Chine: les Bourses saluent une nouvelle baisse de taux de la Banque centrale
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Mercredi, l'indice composite de Shanghai a augmenté de 1,34 % à 2.901,42 points.
© Carlos Barria / Reuters
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Mercredi, l'indice composite de Shanghai a augmenté de 1,34 % à 2.901,42 points.
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[Article publié le mercredi 25 septembre 2024 à 07h07 et mis à jour à 17h03] La Chine prend une nouvelle mesure pour relancer sa croissance. Le taux pour les prêts à moyen terme aux établissements financiers (MLF) a été abaissé par la Banque centrale de 2,3% à 2%, a annoncé la Banque centrale dans un communiqué.
Très suivi par les marchés, ce taux est désormais à son plus bas historique. La dernière réduction du MLF remontait à juillet et celle de mercredi était largement anticipée par les économistes. La baisse du MLF s'est accompagnée de l'injection mercredi de 300 milliards de yuans (38 milliards d'euros) dans l'économie, selon la Banque centrale, au moment où le manque de liquidités est précisément un frein à l'activité.
Ce coup de pouce profitait largement aux Bourses chinoises ce mercredi matin. Hong Kong a clôturé en hausse de 0,7%, tandis que Shanghai a pris plus de 1%.
Cette annonce intervient au lendemain d'une autre. La Banque centrale a en effet indiqué mardi des mesures de soutien à la consommation et à l'immobilier, sans précédent depuis la sortie du Covid, dans l'espoir de revigorer une activité à la peine dans la deuxième économie mondiale. Parmi les mesures annoncées figurent de prochaines réductions du taux de réserve obligatoire (RRR) des banques ainsi que des taux directeurs.
Reste que, malgré toutes ces mesures de relance, les analystes doutent que la Chine atteignent son objectif d'une croissance de 5% cette année.
Un avis partagé par son homologue du cabinet Capital Economics : « C'est un pas dans la bonne direction mais ce sera probablement insuffisant », a-t-il résumé.
Plus d'un an et demi après la levée des restrictions sanitaires qui ont gravement nuit à l'économie du géant asiatique, la reprise post-Covid tant espérée a été brève et moins robuste qu'escompté en Chine. Le pays peine par ailleurs à se remettre de la crise de l'immobilier, tandis que la menace de déflation pèse aussi. Le secteur du logement et de la construction a longtemps représenté au sens large plus d'un quart du PIB de la deuxième économie mondiale. Mais il souffre depuis 2020 d'un durcissement par Pékin des conditions d'accès au crédit pour les promoteurs immobiliers. Cela en a précipité certains, comme Evergrande ou Country Garden, au bord de la faillite, tandis que le recul des prix dissuade les Chinois d'investir dans la pierre.
La Chine veut aussi améliorer la situation de l'emploi dans le pays, particulièrement concernant les jeunes. Le chômage des jeunes a atteint 18,8% en août, soit le taux le plus élevé de l'année, selon des données publiées la semaine dernière. Au mois de mai déjà, le président Xi Jinping avait déclaré que la lutte contre le chômage des jeunes devait être considérée comme une « priorité absolue ».
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Ainsi, Pékin s'est fixé l'ambition de soutenir davantage les « diplômés de l'enseignement supérieur et les autres jeunes », en offrant de meilleurs salaires, des formations et des possibilités de poursuivre des études. Ces objectifs ont été dévoilés par la radio-télévision d'État CCTV, qui a publié mercredi une série d'avis du Comité central et du Conseil d'État du Parti communiste sur « la mise en œuvre de la stratégie de priorité à l'emploi pour promouvoir un plein emploi de haute qualité ». Ces deux organes officiels ont demandé des services plus efficaces pour l'emploi des jeunes, tels qu'une orientation professionnelle ciblée et des stages, ainsi qu'une meilleure assistance pour les diplômés issus de familles pauvres et les « jeunes chômeurs de longue durée ».
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Le document en 24 points dévoilé par CCTV préconise également de meilleures protections pour les travailleurs occasionnels et les indépendants, ainsi que des garanties plus solides en matière de droits du travail.
(Avec AFP)
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