Coup de théâtre : Trump accepte de rencontrer Kim Jong Un
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Trump dement avoir parle d'une "bonne relation" avec kim jong-un
Lucas Jackson
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Trump dement avoir parle d'une "bonne relation" avec kim jong-un
Lucas Jackson
C'est un haut responsable sud-coréen, Chung Eui-yong, conseiller national à la Sécurité, qui a reçu l'insigne honneur de l'annoncer, hier à la nuit tombée depuis l'aile ouest de la Maison-Blanche, et la nouvelle a secoué le monde entier de surprise mais aussi d'optimisme : le président américain Donald Trump a accepté l'invitation du président nord-coréen Kim Jong Un à participer à un sommet historique avec lui, un rebondissement spectaculaire dans un des conflits les plus épineux du globe.
Impensable il y a quelques semaines, cet accord intervient après deux années de très vives tensions entre Washington et Pyongyang liées aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens.
Le leader nord-coréen "a fait part de son désir de rencontrer le président Trump le plus vite possible", a expliqué Chung Eui-yong, conseiller national à la Sécurité de la Corée du Sud.
La Maison Blanche a confirmé que le président américain, 71 ans, avait accepté la proposition du dirigeant trentenaire. Une évolution de taille quand ont sait que le milliardaire américain qualifiait il y a peu M. Kim de "petit homme fusée" et de "petit gros", tandis que ce dernier traitait l'occupant de la Maison Blanche de "malade mental gâteux"...
D'un tweet, Donald Trump, a salué de son côté de "grands progrès" sur le dossier nord-coréen, insistant sur le fait que l'homme fort de Pyongyang avait parlé de "dénucléarisation", pas seulement d'un "gel" des activités nucléaires. "Les sanctions doivent rester en place jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé", a-t-il ajouté.
M. Chung a par ailleurs précisé que Kim Jong Un s'était engagé à oeuvrer à la "dénucléarisation" de la péninsule coréenne et a promis de s'abstenir "de tout nouveau test nucléaire ou de missile" pendant d'éventuelles négociations.
"La rencontre de mai restera comme le tournant historique qui a permis de réaliser la paix sur la péninsule coréenne", a déclaré vendredi le président sud-coréen Moon Jae-in.
L'annonce s'inscrit dans le cadre d'une remarquable détente sur la péninsule depuis que M. Kim a annoncé qu'il enverrait une délégation aux jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, vendus par M. Moon comme les "JO de la Paix".
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Après deux années de montée des tensions, ces deux derniers mois ont été marqués par une frénésie diplomatique entre le Nord et le Sud de la Zone démilitarisée (DMZ). Ultime illustration en date, la visite au Nord en début de semaine d'une éminente délégation sud-coréenne, pour la première fois en dix ans.
Après s'être longuement entretenu lundi à Pyongyang avec Kim Jong Un, M. Chung avait assuré que ce dernier était prêt à bouger sur le dossier longtemps tabou de son arsenal nucléaire. Nord et Sud ont décidé, selon Séoul, de la tenue fin avril d'un troisième sommet intercoréen qui aura lieu dans le village de Panmunjom, au milieu de la DMZ.
Ennemis pendant la Guerre de Corée (1950-1953), Washington et Pyongyang se sont enfermés ces 20 dernières années dans un face-à-face des plus dangereux, avec notamment 30.000 militaires américains postés au sud de la DMZ.
Après des années de fuite en avant vers le nucléaire, Pyongyang affirme désormais être en capacité d'envoyer une bombe atomique sur le sol continental américain.
Visé par une série de sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies et plusieurs pays, le régime nord-coréen avait jusqu'ici toujours affirmé que le développement de son programme nucléaire n'était simplement pas négociable.
Dans ce contexte, la perspective d'un sommet est un virage radical. Les présidents américains avaient toujours refusé de placer le régime nord-coréen sur un pied d'égalité. Le pari de M. Trump est donc risqué. Mais ceux de Richard Nixon face à la Chine et de Barack Obama face à Cuba l'étaient tout autant.
Pour certains analystes, ce sommet est clairement une victoire de M. Kim.
Pour Jeffrey Lewis, de l'Institut Middlebury des études stratégiques, M. Trump fait le jeu de la Corée du Nord.
(Avec AFP)
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