Conflit Airbus/Boeing : le Royaume-Uni et les Etats-Unis signent à leur tour la paix
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L'accord prévoit une suspension pour cinq ans des droits de douane punitifs, qui touchait notamment les spiritueux.
David Moir
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L'accord prévoit une suspension pour cinq ans des droits de douane punitifs, qui touchait notamment les spiritueux.
David Moir
Le whisky écossais va pouvoir de nouveau circuler librement jusqu'au nouveau monde. La ministre du Commerce international Lizz Truss et la Représentante américaine au Commerce Katherine Tai ont annoncé ce jeudi un accord mettant fin au conflit commercial lié aux subventions accordées à Airbus et Boeing. L'accord prévoit une suspension pour cinq ans des droits de douane punitifs, qui touchait notamment les spiritueux.
Il valide donc la trêve acté en début d'année pendant laquelle les deux puissances voulaient se donner du temps pour trouver une attente. Et ouvre de nouvelles perspectives dans les négociations en cours liées à la signature d'un accord global de libre-échange entre les deux Etats, après le départ du Royaume-Uni de l'Union Européenne.
Avec la sortie britannique du marché unique européen, effective depuis le 1er janvier, le Royaume-Uni a négocié de son côté un accord avec les Etats-Unis, en parallèle de l'UE.
Washington et Bruxelles s'opposaient depuis 2004 devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les aides publiques illégales versées à leurs deux avionneurs.
Sous l'administration Trump, Washington avait été autorisé en octobre 2019 à imposer des taxes sur près de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) de biens et services européens importés chaque année. L'OMC avait autorisé Bruxelles à mettre en place des taxes sur des produits importés des Etats-Unis. L'UE imposait, depuis, des droits de douane sur 4 milliards de dollars d'exportations américaines.
Avec la mise en œuvre du Brexit et la sortie des accords signés par l'Union européenne, le Royaume-Uni doit reconstruire ses partenariats commerciaux internationaux et tenter d'imposer l'idée du "Global Britain" si chère aux Brexitiers. Cette paix dans le conflit Airbus/Boieng pourrait faciliter les discussions sur un accord commercial post-Brexit avec les Etats-Unis, qui ont enregistré peu de progrès.
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Cette semaine, la Couronne britannique a pu enregistrer la première signature d'un traité commercial international post-Brexit. L'accord avec l'Australie, dont le potentiel de croissance pour l'économie du royaume est plus que modeste (0,01 à 0,02 de PIB sur quinze ans), ne compensera pas, pour le moment, les 4,9 points de croissance que devrait lui coûter le Brexit, selon un estimation du Trésor en 2018.
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