Corruption : l'ONG Transparency s'inquiète de la montée des populismes

La corruption a progressé sur la planète en 2016 selon l'ONG Transparency International. La France se situe à la 23ème position du classement établi par l'organisation.

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Londres avait accueilli le premier sommet mondial contre la corruption en mai 2016.
Londres avait accueilli le premier sommet mondial contre la corruption en mai 2016. (Crédits : Reuters/Paul Hackett)

L'ONG anticorruption Transparency International (TI) a dénoncé dans son rapport annuel (*) mercredi 25 janvier l'émergence d'un cercle vicieux où essor des populismes et corruption se nourrissent mutuellement.

"2016 a montré que la corruption systémique mondiale et les inégalités sociales se renforcent mutuellement, conduisent au désenchantement populaire" et "fournissent un terrain fertile à la montée des populismes", indique dans un communiqué l'ONG basée à Berlin et qui publie son nouvel indice de "la perception de la corruption" dans le monde.

Mais "le populisme est le mauvais remède", a indiqué Finn Heinrich directeur de recherche à Transparency. "Les pays qui installent des dirigeants autocrates populistes (à leur tête) descendent vraiment dans le classement" établi par TI, a dit à l'AFP le responsable.

L'ONG pointe du doigt la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan, passée en un an du 66e au 75e rang, et la Hongrie du Premier ministre Viktor Orban, 57e cette année (50e en 2016). Les dirigeants populistes promettent de combattre la corruption "mais ils ne le font pas, ils aggravent les choses en sapant la démocratie et la liberté de la presse", déplore M. Heinrich.

TI observe également avec circonspection les débuts de Donald Trump, investi vendredi : "ses premiers pas ne sont pas prometteurs. Quand on voit (qu'il) a nommé son gendre (Jared Kushner) haut conseiller à la présidence, ça n'est pas bon signe", estime M. Heinrich. Selon lui, "si (M. Trump) tient sa promesse de combattre la corruption, je pense que les Etats-Unis" -- 16e l'an passé et 18e cette année -- "peuvent s'améliorer". Mais, au vu de ses décisions, "nous craignons qu'il y ait une chute".

>> Lire aussi : La corruption perçue comme un problème majeur en Europe

Les pays scandinaves parmi les moins corrompus

Sans surprise, les pays nordiques -- Danemark (1er), Finlande (3e), Suède (4e), Norvège (6e) occupent le haut du classement dévoilé mercredi. Quatrième l'an passé, la Nouvelle-Zélande occupe cette fois la 1er place ex-aequo. La France est 23e.

En bas de classement figurent plusieurs pays ravagés par des conflits, comme la Somalie (176e), le Sud-Soudan (175e) et la Syrie (173e).

Le Qatar a lui connu la plus grosse chute de sa note (moins dix points) qui s'explique largement par les accusations de corruption autour de l'attribution du mondial 2022 de foot.

(Avec AFP)

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(*) Chaque année, Transparency établit un "Rapport sur la perception de la corruption", une évaluation (portant cette année sur 176 pays) sur une échelle de 0 à 100 allant du pays le plus corrompu au plus vertueux. Ce travail s'appuie sur des données collectées par 12 organismes internationaux, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou le Forum économique mondial.

Ci-dessous le classement de la perception de la corruption dans chaque pays :

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Commentaire 1
à écrit le 26/01/2017 à 8:58
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Dommage que vous n'ayez pas publié mon commentaire mais avec cette pluie de preuves d'un pouvoir oligarchique flagrant je comprends bien que vous ne vouliez pas prendre de risques... Mais laissez moi au moins celle-là svp: Qui a parlé de la conda...

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