l'information ou dans des espaces contestés du maritime au spatial. Donc pas de faiblesse. » Il insiste : « Nous n'y allons pas seulement (à la Maison Blanche) pour accompagner Volodymyr Zelensky, mais aussi pour défendre les intérêts des Européens ».
Donald Trump a défendu à l'issue de son sommet en Alaska avec Vladimir Poutine un accord de paix sans trêve préalable. Selon des diplomates européens, il soutient une proposition russe renforçant la présence de Moscou dans l'est de l'Ukraine et gelant le front à Kherson et Zaporijjia. « Le président russe demande dans les faits que l'Ukraine quitte le Donbass », confiait un responsable européen.
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« De grands progrès sur la Russie. A suivre ! », a posté Donald Trump sur son réseau Truth Social. « Les Russes ont fait certaines concessions concernant l'ensemble des cinq régions. Il y a une importante discussion sur Donetsk et ce qui se passera là-bas », a assuré dimanche l'émissaire américain Steve Witkoff. Sur CBS, le secrétaire d'Etat Marco Rubio a estimé de son côté que « les États-Unis ne sont pas en position d'accepter quoi que ce soit ou de rejeter quoi que ce soit, car en fin de compte, cela dépend des Ukrainiens ». Il a aussi menacé la Russie de nouvelles sanctions si un accord n'est pas conclu.
Lié par la Constitution qui interdit toute concession territoriale, Volodymyr Zelensky a répété que l'absence de cessez-le-feu « compliqu(ait) la situation », tout en se disant « reconnaissant de l'invitation » à Washington. Sa priorité est d'obtenir des garanties concrètes de sécurité. Donald Trump a évoqué une clause de protection similaire à l'article 5 de l'Otan, mais hors du cadre de l'Alliance, que Moscou juge menaçante.
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Sur le terrain, la Russie contrôle environ 20 % du territoire ukrainien. Dans la nuit de samedi à dimanche, Kiev et Moscou se sont mutuellement attaqués avec des drones, faisant plusieurs victimes. Le conflit, le plus sanglant en Europe depuis 1945, se poursuit donc sans relâche alors que les discussions diplomatiques s'intensifient.
(Avec AFP)
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